mardi 20 septembre 2011

Ferdinand Bac (1895-1900) : Ensemble de 4 albums sur les femmes de Paris. Exemplaire sur Japon (1/30). Rare.

Ferdinand BAC
ENSEMBLE DE 4 ALBUMS DE DESSINS COLORIES REPRODUITS EN PHOTOGRAVURE, VERS 1895-1900, TOUS SUR PAPIER DU JAPON.



1. LES ALCÔVES. Album absolument inédit par Bac. Préface de Richard O'Monroy.

H. Simonis Empis, éditeur, s.d. (vers 1895-1900). (8) pages non chiffrées (faux-titre, titre et préface) et 20 planches hors texte coloriées (coloris de la maison Greningaire, clichés des maisons Rougeron, Vignerot et Sgap).



2. FEMMES DE THÉÂTRE. Album inédit en couleurs par Bac. Prologue de Yvette Guilbert.

H. Simonis Empis, éditeur, s.d. (l'achevé d'imprimer est du 25 octobre 1896 au colophon). (8) pages non chiffrées (faux-titre, titre et préface) et 20 planches hors texte coloriées.



3. BELLES DE NUIT. Album inédit en couleurs par Bac. Préface de Pierre Veber.

H. Simonis Empis, éditeur, s.d. (vers 1895-1900). (8) pages non chiffrées (faux-titre, titre et préface) et 20 planches hors texte coloriées. Imprimé par Lahure, clichés de la maison Puchot.



4. NOS AMOUREUSES. Album inédit et en couleurs par Bac. Chanson-Préface de Xanrof.

H. Simonis Empis, éditeur, s.d. (vers 1895-1900). (8) pages non chiffrées (faux-titre, titre et préface) et 20 planches hors texte coloriées. Imprimé par Chamerot et Renouard, clichés de la maison Cueille et Despréaux. Coloris de la maison Greningaire.

4 albums de format in-folio (35 x 25 cm), brochés, tous en excellent état de conservation, très frais tant au niveau des couvertures qu'à l'intérieur.

UN DES 30 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DU JAPON POUR CHAQUE ALBUM.

Le troisième album est numéroté mais n'indique pas de justification de tirage, qui doit cependant être identique aux trois autres. Chaque album (à l'exception du troisième cité) indique à la justification la présence d'une héliogravure pour les exemplaires sur Japon, elles ne se trouvent dans aucun des albums proposés ici.

Chaque album est signé par l'artiste, Ferdinand Bac.

Ferdinand-Sigismond Bach dit Ferdinand Bac, est né à Stuttgart le 15 août 1859 et mort à Compiègne le 18 novembre 1952. C'est un infatigable polygraphe doublé d'un fécond dessinateur. Il a aussi été peintre, ferronnier, paysagiste et lithographe. Par son père, enfant illégitime, il est le petit-neveu de l'empereur Napoléon Ier. En effet, son père, Charles-Henri Bach (1811-1870) était en effet le fils illégitime de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie et de la comtesse de Loewenstein. Il naquit d'un second mariage de son père avec Sabina Ludovica de Stetten, fille du baron Sigismond-Ferdinand de Stetten ; ce dernier, né en 1772, en Bohême, assista au congrès de Vienne et raconta ses souvenirs à son petit-fils. Ferdinand Bac fut élevé en marge de la cour du Second Empire. Il fréquenta Adolphe Thiers, Gambetta, Richard Wagner, Victor Hugo, Taine, Villiers de l'Isle-Adam, Paul Verlaine, Maurice Barrès, Barbey d'Aurevilly, Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Verdi, Gounod, etc.

Il s'est imposé comme un des premiers dessinateurs et caricaturistes de son temps, aussi célèbre qu'Albert Robida, Job, Sem, Jean-Louis Forain ou Caran d'Ache.

BEL ET RARE ENSEMBLE DE 4 ALBUMS DE FERDINAND BAC (AU TOTAL 80 DESSINS REPRODUITS EN PHOTOGRAVURE ET COLORIÉS) SUR PAPIER JAPON.
VENDU

lundi 19 septembre 2011

Entre femmes, Album de 20 dessins coloriés par Madame Lami (1898). Un des très rares 20 ex. numérotés sur papier du Japon.



M. LAMI


ENTRE FEMMES. Album inédit par E. Lami. Préface de François Coppée de l'Académie Française.

H. Simonis Empis, éditeur, s.d. (avril 1898). [imprimé par Lahure]

1 volume in-folio (35 x 28 cm), broché, de 3 feuillets non chiffrés (faux-titre, titre et préface) et 20 planches hors-texte coloriées (coloris de la maison Greningaire), Premier plat de couverture illustré en couleurs. Exemplaire très bien conservé, très frais, première de couverture très fraîche.


ÉDITION ORIGINALE.

UN DES TRÈS RARES 20 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR PAPIER DU JAPON ET SIGNÉ PAR L'ARTISTE.

Bel ensemble de dessins mis en couleurs et montrant la femme dans tous ses états. Cet album inédit a ét publié chez l'éditeur spécialiste du genre H. Simonis Empis. Très rare sur papier du Japon (seulement 25 exemplaires).

Cet album est dû au talent d'une femme-artiste comme l'explique François Coppée dans sa courte préface. "A votre tour, voilà que vous dénoncez une fois de plus dans les élégants dessins et dans les spirituelles légendes de cet Album quelques-unes des "rosseries" du beau sexe." (François Coppée, avril 1898). Nous n'avons pas trouvé d'autres renseignements sur cette artiste.

TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CET ALBUM RARE SUR PAPIER DU JAPON.

Prix : 300 euros

Album de caricatures coloriées par Henry Gerbault (vers 1900). Un des très rares 25 ex. numérotés sur papier du Japon.

Henry GERBAULT

BOUM ... VOILA ! Album inédit en couleurs, par H. Gerbault. Préface de Sully Prudhomme de l'Académie Française.

H. Simonis Empis, Editeur. s.d. (vers 1890/1900).

1 volume in-folio (36,5 x 28 cm), broché, de 4 feuillets non chiffrés (faux-titre, titre et préface) et 20 planches hors texte coloriées, 1 feuillet d'achevé d'imprimer (imprimé par Chamerot et Renouard à Paris - coloris de la maison Nervet). Premier plat de couverture illustré en couleurs. Exemplaire très bien conservé, très frais, première de couverture très fraîche malgré une petite déchirure sans manque près du dos du brochage.


ÉDITION ORIGINALE. UN DES TRÈS RARES 25 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR PAPIER DU JAPON ET SIGNÉ PAR L'ARTISTE.

Bel ensemble de caricatures dans divers genres (politiques et coquines) inédit publié en albums chez l'éditeur spécialiste du genre H. Simonis Empis. Très rare sur papier du Japon (seulement 25 exemplaires).

Henry Gerbault, né en 1863, avait fait ses études à l’Ecole des beaux-Arts et s’était lancé sans succès dans la peinture conventionnelle. Il eut alors l’idée d’envoyer des dessins humoristiques aux journaux satiriques de l’époque en croquant les petites femmes qu’il rencontrait lors des soirées mondaines avec sa mère ( fille unique de Sully Prud’homme) ou dans les sorties nocturnes avec d’autres artistes (certaines de ses affiches figurent encore dans un café-restaurant de la Butte Montmartre). Henry Gerbault a connu son heure de gloire de son vivant. On peut lire dans les journaux du début du XXe siècle, des commentaires chaleureux sur son œuvre : « Gerbault fournit, chaque année, un nombre incalculable de dessins aux grands illustrés, mais il aurait tort de s’en plaindre, car c’est le succès qui vaut cela. Il est à la mode, on se l’arrache ! Quoi de plus naturel ? Ses albums, des plus variés, nous montre qu’il possède une rare souplesse de talent ». L’illustre caricaturiste débordait de malice lorsqu’il fallait frôler la grivoiserie sans froisser les dentelles ni les conventions mondaines de la société. Les jeunes femmes affriolantes et un peu volages, les bourgeois fêtards, les maris grincheux, les belle-mères envahissantes peuvent traverser des siècles de plaisanteries, mais restent toujours d’actualité. Henry Gerbault nous fait revivre l’atmosphère de l’époque 1900 avec ses joies de vivre, son insouciance, mais aussi ses travers et ses défauts, et toujours de façon humoristique. Henry Gerbault mourut le 16 octobre 1930 à Roscoff où il s'était retiré dès 1919.


TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CET ALBUM RARE SUR PAPIER DU JAPON.

VENDU

Les femmes damnées de Charles Baudelaire illustrées par Emile Bracquemond (1946). Un des 300 exemplaires sur vélin. Saphisme et amoureuses lesbiennes.



Charles BAUDELAIRE

FEMMES DAMNÉES. Gravures de E. Bracquemond.

Réné Kieffer, éditeur, Paris. 1946.

1 volume grand in-4 (35 x 27 cm) de 1 page de titre, 9 pages de texte gravé et 9 pages de gravures hors-texte, 2 pages (justification du tirage et achevé d'imprimer), en feuilles, sous étui cartonné de l'éditeur. Couverture de papier de cuve épais bistre avec une gravure en couleurs contrecollée sur le premier plat.


ÉDITION DE BIBLIOPHILE IMPRIMÉE A 350 EXEMPLAIRES SEULEMENT. CELUI-CI UN DES 300 EXEMPLAIRES SUR VELIN (après 50 exemplaires sur vélin de cuve avec une aquarelle et une suite en bistre).

Superbe illustré par la technique de la gravure sur linoléum par Émile Bracquemond. Les dessins sont puissants et traduisent fort bien la puissance du texte sulfureux de Charles Baudelaire. Femmes damnées est un long poème issu du recueil Les fleurs du mal et condamné en 1857. Les Femmes Damnées sont un chant en l’honneur de l’amour honteux des femmes pour les femmes.

"Le saphisme, c’est, comme la débauche, comme le vice en général, une sorte de fuite de l’âme humaine pour échapper à une poussée qui se fait sentir dans ses profondeurs, vertige, fascination, et l’on se souvient de la phrase de Balzac dans La peau de Chagrin : « La pensée de l’infini existe peut-être dans ces précipices. » (Antoine Adam)

EXEMPLAIRE EN EXCELLENT ÉTAT, TEL QUE PARU.

VENDU

dimanche 18 septembre 2011

La femme à Paris d'Octave Uzanne (1894), illustrations de Pierre Vidal et une couverture "Art Nouveau" par Léon Rudnicki. Exemplaire sur Japon.



Octave UZANNE

LA FEMME A PARIS. NOS CONTEMPORAINES, NOTES SUCCESSIVES SUR LES PARISIENNES DE CE TEMPS DANS LEURS DIVERS MILIEUX, ÉTATS ET CONDITIONS, par Octave Uzanne. Illustrations de Pierre Vidal.

Paris, Ancienne Maison Quantin, Librairies-Imprimeurs réunis, May & Motteroz, 1894.

1 volume grand in-8 (28,5 x 19,5 cm) de (4)-VI-328-(6) pages, broché, couverture illustrée en couleurs dessinées par Léon Rudnicki. Exemplaire à l'état proche du neuf, tel que sorti des presses de l'imprimeur. 20 eaux-fortes hors texte en deux états (en noir avec remarque et coloriées). Exemplaire sur papier du Japon. Les exemplaires du tirage courant "A petit nombre" sont imprimés sur papier vélin teinté filigrané de motifs floraux.


ÉDITION ORIGINALE. UN DES 110 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR PAPIER DU JAPON AVEC DOUBLE SUITE DES GRAVURES HORS TEXTE.

Il s'agit là sans aucun doute possible de l'un des plus beaux ouvrages écrits, conçus et réalisés par Octave Uzanne à la fin du XIXe siècle. Ce volume, destiné aux bibliophiles, a été superbement illustré par Pierre Vidal de très nombreuses vignettes tirées dans le texte (une partie des vignettes dans le texte ayant été coloriées par Albert Charpentier, coloriste à Paris) et de 20 très jolies eaux-fortes hors texte. Il a été achevé d'imprimer le 8 novembre 1893.


Cet ouvrage offre un panorama vivant et complet de "la femme" vue au travers du prisme déformant que pouvait être l’œil d'Octave Uzanne, l"homme qui aimait les femmes, cet éternel dandy célibataire. Divisé en quatre parties, ce volume contient : la physiologie de la contemporaine (la parisienne contemporaine - le nu moderne - la toilette à Paris). La femme à Paris dans ses différents milieux, états et conditions (géographie de la femme à Paris - les domestiques - les ouvrières - les marchandes et boutiquières - demoiselles et employées de magasin - les dames d'administration - femmes artistes et bas-bleus - les femmes de théâtre, comédiennes, chanteuses, danseuses, écuyères, acrobates - les femmes de sport et gynandres - la bourgeoise parisienne). La femme hors des lois morales (la basse prostitution - prostitution bourgeoise - prostitution clandestine - les Phrynées actuelles). Psychologie de la contemporaine (la contemporaine fille, femme et mère). On voit que le panorama peut difficilement être plus complet.

Cet ouvrage se fait remarquer notamment par une très jolie couverture "Art Nouveau" imprimée en couleurs et signée de l'artiste peintre Léon Rudnicki.


BEL EXEMPLAIRE DE CET OUVRAGE EMBLÉMATIQUE DES LIVRES ILLUSTRES DE LA FIN DU XIXe SIÈCLE, ICI DANS SON TIRAGE DE LUXE SUR PAPIER DU JAPON.

VENDU

vendredi 16 septembre 2011

Idylles de Berquin (1775) sur papier de Hollande avec les 24 figures de Marillier avant les numéros et reliées en maroquin de l'époque. Rare.



Arnaud BERQUIN - Illustrations de MARILLIER

IDYLLES, par M. Berquin.

[A Paris, Ruault, 1775]. De l'imprimerie de Quillau, 1775.

2 volumes in-12 (142 x 96 mm - Hauteur des marges : 137 mm) de 1 titre-frontispice, VI-(1)-55 et 2 feuillets non chiffrés (faux-titre et avertissement), 67-(1) pages. Avec 24 figures par Marillier, gravées par Gaucher, de Ghendt, Le Gouaz, Delaunay, Lebeau, Maquelier, Née et Ponce.

Reliure plein maroquin rouge, dos lisses ornés aux petits fers, pièces de titre et tomaison de maroquin vert, filets dorés en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de soie bleu ciel, tranches dorées (reliure de l'époque). Reliure fraîche, infimes frottements et ombres au maroquin (petite piqure de vers à la coiffe inférieure du second volume, à peine visible). Intérieur frais, sur grand papier, rares rousseurs.


ÉDITION ORIGINALE.

UN DES BEAUX EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE HOLLANDE AVEC LES FIGURES AVANT LES NUMÉROS, ICI DANS SON MAROQUIN ROUGE DE L’ÉPOQUE.

Depuis la fin du XVIIIe siècle, les beaux exemplaires, en grand papier avec les figures avant les numéros en premier tirage, ont fait l'objet de toutes les attentions de la part des plus grands bibliophiles. Archétype du livre illustré raffiné au XVIIIe siècle, les Idylles de Berquin, magnifiquement illustré par le talent de Marillier, ont été convoitées dans les plus grandes ventes de livres, notamment à la fin du XIXe siècle, où certains exemplaires bien établis à l'époque, atteignirent des prix faramineux.

Henri Cohen dans son Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle (1912, sixième édition, col. 139-140), indique ces exemplaires de choix (vendus le plus souvent plus de 1.000 francs or à la fin du XIXe siècle). "Un bon exemplaire des Idylles, maroquin rouge ancien, grand papier, figures avant les numéros, adjugé 2.000 francs or à la vente Béhague (n°720) ; un autre semblable, 400 francs (vente Delbergue, n°135), un autre 545 francs à la vente Lignerolles (n°1.098).

Les exemplaires en maroquin de l'époque imprimés sur papier de Hollande avec les figures avant les numéros et parfaitement conservés, comme ici, sont évidemment les plus recherchés.

Référence : H. Cohen, Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle (1912, sixième édition, col. 139-140) ; "triumph of miniature illustration" (Ray I, 44-45) ; Quérard I, 296.


SUPERBE EXEMPLAIRE DE CE LIVRE EMBLÉMATIQUE DU LIVRE ILLUSTRÉ DANS LA SECONDE MOITIÉ DU XVIIIe SIÈCLE : "TRIUMPH OF MINIATURE ILLUSTRATION".

VENDU

jeudi 15 septembre 2011

Le Voyage sentimental en France de Sterne (1797). Un des quelques exemplaires sur Hollande justifié in-8 (de l'imprimerie de Frantin à Dijon). Rare.



Laurence STERNE - Impression de Dijon (N. Frantin)

VOYAGE SENTIMENTAL EN FRANCE. Par M. STERNE, sous le nom d'Yorick. Première (et deuxième) partie.

Dijon, de l'imprimerie de L. N. Frantin, 1797.

2 tomes en 1 volume in-8 (21 x 14 cm) de (4)-251 et (4)-243-(2) pages, broché non coupé, sous couverture muette de papier saumon passé, non rogné, à toutes marges, sans rousseurs et imprimé sur beau papier vergé.

NOUVELLE ÉDITION.

RARE IMPRESSION A TRÈS PETIT NOMBRE DONNÉE PAR L'IMPRIMEUR DIJONNAIS L.-N. FRANTIN.

Très belle édition donnée avec le plus grand soin par l'imprimeur dijonnais Louis-Nicolas Frantin. Tout y est beau : le papier, le caractère net et agréable, et la mise en page aérée. Le texte est en effet justifié in-12 (100 x 53 mm) et tiré in-8 sur du papier justifié 210 x 140 mm, le texte est ainsi mis en valeur au milieu d'immense marges. Véritable chef d’œuvre typographique de l'imprimeur Frantin. Tirage non justifié mais à très petit nombre (Cf. Clément-Janin, Les imprimeurs de la Côte d'Or, 1883, p. 76).

On trouve également à la fin les "Lettres d'Yorick à Elisa et d'Elisa à Yorick" précédées d'une éloge d'Elisa Draper par l'abbé Raynal. Cette traduction du Voyage sentimental en France de Sterne est celle de Joseph-Pierre Frenais.

Références : Clément-Janin, Les imprimeurs de la Côte d'Or (1883), p. 76, qui indique un tirage à seulement 24 exemplaires sur papier de Hollande, comme notre exemplaire. Ce nombre de 24 exemplaires nous semble sous estimé.

TRÈS BON EXEMPLAIRE TEL QUE SORTI DES PRESSES DE FRANTIN A DIJON.

VENDU

Révolution française : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Commentaire sur l'article premier "Tous les hommes naissent libres et égaux."



Monsieur DUGAS

LE PREMIER ARTICLE DE LA DÉCLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN, expliqué au Peuple, & mis à sa portée. DISCOURS, prononcé au Club des Amis de la Constitution de Marennes, & dans plusieurs Sociétés particulières, par M. Dugas, M.D.S.E, & Membre de la Société des Amis de la Constitution de Marennes.
A Bordeaux, l'an 1791, et le troisième de la liberté.

1 plaquette in-8 (21 x 13,5 cm) de 29 pages y compris le titre et l'avis de l'éditeur, sous couverture de papier de cuve beige (couverture moderne). Intérieur en bon état, un cerne de mouillure sans gravité.

PREMIÈRE ÉDITION.

Comme l'indique l'avis de l'éditeur, ce discours fut fait par un auditoire de campagne, à l'occasion de la Fête Nationale du 14 juillet. La Société des Amis de la Constitution de Marennes, devant laquelle il fut ensuite prononcé, le jugeant propre à instruire le Peuple, pria l'auteur de le lire une seconde fois, dans une séance où tous les citoyens furent invités.

L'auteur débat donc ici de la question de la liberté et de l'égalité de tous en droits de tous les hommes, en prenant soin d'éloigner toutes tentations d'anarchie dans le pays : "Citoyens, vous n'avez point cessé d'être esclaves pour devenir furieux ! Vous avez été sages pour secouer le joug du despotisme, mais vous ne serez pas assez fous pour vivre sans lois ... Vous ne voulez plus de tyrans, mais vous reconnaitrez des chefs ! ..."

Rare impression de Bordeaux sur un commentaire du premier article de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août 1789) : "Tous les hommes naissent libres et égaux en droits."

Localisation : nous n'avons trouvé aucun exemplaire de ce texte au Catalogue Collectif de France (CCfr).

BON EXEMPLAIRE DE CE TEXTE RARE.

VENDU

mardi 13 septembre 2011

Révolution française : Plan de Constitution des Girondins par Condorcet (février 1793) et Projet de déclaration des droits naturels, civils etc. Rare.



Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de CONDORCET

PLAN DE CONSTITUTION PRÉSENTÉ A LA CONVENTION NATIONALE, LES 15 & 16 FÉVRIER 1793, L'AN II DE LA RÉPUBLIQUE. Imprimé par ordre de la Convention Nationale.

A Paris, de l'Imprimerie Nationale, 1793. [de l'imprimerie de Baudouin]

1 volume in-8 (19,5 x 12,5 cm) de (1)-48 pages pour la première partie de l'ouvrage et paginé 3 à 48 pour le "Projet de déclaration des droits naturels, civils et politiques des hommes.

Cartonnage bradel moderne plein simili-serpent marron, dos muet. Très bon état. Intérieur en bon état, quelques auréoles claires sans gravité, quelques perforations dans les marges intérieures (ancien brochage).

ÉDITION ORIGINALE.

Ce projet de Constitution Girondine fut presque entièrement rédigé par Condorcet, qui partagea peu après le sort des Girondins (débouté par les Jacobins), puisqu'il fut arrêté en juillet 1793 pour avoir critiqué le nouveau projet de constitution des Jacobins. Les Girondins étaient favorables à une reconstruction pacifique du pays et les que les Jacobins exigeaient une Tabula rasa. En plus d'être un brillant scientifique et mathématicien, Condorcet, après avoir exercé diverses charges publiques, eut une influence certaine sur le développement du Libéralisme. Ce premier texte est suivi du Projet de déclaration des droits naturels, civils et politiques des hommes et du Projet de constitution Française.

Ces deux textes ont été achevés d'imprimer par Baudouin le 20 février 1793, l'an deuxième de la République. L'ensemble été rédigé par Condorcet, Thomas Payne, Pétion, Sieyes….

TRÈS BON EXEMPLAIRE.

VENDU

Les Réflexions d'un citoyen sur la révolution de 1788 par le marquis de Condorcet (1788). Edition originale rare de ce pamphlet annociateur de 1789.



Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de CONDORCET

RÉFLEXIONS D'UN CITOYEN, SUR LA RÉVOLUTION DE 1788.

A Londres, s.n., 1788.

1 volume in-8 (20,5 x 14 cm) de 56 pages y compris le titre.

Cartonnage bradel plein papier bleu moderne, dos muet. Cartonnage neuf. Intérieur lavé, quelques cicatrices de mouillure sans gravité, habile réparation à un feuillet sans conséquence. Papier très fin.

ÉDITION ORIGINALE.

Il existe une autre édition parue la même année, en 31 pages. Une édition, à Paris chez Volland, et datée de 1789, est indiquée comme étant la "seconde édition".

La Révolution de 1788 dont il est question c'est l'établissement des Grands-Bailliages et de la Cour plénière. Le 8 mai 1788 un lit de justice tenu à Versailles impose les réformes judiciaires et politiques, tandis que les gouverneurs de province tiennent des lits de justice dans toutes les cours souveraines. 47 tribunaux de grand bailliage, remplacent les Parlements. Ils doivent appliquer un nouveau code d’instruction criminelle qui supprime la « question préalable », torture précédant l'exécution afin d'obtenir le nom des complices du condamné. L’enregistrement des lois passe à une cour plénière dont les membres sont choisis par le roi. Elle se réunit le 9 mai, mais de nombreuses personnalités refusent d’y siéger. Les Parlements résistent à leur mise en vacance et sont soutenus par des émeutes populaires à Paris (19 juin), Toulouse et Rennes.

Condorcet dénonce dans ce pamphlet la répugnance qu'ont eu les chefs du gouvernement envers les Etats Généraux : "Un Roi de France qui aime son Peuple, peut-il se défier de sa fidélité, de sa soumission ? Peut-il, surtout dans les conjonctures difficiles, redouter de s'environner de son zèle ? Courra-t-il jamais aucun danger en quittant un moment le Trône pour descendre auprès de lui ? Un bon père est-il, nulle part, plus en sûreté qu'au milieu de ses enfants ? Ah ! cette place est la plus digne d'un Roi vertueux : elle convenait à Louis XVI." (p. 8). Il décrit les conséquences fâcheuses de ces décisions pour le Peuple de France : "L'établissement des Grands-Bailliages ruinera donc les grandes villes sans enrichir les petites, et cet effet inévitable acquerera bientôt l'influence la plus fâcheuse sur le crédit public et par conséquent, sur la prospérité nationale." (p.11). C'est un plaidoyer pour l'indépendance de la justice aussi. L'ouvrage se termine sur une note optimiste de Condorcet qui est heureux d'apprendre au moment de l'impression de son texte que finalement les États Généraux seront bien réunis, ce qui était son vœu le plus cher.

Ce texte de Condorcet annonce les premiers grondements de la Révolution, émis par l'un des plus grands érudits de son temps, l'un des acteurs principaux qui prit rang parmi les "penseurs" de 1789. Finalement sous le coup d'un décret d'arrestation (8 juillet 1793), il fut contraint de se cacher. Il trouva refuge pendant neuf mois dans la demeure de Mme Vernet, rue de Servandoni, à Paris. Il en profita pour écrire l’un de ses ouvrages les plus appréciés par la postérité, Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain qui fut publié après sa mort, en 1795. Le 25 mars 1794, il quitta sa cachette, convaincu de ne plus y être en sécurité et d'être un trop grand danger pour Madame Vernet, sa généreuse hôtesse. Il tenta de fuir Paris. Il fut arrêté à Clamart deux jours plus tard, et mis en prison à Bourg-Égalité (Bourg-la-Reine). On le retrouva deux jours plus tard mort, dans sa cellule. Les circonstances de sa mort restent énigmatiques (suicide, meurtre ou maladie).

TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CE TEXTE IMPORTANT POUR L'HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.

VENDU

lundi 12 septembre 2011

Enfantina : Le conteur amusant et instructif de la jeunesse (1809). Reliure décorée de l'époque. Superbe exemplaire.



LE CONTEUR AMUSANT ET INSTRUCTIF DE LA JEUNESSE, ouvrage historique et moral à la portée des enfants et des adolescents des deux sexes. Orné de douze jolies figures.
A Paris, chez la Veuve Lepetit, Libraire, rue pavée St-André-des-Arcs, n°2. 1809.

2 volumes in-12 (16,5 x 10,5 cm) de VIII-232 et (4)-234 pages.

Reliure pleine basane marron, dos lisses ornés, pièce de titre et tomaison de maroquin rouge, plats mouchetés, roulette dorée en encadrement des plats, doublures et gardes de papier marbré, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Reliure très fraîche avec quelques infimes frottements, intérieur frais. Bien complet des 6 planches représentant 12 figures gravées sur acier.

PREMIÈRE ÉDITION RARE.

L'auteur de ce recueil pour la jeunesse de l'Empire semble être resté anonyme.
"les jeunes gens y trouveront des traits dont la naïveté, l'enjouement amuseront et intéresseront leurs cœurs ; ils parcourront, les larmes aux yeux, des pages entières où l'amour filial est peint dans toute sa sublimité, où la vertu brille dans tout son éclat, où la Bienfaisance modeste tend au malheur une main protectrice, où la reconnaissance éclate, où la duplicité est punie, où l'innocence, longtemps persécutée, triomphe enfin de tous ses ennemis, où la tendresse paternelle paraît dans tout son jour. Les faits les plus importants, les plus curieux de l'histoire s'offriront à leur attention ; le désir de la gloire et d'arracher leurs noms à l'oubli des temps, leur inspirera l'envie d'imiter les actions d'éclat, les exemples d'héroïsme dont le récit se présente a chaque ligne. A la lecture de plusieurs traits de cet ouvrage, le sourire naîtra sur leurs lèvres, et la gaîté remplacera pour un instant le sentiment d'admiration qui captivait leurs âmes. Nous pensons donc que ce recueil, dont le public a accueilli la première édition avec faveur, ne peut manquer de fixer de nouveau les regards des pères de famille, des instituteurs et des jeunes gens auxquels on ne peut offrir , soit pour prix , soit pour étrennes, un ouvrage qui, par la nature des faits qui le composent, par sa moralité et surtout par son utilité, leur conviennent davantage." (Télégraphe littéraire ou le correspondant de la libraire, Volume 8, p. 207).

Volume destiné à finir entre les mains d'enfants par essence peu soigneux, ces deux volumes sont ici en quasi parfait état de conservation. Très rare dans cette condition. Par ailleurs les exemplaires de cette première édition semblent fort rares.

Localisation : 1 seul exemplaire de la seconde édition de 1810 à la BNF, aucun autre exemplaire au CCfr (sauf erreur de notre part).

TRÈS BEL EXEMPLAIRE DE CE LIVRE POUR L’ÉDUCATION DES ENFANTS SOUS L'EMPIRE.
VENDU

dimanche 11 septembre 2011

Enfantina : Les jeux de la jeunesse par Fr. Dillaye (1885). Superbe cartonnage éditeur de la maison Hachette et Cie (décor signé A. Souze).


Frédéric DILLAYE

LES JEUX DE LA JEUNESSE, leur origine, leur histoire, et les indications des règles qui les régissent, par Frédéric Dillaye. Ouvrage illustré de 203 gravures dessinées sur bois.

Paris, Librairie Hachette et Cie, 1885. [Paris, imprimerie de A. Lahure].

1 volume grand in-8 (27,5 x 18,5 cm) de (6)-IV-450-(1) pages.

Cartonnage décoré de l'éditeur, plein toile rouge décorée noir et or sur le premier plat et au dos, filets noirs au deuxième plat (plaque du premier plat signée A. Souze). Exemplaire à l'état proche du neuf, reliure d'une fraîcheur remarquable, intérieur très frais malgré des cahiers légèrement déboités ou mal alignés. Papier vélin crème satiné assez épais, sans rousseurs. Tranches dorées.

ÉDITION ORIGINALE.

Très joli livre sur les jeux de l'enfance, on y trouve détaillés tous les jeux de nombreux pays, même les plus reculés, avec leurs origines et leur historique. En voici le détail : Premiers jeux. - Luttes à la course. - Les barres. - Le cerceau. - Les jeux du chat. - Le cerf-volant. - Jeux de saut. - Jeux d'équilibre. - Jeux de balançoire. - Jeux d'hiver. - Jeux de substitution. - Jeux de Colin-Maillard. - Jeux de lutte. - Jeux de palet. - Jeux de quilles. - Jeux de boules. - Le croquet. - Le billard. - Jeux de billes. - Sabots et toupies. - Jeux de balle. - Le cricket. - Le lawn-tennis. - Jeux de ballon. - Le volant. - Jeux de tir. - Jeux dans l'eau. - Jeux sur la glace. - Les courses à la bague. - Petits jeux de hasard. - Petits jeux d'adresse. - Les osselets. - Dés et dominos. - Jeux de cartes. - Échecs et dames. - Lanternes magiques. - Guignol chez soi. - Ombres chinoises. - Les poupées. - Patientes et prestidigitations.

Frédéric Dillaye (1848-1914) écrivit de nombreux ouvrages destinés aux jeunes lecteurs et d'autres, plus techniques, traitant de la photographie.



BEL EXEMPLAIRE DE CET OUVRAGE TRÈS INTÉRESSANT ET RICHEMENT DOCUMENTÉ ET ILLUSTRÉ.

VENDU

jeudi 8 septembre 2011

Première édition des Lettres de la marquise de Sévigné par M. Monmerqué (1818-1820), édition "toute nouvelle d'exactitude et de fidélité".



Marie de RABUTIN-CHANTAL, marquise de SÉVIGNÉ.

LETTRES DE MADAME DE SÉVIGNÉ, DE SA FAMILLE ET DE SES AMIS. Avec portraits, vues et fac-similé.

A Paris, J. J. Blaise, Libraire, 1818-1820. [de l'imprimerie de P. Didot l'aîné].

10 volumes in-8 (20,5 x 14 cm) de 300 à 400 pages chaque (collationné complet). 8 portraits et 13 vues, mais sans les 10 fac-similés qui n'ont pas été reliés ici.

Reliure demi-chagrin bronze, dos à nerfs ornés, filets dorés (reliure légèrement postérieure, vers 1840-1850). Ensemble très bien conservé et décoratif, un petit accroc sur la coupe supérieure du premier volume, sans gravité, légers frottements aux reliures, intérieur frais avec quelques rousseurs, imprimé sur papier chiffon.


NOUVELLE ÉDITION.


Cette importante édition a été faite par les soins de M. Monmerqué. Elle contient, dans les tomes I à IX, et dans les pages 1 à 309 du tome X, 1.305 lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, et à la suite, aux pages 311 à 471 du tome X, 96 lettres de Mme de Simiane, adressées toutes, à l'exception des six premières, à d'Héricourt. On trouve en tête du premier volume un avertissement du libraire et une notice biographique rédigée par M. Monmerqué. On trouve à la suite une notice sur Mme de Sévigné sur sa famille et ses amis, par M. de Saint-Surin.

Les lettres présentées dans cette édition sont accompagnées d'un très-riche et intéressant commentaire, en grande partie tout nouveau. M. de Monmerqué dit que l'édition de 1818 renferme près de 100 lettres inédites et plus de 300 fragments importants aussi inédits.

"Avec cette édition commence une époque toute nouvelle pour le texte des Lettres de Mme de Sévigné. Non seulement elle a été elle même une très grande amélioration,mais ce grand pas dans une voie toute nouvelle d'exactitude et de fidélité (...)" (notice biographique, Lettres de Madame de Sévigné, édition des Grands Écrivains de la France, tome XI, n°41).



Provenance : Exemplaire de la bibliothèque de Jean-Marie Bernicat (auteur, acteur de théâtre et metteur en scène, organisateur du festival de la correspondance de Grignan), décédé en 2001. On trouve au tome II la signature ex libris de Madame C. de Courbonne (XIXe siècle).

BEL EXEMPLAIRE DE CETTE ÉDITION IMPORTANTE DES LETTRES DE LA MARQUISE DE SÉVIGNÉ.

VENDU

Les Lettres de Madame de Sévigné à Bussy-Rabutin (1775). Exemplaire du marquis de Gaillon.



Marie de RABUTIN-CHANTAL, Marquise de SÉVIGNÉ
LETTRES DE MADAME DE SÉVIGNÉ AU COMTE DE BUSSY-RABUTIN, tirées du Recueil des Lettres de ce dernier. Pour servir de suite au Recueil des Lettres de Madame de Sévigné à Madame de Grignan, sa fille.
A Amsterdam, et se trouvent à Paris, chez Delalain, Libraire, 1775.

1 volume in-12 (16 x 10,5 cm) de (1)-2-X-263 pages.

Reliure demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, plats de papier peigne, doublures et gardes de papier marbré, tranches peigne (reliure du milieu du XIXe siècle). Reliure très bien conservée, intérieur très frais.

ÉDITION ORIGINALE DE CE RECUEIL.

Ce recueil qui contient 107 lettres est le premier ou soient données à part et séparées du reste de la correspondance de Bussy les lettres qu'il a reçues de sa cousine. Elles y sont cependant fort incomplètes, comme dans les éditions d'où elles sont tirées. La première lettre est celle du 20 mai 1667 ; la dernière, celle du 27 janvier 1692. En tête du volume on trouve un avertissement du libraire et 10 pages d'extraits des Lettres de Monsieur de Bussy-Rabutin.



Provenance : De la bibliothèque du marquis de Gaillon avec son ex libris gravé. "Un grand dénicheur de raretés !", c’est ainsi qu’est décrit M. le Marquis de Gaillon (1813-1892) dans un article publié dans l’Annuaire historique du département de l’Yonne, vers le milieu du XIXe siècle. Nous avons eu l'occasion de parler dans les colonnes du Bibliomane moderne de ce bibliophile du XIXe siècle ICI.

Référence : Notice bibliographique, Lettres de Madame de Sévigné, édition des Grands Écrivains de la France, tome XI, p. 449, n°29.
BEL EXEMPLAIRE BIEN ÉTABLI AU XIXe SIÈCLE.
VENDU

mercredi 7 septembre 2011

Mémoires sur la vie et les ouvrages de Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné (1626-1696) par le Baron Walckenaer. Superbe exemplaire.



M. LE BARON WALCKENAER

MÉMOIRES TOUCHANT LA VIE ET LES ÉCRITS DE MARIE DE RABUTIN-CHANTAL, DAME DE BOURBILLY, MARQUISE DE SÉVIGNÉ, durant la Régence et la Fronde, suivis de notes et d'éclaircissements, par M. le Baron de Walckenaer.

Paris, Librairie Firmin-Didot Frères, imprimeurs de l'Institut, 1846-1852 [Typographie Firmin-Didot Frères].

5 volumes in-12 (18 x 12 cm) de (4)-544, (4)-517, (4)-479, (4)-388-(1) et (4)-467-(1) pages.

Reliure demi-chagrin noir, dos à faux-nerfs, caissons délimités par des encadrements de filets à froid, titre et tomaison dorés, doublures et gardes de papier marbré, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Exemplaire très bien conservé, très frais, à l'état proche du neuf. Intérieur immaculé.

ÉDITION EN PARTIE ORIGINALE.

Comme souvent pour cet ouvrage, la série est composée de différents tirages avec mention de "seconde édition" pour les trois premiers volumes. Les deux premiers volumes portent la date de 1852. Le troisième volume porte la date de 1846. Le quatrième volume porte la date de 1848. Et enfin le cinquième et dernier volume porte la date de 1852.

L'ouvrage du Baron Walckenaer est resté inachevé à sa mort en 1852, ainsi la vie de la marquise de Sévigné s'arrête à l'année 1676. Un sixième volume, que nous n'avons pas ici, a été publié en 1865 par Aubenas et comprend les années de 1676 à 1680. Madame de Sévigné meurt en 1696, il manque donc encore les 16 dernières années de sa vie pour avoir une histoire tout à fait complète. Pourtant, ces Mémoires par Walckenaer sont la source la plus utile et la plus complète pour bien connaître la vie et l’œuvre de la Marquise de Sévigné. C'est aussi un ouvrage indispensable pour l'histoire du XVIIe siècle et de la cour de Louis XIV. On y trouve une abondante bibliographie en notes de bas de pages qui témoigne de la profonde érudition de l'auteur.

SUPERBE EXEMPLAIRE, PARFAITEMENT CONSERVÉ.

VENDU

Le Dernier Homme : Poème apocalyptique par Grainville et préfacé par Charles Nodier (1805-1811), considéré comme le premier livre d'anticipation.



GRAINVILLE (Jean-Baptiste Cousin de) / Charles NODIER (éditeur)

LE DERNIER HOMME, ouvrage posthume ; par M. de Grainville, homme de lettres. Seconde édition, publiée par Charles Nodier. Tome I et II.

A Paris, chez Ferra aîné, Libraire et chez Deterville, Libraire, 1811 [i.e. 1805]. [de l'imprimerie de Crapelet].

2 tomes en 1 volume in-12 (17 x 10 cm) de XII-200 et (4)-175 pages et 1 page d'errata.

Reliure demi-veau brun, dos lisse orné, pièce de titre de cuir noir, plats de papier à la colle, doublures et gardes de papier marbré, tranches marbrées (reliure de l'époque). Reliure légèrement usagée et fragilisée par des mors fendus (les plats restent solidement attachés), coiffes arasées. Intérieur très frais. La reliure reste décorative et solide.

ÉDITION ORIGINALE RARE.

REMISE EN VENTE A LA DATE DE 1811 DE LA PREMIÈRE EDITION DE 1805, AVEC LA PRÉFACE DE CHARLES NODIER.


Voici l'histoire d'un livre et d'un homme au destin peu banal et qui méritent aujourd'hui toutes les attentions à plus d'un titre. Jean-Baptiste-François-Xavier Cousin de Grainville, l'auteur de cet ouvrage, était né au Havre le 3 avril 1746. Homme du XVIIIe siècle donc, Grainville fut tout d'abord homme d’Église, et se fit connaître dès 1772 pour avoir remporté le prix d'éloquence à l'Académie de Besançon avec cette question : "Quelle a été l’influence de la philosophie sur le xviiie siècle ?". Grainville montra, à cette occasion, qu’il ne résiliait de la philosophie raisonneuse qui suppose un ordre moral sans principes religieux, que les erreurs nuisibles et les systèmes dangereux et absurdes. Du haut de la chaire, dans des sermons restés manuscrits, il continua de s’élever contre les mœurs et la philosophie de son siècle. À un extérieur noble, à un organe touchant et expressif, il joignait un grand fonds de pensées, une manière neuves de les développer, un style lumineux et plein de chaleur, toutes qualités, qui lui attirèrent de vives contradictions, aux approches de la Révolution. Il quitta alors la carrière ecclésiastique et, pour donner le change à ses persécuteurs, il s’essaya dans un genre littéraire bien différent, la carrière dramatique. Sa pièce le Jugement de Pâris, entre autres, avait été reçue au Théâtre-Français, et allait être représentée à l’époque de la Révolution. Malgré l’attrait de la scène pour son imagination ardente, l’auteur fut ramené par son caractère à un genre plus grave. Il composa le Carnaval de Paphos, un roman poétique intitulé Ismène et Tarsis, ou la Colère de Vénus et un autre roman, la Fatalité. Après la constitution civile du clergé, une organisation nouvelle parut offrir à Grainville les moyens de reprendre utilement son ministère : il vint, à la sollicitation de l’évêque d’Amiens, dans cette ville, où ses talents oratoires lui procurèrent de nouveaux succès, et semblaient promettre quelques fruits heureux, lorsque la déchristianisation prit son essor commencèrent à éclater. Ses opinions religieuses, quoique également éloignées du fanatisme et de la superstition, devinrent, pour des esprits prévenus, un prétexte et un titre contre lui. Poursuivi, maltraité, privé de sa liberté, de sa pension, il fut arraché à son état, plutôt qu’il ne le quitta lui-même. Rendu enfin à la société, mais non à des fonctions dont sa position l’écartait, il se vit réduit à s’occuper de l’éducation des enfants : mais les règlements tyranniques qui entravaient l’instruction privée, paralysèrent les soins du maître et lui laissèrent trop peu d’élèves. C’est durant les courts intervalles et au milieu même de ces traverses, qu’il composa son Dernier Homme, ouvrage dont le sujet peut sembler sombre et triste ou analogue à la position de l’auteur, mais dont l’invention atteste un génie original, quoique singulier, et l’exécution un talent supérieur, quoique inégal. Ceux qui ont voulu voir des défauts dans cette œuvre les ont attribués aux circonstances où se trouvait l’écrivain, mais ceux qui ont défendu les beautés qu’il renferme diront qu’elles sont de tous les temps. Si Grainville conçut réellement, comme l’avance son éditeur, à l’âge de seize ans, il n’en eut probablement alors que l’aperçu car le lecteur voit, par ce que Grainville rapporte, non sans exagération, des grands progrès des sciences et des arts avant la fin des temps, qu’il a produit son ouvrage après l’invention des aérostats, dont il suppose la direction opérée. On voit même, par plusieurs passages, entre autres celui où le dernier homme reconnaît, au milieu des ruines du monde, les débris d’une statue d’un chef trop fameux, que l’auteur composait sa fiction lors de la création du Premier Empire. Trop fier pour s’abaisser à réclamer l’appui de ce nouveau gouvernement, Grainville n’avait pas d’emploi à en attendre. Ayant passé par tous les degrés de l’adversité, lorsque l’activité de son esprit ne fut plus soutenue par la composition de son livre, Grainville tomba alors dans une mélancolie suivie d’une fièvre avec délire. Mais comme il s’était bien promis dans l’exécution de son travail, ainsi qu’il le dit expressément, de ne jamais désespérer de lui-même, et que d’ailleurs les consolations religieuses et domestiques ne lui manquaient pas, il est très vraisemblable que ce ne fut pas volontairement, mais dans un de ses accès, que par le vent le plus impétueux et le froid le plus vif, qu’il alla se précipiter, à deux heures du matin, dans le canal de la Somme, qui baignait sa maison. Des hommes de lettres s’empressèrent de recommander sa mémoire en contribuant à faire connaître son ouvrage. Ce fut son compatriote Bernardin de Saint-Pierre, dont le frère était marié à une sœur de Grainville, qui, frappé des situations qu’offre son roman posthume, le Dernier Homme, imprimé à Paris, en 1805, 2 vol. in-12, dont l’intérêt pour les imaginations sensibles égale celui du roman le plus attachant, engagea le libraire Déterville à le mettre au jour. (Source : Biographie Universelle de Michaud).

Une seconde édition portant la date de 1811 a été donnée au public avec une préface de Charles Nodier. La première édition de 1805 étant passée complètement inaperçue dans le monde des Lettres (seulement 36 exemplaires en furent vendus d'après l'article signé P.A.V dans l'Encyclopédie des gens du monde, p.715, tome XII). On sait aujourd'hui que la seconde édition de 1811 n'est rien d'autre qu'une simple remise en vente des exemplaires de la première édition de 1805 avec des titres renouvelés et la préface de Nodier (8 pages) ajoutée en tête du premier tome. Le subterfuge se voit par examen de filigrane de papier vergé : les vergeures et les pontuseaux n'ont pas le même écartement dans le texte et dans les feuillets nouvellement imprimés.


Les critiques du temps voyaient dans ce livre “des conceptions dignes de la plus haute épopée, une invention simple et touchante, un genre merveilleux tout neuf... ; un style plein de vigueur et de feu”. Nodier reviendra plusieurs fois sur cette œuvre dans les articles du journal le Temps (1er mai 1831), la Revue de Paris, (1835), le Dictionnaire de la conversation (t. XXX).

Le Dernier Homme est considéré comme le premier récit d'anticipation sur la fin de l'humanité, entraînée à sa perte par son propre développement et l'épuisement des ressources naturelles. On y trouve aussi l'idée si souvent reprise du savant occulte présidant aux destinées du monde.

Ce roman a été récemment réédité (juin 2010 aux éditions Payot avec une préface de Jules Michelet et une post-face d'Anne Kupiec). Anne Kupiec rapproche l'oeuvre de Grainville de l’œuvre de William Blake. Tous deux "étranges rêveurs", bouleversés par l'ébranlement révolutionnaire. C'est ainsi qu'Anne Kupiec parvient à faire apparaître comme une oscillation entre un monde de malheur en proie à une inéluctable stérilité - une "expérience du gouffre" - et une dimension utopique voilée qui prend la forme d'un avenir ouvert, d'une aurore indéterminée. (éd. Payot, 2010, quatrième de couverture).

Cet ouvrage déroutant est analysé dans un article de Massimo del Pizzo intitulé "Deux visions" d'Alphonse Rabbe, pp. 50-52. (in Studia Minora Facultatis Philosophicae Universitatis Brunensis, L 21, 2000). Source : http://www.phil.muni.cz/plonedata/wurj/erb/volumes-21-30/pizzo00.pdf

"Du fond des cavernes et des antres, il sort des sons lamentables et plaintifs : on entend dans les airs des voix nombreuses qui gémissent; toutes les feuilles des forêts s’agitent d’elles-mêmes ; les animaux épouvantés poussent des hurlemens, prennent la fuite et se jettent dans des précipices. Les cloches ébranlées par une force inconnue, répandent au loin les accens lugubres de la mort ; on diroit qu’elles sonnent le trépas du genre humain. Les montagnes s’ouvrent et vomissent des tourbillons de flamme et de fumée. Les flots de l’océan deviennent livides, et sans être soulevés par les vents et les tempêtes, ils mugissent, et ils se brisent avec fureur contre les rivages en roulant des cadavres. Toutes les comètes qui, depuis la création, avoient effrayé les hommes, se rapprochent de la terre et rougissent le ciel de leurs chevelures épouvantables, le soleil pleure, son disque est couvert de larmes de sang." (extrait)

Références : Joseph-François Michaud, Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, t. 17, Paris, Michaud frères, 1857, p. 315-6. ; Frère II, 37. Cet ouvrage a naturellement trouvé sa place dans l'exposition de la Bibliothèque Nationale de France, La littérature utopique : bibliographie sélective par Denis Brukmans et Laurent Portes.

TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CET OUVRAGE CURIEUX ET RARE, EXPRESSION PURE DU "MAL ROMANTIQUE".

VENDU

lundi 5 septembre 2011

Gastronomie & Art culinaire : Le confiseur royal ou l'art du confiseur dévoilé aux gourmands (1825).



Madame UTRECHT-FRIEDEL

LE CONFISEUR ROYAL OU L'ART DU CONFISEUR DÉVOILÉ AUX GOURMANDS, contenant la manière de faire les confitures, marmelades, compotes, dragées, pastilles, etc. Des instructions sur la distillation, la composition des liqueurs, crèmes, huiles, et la manière de faire les ratafias et les fruits à l'eau-de-vie ; divers articles concernant l'office et la pâtisserie ; les crèmes d'entremets, macarons, biscuits, etc. La manière de préparer le chocolat, le café, le thé, les sirops, la limonade, le punch, les glaces et les sorbets ; enfin des recettes d'économie domestique, etc. Par Mme Utrecht-Friedel, septième édition.

Paris, chez Louis Tenré, Libraire, 1825.

1 volume in-12 (18,5 x 11,5 cm) de X-347 pages. 3 planches hors texte dont 2 d'ustensiles et 1 frontispice, broché, couverture de papier beige, étiquette imprimée au dos, non rogné. Bon exemplaire bien conservé.

NOUVELLE ÉDITION DE CE CLASSIQUE DE "L'ART DES CONFISEURS".

Madame Utrecht-Friedel était la veuve d'un célèbre confiseur de la fin du XVIIIe siècle qui exerçait à Berlin : P. J. Friedel. Ce livre de recettes est un classique. La première édition a paru à Paris où Madame Friedel s'était installée, en 1801. Beau frontispice gravé montrant l'intérieur d'un laboratoire de confiseur et 2 planches d'ustensiles (Oberlé).

Référence : G. Oberlé, Les fastes de Bacchus et de Comus, ou Histoire du boire et du manger en Europe de l'Antiquité à nos jours, à travers les livres, (1989), n°176 ; Vicaire 852 ; Bitting 472 (autres éditions).

TRÈS BON EXEMPLAIRE DANS SON BROCHAGE D'ORIGINE, BIEN CONSERVÉ, ÉTAT DE CONSERVATION DES PLUS RARES POUR CES USUELS DE LA GASTRONOMIE.

VENDU

vendredi 2 septembre 2011

Manuel du Mage : Eglise Universelle d'Acuarius fondée aux USA (1918). Rare manuel d'initiation pour cette secte curieuse basée sur l'Astrologie.



ANONYME [WALTER H. LEWIS - MAGI AURELIUS D. A.]

MANUEL DU MAGE DE L’ÉGLISE UNIVERSELLE D'ACUARIUS établie par l'Eglise et l'Université de National Astrological Society.
Published by Prophecy, Manchester N. H., U.S.A. (imprimé en France).

Sans date (1918).


in-12, agrafé, de (2)-34 pages. Couverture imprimée. Très bon état. Agrafes rouillées.

PREMIÈRE ÉDITION FRANÇAISE ?
Le Copyright U.S.A. est daté 1915, 1917 et 1918, by Walter H. Lewis. Très rare Manuel du Mage pour une secte des plus curieuses.

On peut lire la consitution et les statuts de cette "Société" : L'Eglise Universelle d'Aquarius a été établie par The National Astrological Society, constituée, dans le Minnesota en 1909, réformée en 1912, constituée dans le Masschusetts en 1915, et autorisée à ordonner des Mages pour le service, l'enseignement, la prédication et la prophétie par la Science Divine de l'Astrologie."

Les buts généraux de cette Société seront d'exposer intelligemment à l'attention de ses Membres et du Monde, la Philosophie de la Science Divine de l'influence planétaire, communément appelée Astrologie, langage par lequel le Créateur fait connaître sa Volonté à l'Humanité (...) La Société encouragera et maintiendra la Morale à un degré très élevé, ainsi que l'amour fraternel réciproque et préconisera parmi les hommes un sentiment de respect plus vif par rapport à l'Amitié, à la Vérité et à la Sympathie. Outre une présentation rapide de la "Religion Universelle de la Vérité" on trouve dans ce Manuel : le "Rituel du Service dans le Temple", les "Articles de Vérité" et "Constitution et Statuts" de cette secte.

Le présent exemplaire à appartenu à un Mage initié français dont l'adresse se trouve sur une étiquette au verso de la couverture.

Manuel initiatique des plus rares (ne se trouvait pas dans le commerce évidemment et était réservé aux apprentis mages) et des plus curieux sur une Église qui ne semble pas avoir laissé de traces jusqu'à nos jours. Étiquette ex libris collée au contre plat d'un mage (Magi Aurelius D.A.), 4 bis, rue Monprofit, Bourg-la-Reine (Seine).
Nous n'avons pu répertorié aucun autre exemplaire de ce manuel.
TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CE DOCUMENT "INITIATIQUE" RARE.
VENDU

mercredi 31 août 2011

Les Poésies Nouvelles d'Alfred de Musset (1850). Edition en grand partie originale de ce recueil important.



Alfred de MUSSET

POÉSIES NOUVELLES DE ALFRED DE MUSSET. (1840-1849).

Paris, Charpentier, Libraire-Editeur, 1850.

1 volume in-18 (18,5 x 11,5 cm) de (4)-170 pages et 2 pages non chiffrées pour la table.

Reliure demi-basane caramel, dos lisse, filets dorés et à froid, auteur et titre dorés au dos, plats, gardes et doublure de papier marbré, les couvertures n'ont pas été conservées (reliure de l'époque). Exemplaire en excellent état de conservation, très frais, intérieur pratiquement sans rousseurs et sur beau papier satiné blanc.


ÉDITION EN GRANDE PARTIE ORIGINALE.

Seul un fragment du Saule avait été publié auparavant. Toutes les autres poésies sont inédites.

"Recueil des plus importants" indique Clouzot dans son Guide du bibliophile français. Les exemplaires en sont pourtant d'après lui cependant relativement communs. Les exemplaires en reliure de l'époque bien conservés sont plus rares bien évidemment.

Références : Clouzot, Guide du bibliophile français, p. 217 ; Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, V, 1259.


"Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses, Pour savoir, après tout, ce qu'on aime le mieux, Les bonbons, l'Océan, le jeu, l'azur des cieux, Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.

Il faut fouler aux pieds des fleurs à peine écloses ; Il faut beaucoup pleurer, dire beaucoup d'adieux. Puis le coeur s'aperçoit qu'il est devenu vieux, Et l'effet qui s'en va nous découvre les causes.
De ces biens passagers que l'on goûte à demi, Le meilleur qui nous reste est un ancien ami. On se brouille, on se fuit. - Qu'un hasard nous rassemble,
On s'approche, on sourit, la main touche la main, Et nous nous souvenons que nous marchions ensemble, Que l'âme est immortelle, et qu'hier c'est demain."

Alfred de Musset 26 avril 1843

Sonnet dédicacé A M. V. H. (Victor Hugo) et publié pour la première fois dans ce recueil.

BEL EXEMPLAIRE EN CONDITION D’ÉPOQUE.

VENDU

Les Comédies et Proverbes d'Alfred de Musset (1840). Exemplaire de choix dans une fine reliure de l'époque. Edition en partie originale.



Alfred de MUSSET

COMEDIES ET PROVERBES, par Alfred de Musset. André del sarto - Lorenzaccio - Les caprices de Marianne - Fantasio - On ne badine pas avec l'amour - La nuit vénitienne - La quenouille de Barberine - Le chandelier - Il ne faut jurer de rien - Un caprice.

Paris, Charpentier, Libraire-Editeur, 1840.

1 volume in-18 (18 x 12 cm) de (4)-536 pages et 1 feuillet de table non chiffré (verso blanc).

Reliure demi-veau vert à coins, dos à faux-nerfs, filets et palettes dorés, titre et auteur dorés, plats de papier marbré dans les tons de vert également, tranches peigne, doublures et gardes de papier marbré (reliure strictement de l'époque). Quelques infimes frottements à la reliure qui est dans un superbe état de conservation, très fraîche ; l'intérieur est pratiquement immaculé, sans rousseurs et le papier est bien blanc et satiné. Les couvertures imprimées n'ont pas été conservées.


ÉDITION EN PARTIE ORIGINALE.

Quatre pièces paraissent ici pour la première fois : La Quenouille de Barberine - Le Chandelier - Il ne faut jurer de rien - Un Caprice.

Clouzot indique dans son Guide du bibliophile français : "La collection complète des originales de Musset serait fort difficile et fort coûteuse à réunir. C'est là une tâche à n'entreprendre que muni de beaucoup de moyens et de beaucoup de patience." (Clouzot, p. 215).

L'exemplaire proposé ici, parfaitement établi dans une jolie et fine reliure de l'époque, est une pièce bibliophilique de choix que l'on rencontre rarement (les exemplaires médiocres ou de piètre qualité eux ne sont pas rares...).
"[parlons] de tout ce qui te plaira, de tout ce qui peut passer sur tes lèvres, sans leur oter ce sourire céleste que je respecte plus que ma vie." (On ne badine pas avec l'amour).

BEL EXEMPLAIRE EN CONDITION D’ÉPOQUE DE CETTE JOLIE EDITION DES COMÉDIES D'ALFRED DE MUSSET.

VENDU

mardi 30 août 2011

L'autre de George Sand (1870). Un des 6 rarissimes exemplaires sur papier de Hollande répertoriés par Vicaire. Reliure signée Honnelaître.



George SAND

L'AUTRE. Comédie.

Paris, Michel Lévy frères, à la Librairie Nouvelle, 1870.

1 volume in-8 (24,5 x 16,5 cm) de (4)-III-115 pages.

Reliure demi-chagrin à coins lavallière, dos à nerfs, auteur, titre et millésimé dorés au dos, tête dorée, non rogné, relié sur brochure (témoins), couvertures jaunes imprimées conservées en parfait état, un portrait de l'auteur en photoglyptie ajouté en regard de la première couverture (George Sand photographiée vers 1870-1872). Reliure moderne signée Honnelaître.

ÉDITION ORIGINALE.

UN DES 6 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE HOLLANDE (exemplaires non justifiés mais signalés par Clouzot qui recopie G. Vicaire).

"L'autre" est la dernière pièce de George Sand représentée sur une grande scène parisienne (Théâtre impérial de l'Odéon le 25 février 1870). Elle traite de l’adultère féminin, de l’enfant adultérin et de son comportement lorsque, jeune fille, elle apprend la vérité et le nom de son père. Saluée par la critique L’Autre épuisa rapidement son potentiel de spectateurs. Elle comptait parmi ses interprètes une jeune comédienne qui avait déjà joué dans les reprises de François le Champi et du Marquis de Villemer : Sarah Bernhardt.


Très bel exemplaire parfaitement établi par Claude Honnelaître, cette relieure consciencieuse reconnue pour la qualité de son travail, et qui donne ici une reliure fine et sobre.

Il a été ajouté contrecollé en regard de la première couverture imprimée un portrait de l'auteur en photoglyptie datant de l'époque de l'édition (vers 1870-1872), en parfait état et très contrasté.

Références : Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, VII-277 ; Clouzot, Guide du bibliophile français, p. 249.

TRÈS BEL EXEMPLAIRE DE CETTE EDITION ORIGINALE DE THÉÂTRE RARISSIME SUR GRAND PAPIER.

VENDU

Liens vers d'autres livres

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