jeudi 26 février 2026

1891 | La Maison de Verre, défilé de Tableaux vivants, par E. D., Auteur de "Mes étapes amoureuses". Bon exemplaire broché non rogné de ce livre pornographique clandestin devenu rare.


E. D. [Edmond DUMOULIN ?]

La Maison de Verre, défilé de Tableaux vivants, par E. D., Auteur de "Mes étapes amoureuses".

Paris, aux dépens de la compagnie, 1891 [i.e. 1892, Amsterdam, par A. Brancart]

1 volume in-12 (17,7 x 11,5 cm) broché de 132-(1) pages. Page de titre imprimée en rouge et noir avec vignette gravée (faune en train de traire un bouc). Ornements. Belle impression sur papier vergé de Hollande à pontuseaux horizontaux. Couverture muette refaite en papier ancien décoré. Papier de qualité resté bien blanc (ne pas se fier aux photographies de l'annonce qui montrent un papier jauni).


Edition originale rare.

Tirage à petit nombre (sans doute entre 250 et 350 exemplaires).

Dutel indique que cette première édition (dont il ne reproduit pas le titre) a été probablement faite à Amsterdam par A. Brancart vers 1892. Il a été fait une suite de 6 gravures pour cette édition (qui étaient vendues séparément et qui ne se trouvent pas ici).

E. D. sont les initiales d'Edmond Dumoulin (Dutel).





« Quelques visions de scènes qui se passaient dans une célèbre maison de joie de la fin du second Empire. Le narrateur a vu, par des judas habilement pratiqués, la plupart de ces scènes ; il a été le héros de l’une d’elles. Les épisodes sont des mieux choisis pour varier le plaisir. Un colosse et une délicieuse pygmée, aussi vicieuse qu’elle est mignonne, laquelle, de con corps menu et de sa bouche goulue, épuise le colosse bien membré. Des amours lesbiens, lècheries, gougnottage en règle, entre une duchesse et une ballerine luttant de libertinage. Une grande dame masquée qui vide avec un appétit glouton les réservoirs d élixir humain, et se le fait mettre entre ses belles fesses, recherchant de parti-pris les voluptés qui n’ont pas de conséquences repopulatrices. Enfin, l’histoire d’une jeune vicomtesse qui va chez Mme Lempereur pour se faire faire un enfant ; son mari est général, il est vieux, elle doit s’assurer un héritier. Un inconnu s y applique devant nous avec une ardeur qui sera récompensée. » (Perceau, 143-4). C’est en 1913 dans « L’Enfer de la Bibliothèque Nationale », coécrit par Apollinaire, Perceau et Fleuret, qu’une note révèle que « E.D. serait, d’après les uns, un courtier en vins de Bordeaux, selon les autres un fonctionnaire de la Gironde. Son nom serait Dumoulin. Quoi qu’il en soit, il a publié des écrits libres, jusque vers 1900, chez Hirsch, chez Duringe, chez Mme Robert, et chez d’autres. C’est un des plus voluptueux et le plus sensuel des auteurs sous le manteau de la fin du XIXe siècle et parfois il a de l’esprit. » En 1930, dans sa colossale « Bibliographie du roman érotique au XIXe siècle », Perceau évoque « un nommé Desjardins, qui aurait été professeur à la faculté de Montpellier ». Peter Mendes avance aussi l’hypothèse de deux auteurs avec les mêmes initiales Edmond Dumoulin et Emile Desjardins.

L'auteur présente ainsi son texte au lecteur : « Au Lecteur. La maison de verre a existé dans les dernières années de l’empire. Les scènes qui se déroulent dans ce panorama sont toutes exactes, à quelques détails et aux noms près. J’ai choisi dans mes cartons les anecdotes qui m’ont paru le plus divertissantes parmi celles dont j’ai été le témoin, ou dans lesquelles j’ai tenu un rôle. J’aurais pu prendre dans le tas des scènes piquantes, que madame X., la maîtresse de la maison de verre, a consignées dans ses mémoires, qui sont en ma possession, mais j’aurais dû les habiller, car elles sont nues, comme les héros de ces aventures, et par conséquent inventer les détails. J’ai préféré faire voir le jour à des scènes, que j’ai consignées, quand elles étaient récentes, et toutes fraîches dans ma mémoire, d’où elles ne sont jamais sorties, surtout celles, dans lesquelles je fus acteur. Ainsi donc les lecteurs, qui voudront bien m’honorer de leur bienveillante attention, verront défiler devant leurs yeux de véritables tableaux vivants. E. D. »










« Nous voyons le beau fessier assis, se tortiller en roulements lascifs sur la colonne de chair qui l’enclave, tandis que des soupirs enchantés s’exhalent par en haut, aussitôt étouffés par les grosses lèvres du jouteur, qui a pris celles de la marquise sous les siennes. Faustine et moi, nous avions retenu notre souffle, en pratiquant un doux jeu, pendant la piquante scène, qui se déroulait sous nos yeux. Les deux athlètes disparaissent, l’un portant l’autre, pour aller faire un bout de toilette. J’en profitai pour lui demander qui était cette jolie petite marquise, pas plus haute que ça, qui avait non seulement des goûts virils très accentués, mais encore une capacité surprenante, chez cette petite femme, si mal pourvue en mari, approprié à ses goûts. Madame Lempereur me la nomma à l’oreille. — Comment ne l’ai-je pas reconnue? Mais je ne connais qu’elle; et son père, le chambellan, est un fort bel homme, et la mère une superbe femme, qui a encore de fort beaux restes, et qui ne fait pas trop mauvaise figure à la cour. Mais comment se sont-ils arrangés pour faire une mignonne petite fée comme celle-là? Le moule duquel elle est sortie, quelque soit le fabricant qui l’y enfourna, est d’une autre envergure. — Eh! parbleu, mon cher, répondit madame Lempereur à mes questions que je faisais à voix basse, pour ne pas trahir notre présence, sa mère la fit toute petite, exprès pour la mieux faire. Nos deux jouteurs revenaient dans une posture bizarre. Le galant portait dans ses bras la mignonne poupée, renversée la tête en bas. Il avait la figure plongée entre les cuisses de son fardeau, et il semblait boire à la coupe des plaisirs. Le buste de la petite fée était trop court, pour atteindre avec ses lèvres le bijou correspondant de son porteur, qui se balançait entre les cuisses. Elle lui donnait de petites tapes, qui le faisaient se cabrer, venant lui frapper les lèvres. Elle s’avisa d’ouvrir la bouche quand il se quillait, et la tête resta prisonnière. Porthos faisait le tour de l’appartement emportant son léger fardeau, dont il jouait, comme d’un instrument, en continuant sa promenade circulaire. Les jambes nues gigottaient dans les airs, elle avait perdu ses mules, et ses petits pieds nus, aux ongles roses, se crispaient dans l’espace. La promenade ne fut pas longue. La petite marquise, à qui le jeu qu’elle pratiquait paraissait familier, suçait avec amour le bout qu’elle avait pris dans sa bouche, pompant avec une telle ardeur, que le colosse fléchit sur ses jambes, achevant la fête à genoux. La petite bouche ne lâchait pas prise, les lèvres aspiraient avidement le goulot, et on devinait aux mouvements des joues, que la gourmande avalait la liqueur gorgée par gorgée, et au temps qu’elle y mit, on devinait que la dose devait être copieuse. Quand la charmante goule fut sur ses pieds, elle reprit ses mules, perdues dans la promenade, et sans la moindre confusion, sans le moindre embarras, comme elle ne voulait pas sans doute perdre son temps, elle vient essayer de remettre en état le dispensateur des plaisirs, le caressant de ses fines mains blanches. On voyait qu’elle prenait un grand plaisir à tripoter le superbe boute-joie, qui même au repos, était d’une taille respectable. — Jamais, il ne rentrera là, dit-elle, tout à coup, en portant sa main à l’occident ; et pourtant, je voudrais bien l’y loger. Mais si vous alliez m’estropier. — On l’y mettra, belle dame, dit le colosse, un peu surpris d’une fantaisie pareille, de la part de ce petit bout de femme, on l’y mettra, et sans vous écorcher. Je l’ai mis ailleurs, dans des compartiments aussi étroits, et qui n’avaient jamais pris de locataire. — Oh ! comme il est gros, comme il est long, et comme il est dur ! Le gland me remplit toute la bouche, et l’autre embouchure est bien plus petite. Jamais il n’y rentrera. J’aurais cependant voulu en tâter, sentir ce gros boudin, avoir enfin cette grosse affaire dans le cul. — Mais on en peut y mettre un tout petit bout, la tête seulement, que nous laisserons à l’entrée, tenez là, si ça vous fait trop de mal. Voyez, ce petit trou, pas plus grand qu’une tête d’épingle, mon gros doigt y rentre tout entier. Il tenait la marquise sous son bras, penchée en avant, et il poussait son médius dans les chairs. Elle se retourne, considère un moment le gros priape, qui se balance superbement bandé; elle le palpe, l’embrasse, prend le gland dans ses lèvres, ouvrant la bouche toute grande pour l’y recevoir. — Oh! la belle queue! Mets-le moi là, ce gros vit. Je le veux dans le cul. Tant pis, si tu me le fends. Je l’y veux, je veux l’y sentir; mets-le moi. Le colosse agenouille la petite dame devant un fauteuil, et s’agenouille lui-même entre les jambes, brandissant son formidable outil, qu’il essaie de planter dans le petit étui. Je redoute pour la patiente la torture inséparable de la pénétration de ce gros objet. Je vois bien qu’il embrasse, qu’il lèche la petite ouverture destinée au percement, mais cette préparation rudimentaire suffira-t-elle ? La petite marquise, décidée à tout souffrir pour tout connaître, tient courageusement les globes écartés, pour permettre à l’ouvrier de travailler librement à l’élargissement de ces bords serrés. La pointe de la terrible allumette est sur la rosette, la main gauche de l’ouvrier écarte les bords, la main droite dirige l’arme. Nous ne voyons pas bien ce qui se passe, mais après quelques efforts persévérants, l’assaillant nous paraît avoir emporté la redoute, nous apercevons en profil l’engin planté dans les fesses, et l’empalée, qui n’a pas poussé un gémissement, voyant que le visiteur reste sur les bords lui crie : — Enfonce donc, enfonce jusqu’au bout. Le plongeur, obéissant à l’ordre qu’on lui donne, s’enfonce peu à peu dans l’abîme, où nous le voyons disparaître lentement. Mais ici, comme dans le voisin, il doit toucher le fond, car il en reste un morceau dehors, et les témoins de sa victoire, se balancent dans le vide, à trois doigts de la porte. Il avait porté sa main droite sur le devant, sans doute pour secourir le voisin inoccupé. Il se promena dans cette voie étroite, allant et venant lentement, sans que la perforée se plaignit tout le temps que dura la fouille; mais à la fin, elle poussa des cris, arrachés sans doute, par l’infernale jouissance, qui la tordait, sous le déluge brûlant que lui lançait dans les entrailles, le plongeur enfoncé maintenant jusqu’aux poils, et secouée lui-même par des spasmes voluptueux. Malgré l’offrande déposée dans le fond du sanctuaire, le visiteur y gardait toute son amplitude, car l’empalée ayant crié: «Encore,» le pourfendeur, reprit vigoureusement la fouille du sentier occupé, la main droite, toujours aux avant-postes. Cette fois l’empalée se tordit sur le membre en sifflant de plaisir. La marquise, qui n’avait qu’une heure à dépenser voulait la bien employer, car sans perdre de temps à la toilette du bijou de l’athlète, elle le prend dans sa bouche travaillant à le mettre en colère. Il se rebiffe bien vite dans cette chaude prison, et quand il est en tenue de service, le galant s’étend sur le tapis, sur l’ordre de la marquise; celle-ci l’enjambe, met la tête dans les bords entr’ouverts par ses doigts, et descend sur la colonne verticale, que nous voyons s’engloutir dans l’abîme, car elle nous tourne le dos. Elle chevauche sur sa monture, voyageant sur la quille qu’on voit entrer et ressortir. Entre les fesses élargies, mises en mouvement par la chevauchée, on voit sortir du petit orifice relâché par l’écartement qu’il vient de subir, des filets de sperme, coulant sur les cuisses, et tombant sur le ventre du porteur, tandis que la belle croupe blanche se dandine en roulements voluptueux sur la colonne disparue, et que les soupirs enchantés recommencent. » (extrait)

Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1880 et 1920, n°499 : "L'auteur nous fait pénétrer dans les mystérieux boudoirs d'une maison aux murailles transparentes où se passent les scènes les plus voluptueuses qu'on puisse rêver" ; Kearney, Notes towards a bibliography of ‘E. D’, scissors & paste bibliographies, Santa Rosa, California, 2019, indique 4 éditions différentes entre la fin du XIXe et les années 1920.

Bon exemplaire broché non rogné de ce livre pornographique clandestin devenu rare.

VENDU

lundi 29 décembre 2025

Les Tableaux Vivants ou Mes Confessions aux Pieds de la Duchesse. Anecdotes véridiques tirées de mes amours avec nos libertines illustres et nos fouteuses de qualité, par un Rédacteur de la R. D. D. M. [i.e. Revue des Deux Mondes]. Tome I et II (complet). Amsterdam, MCCMLXX (pour 1870) [i.e. 1910, par les Frères Briffaut à Paris]. Edition rare. Bel exemplaire relié à l'époque.


Par un rédacteur de la R. D. D. M. [Gustave Droz ? Paul Perret ?]

Les Tableaux Vivants ou Mes Confessions aux Pieds de la Duchesse. Anecdotes véridiques tirées de mes amours avec nos libertines illustres et nos fouteuses de qualité, par un Rédacteur de la R. D. D. M. [i.e. Revue des Deux Mondes]. Tome I et II (complet).

Amsterdam, MCCMLXX (pour 1870) [i.e. 1910, par les Frères Briffaut à Paris]

2 tomes reliés en 1 volume in-8 (19 x 13 cm environ) de (4)-83 et 1 feuillet de table pour le tome 1 (recto seulement) et (4)-78 et 1 feuillet de table pour le tome 2 (recto seulement).

Reliure à la bradel pleine percaline rouge de l'époque, titre doré au dos, relié sur brochure, non rogné, les couvertures jaunes sur papier fort imprimées en noir et rouge ont été conservées en parfait état (les deux premiers plats et le second plat du tome 2). Très belle impression sur beau papier vergé fort à pontuseaux horizontaux. Parfait exemplaire, très frais. Papier bruni en regard des couvertures conservées.



Nouvelle édition clandestine donnée en 1910 à Paris par les Frères Briffaut (Dutel).

Edition rare tirée à très petit nombre.

Le texte est attribué à Paul Perret. Les initiales R.D.D.M. qui font penser à la Revue des Deux Mondes ont été mises là à dessein.

Notre exemplaire est imprimé sur beau papier vergé fort à pontuseaux horizontaux. Les ornements, d'après Dutel, renvoient aux éditions données par les Frères Briffaut à Paris.

Références : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1880 et 1920, n°836 (titre reproduit identique à notre exemplaire) ; Pia, Les Livres de l'Enfer, 1295.









Cet ouvrage, ouvertement pornographique mais écrit dans un style très étudié, a été publié pour la première fois en 1870 à Bruxelles par Poulet-Malassis. Les frères Briffaut ont donné (selon Dutel) plusieurs éditions de ce texte entre 1910 et 1912. Notre édition a été imprimée sur un très beau papier vergé fort filigrané M B M.

"Ouvrage libre, qui ne recule pas devant l’em­ploi des expressions les plus vives ; il est divisé en quinze chapitres. — Les initiales ci-dessus ne signifient-elles pas Revue des Deux Mondes ? On a attribué ces Tableaux à l’auteur d’Un été à la campagne ou Correspondance de deux jeunes Parisiennes, en un mot, à un fils de l’Académi­cien Droz." (extrait placé en tête d'une autre édition ancienne de ce texte).

Voici les titres des chapitres outre la Préface et un Épilogue : Chapitre I. Il ne faut pas baiser la mère. Chapitre II. La chair de poule. Chapitre III. Un mari d’Afrique. Chapitre IV. L’adultère en robe de mariée. Chapitre V. Sur une lunette, ou les bizarreries de la nature. Chapitre VI. La fraise. Chapitre VII. Secours aux veuves. Chapitre VIII. Un chapitre des liaisons dangereuses. Chapitre IX. Montre en argent ou le saut de Leucade. Chapitre X. Le bas gris-perle et l’étoile rouge. Chapitre XI. Sur un trône. Chapitre XII. Les matinées d’une courtisane. Chapitre XIII. La goule. Chapitre XIV. Les couvents à la mode. Chapitre XV. Le manche du gigot.

"— Ah ! c’est une opération délicate que de branler une vierge. Là, tout est expérience. On branle à l’aventure. Un soupir, un tressaillement doivent vous avertir que la crise est prochaine. Quelquefois l’ingénue se dérobe : — Vous al… vous allez trop fort ! Un homme d’esprit qui fut en même temps un grand libertin avait coutume de dire : — Dieu me fasse la grâce de me donner des doigts lestes ! La légèreté ne suffit pas : il faut encore toucher juste… Le clitoris fuit, il faut le saisir. Vous n’avez peut-être jamais branlé aucune de vos maîtresses, sans que dans le cours de ce travail elle ne vous ai dit : — Ce n’est pas là ! Que les hommes sont maladroits ! Les femmes savent bien mieux s’y prendre. C’est ce qui justifie Lesbos. Encore, quand deux femmes se rendent entre elles le service éminent de se branler l’une l’autre, la besogne n’est pas parfaite. La tribade la plus accomplie touche quelquefois à côté. — On n’est pas là ! me dit Valentine." (extrait)

"— Suzanne, ma chère Suzanne ! — Ne va pas croire que je ferai jamais à ce magot les mêmes caresses qu’à toi ! me disait Suzanne. Elle me suçait en même temps la bouche. L’adorable fille, ma glorieuse élève, n’avait jamais mis tant d’art dans l’acte sacré. Elle se soulevait et se laissait alternativement retomber sur moi. Mon membre pénétrait dans son sein jusqu’à la garde, puis sortait, rentrait encore. Bientôt sentant que le plaisir allait nous gagner malgré nous, elle demeura immobile, étroitement serrée contre, enconnée jusqu’à l’âme. Je glissai un doigt entre ses deux fesses brunes et satinées d’où s’échappait ce bouquet de soie noire qui était un de ses charmes le plus piquants. J’enfonçai ce doigt avec emportement ; j’aurai voulu toucher ses entrailles !" (extrait)








Bel exemplaire de ce livre érotique clandestin rare, petite merveille de texte ciselé avec délices.

Prix : 850 euros

mardi 9 décembre 2025

Le magnétophone indiscret, roman inédit par Gérald Buron (Léon Puttmans et Charles Dortant) | 1965 | Avec 16 photographies en couleurs (ektachrome) tirées sur papier glacé. Rare clandestin pour cette période où la pornographie se vendait sous le manteau. Bel exemplaire.



Gérald BURON [Léon Puttmans et Charles Dortant]

Le magnétophone indiscret. Roman inédit.

Editions de la Colonne d'Airain, à Pallavas (sans date, ca 1965) [i.e. Bruxelles, Léon Puttmans et Charles Dortant]

1 volume in-8 (20,8 x 14,9 cm) broché de 174 pages et 1 feuillet non chiffré (blanc) et avec 16 photographies en couleurs sur papier glacé brochées à la fin du volume (dont une sur double page). Couverture en papier rose imprimée en noir. Légères insolations à la couverture. Volume par ailleurs d'une grande fraîcheur.

Edition originale illustrée par la photographie en couleurs.










Cet ouvrage, selon Dutel, est l'oeuvre d'un auteur bruxellois, employé de banque. Il est sans conteste le meilleur écrivain pornographique de la seconde moitié du XXe siècle. Ses romans d'une perversion extrême, servie par un style brûlant, ont pour thème la masturbation, seule ou à plusieurs, l'exhibition et l'inceste. Publiés par Léon Puttmans et Charles Dortant.

"Brusquement la femme se pencha davantage. Sa bouche se referma, chaude et vorace, sur le bout du membre. Antoine eut un brusque sursaut puis il s’abandonna à cette nouvelle caresse. Il tendit vers la bouche son sexe tout à coup devenu énorme lui semblait-il. Ensuite il se courba au-dessus de la femme, caressa ses cheveux, son cou, ses aisselles. Il promena ses paumes sur le dos dénudé, eut une sensation veloutée au bout des doigts. Mais il ne put se retenir. Le sperme gicla brutalement dans la bouche de la femme. Cependant, quand elle se redressa, sa bouche était nette, ce qui stupéfia Antoine. Elle allait vraiment jusqu’au bout des choses… — Ça vous étonne ? fit-elle en souriant. — Un peu… nous nous connaissons à peine… c’est tellement intime que d’avaler ça… — Ne me demandez pas pourquoi mais pour vous je ferais bien d’autres choses… et cependant je n’ai aucun espoir de vous conquérir ni aucune ambition… Je ne suis ni intelligente ni jeune. Mon temps est passé. Tout ce que je puis faire c’est d’accepter ce qui s’offre à moi. Ce qui vient de se passer entre nous provient de ce que vous avez surpris ce petit jeune homme qui sortait de mon appartement. Vous devez penser beaucoup de mal à mon propos. Il ne peut en être autrement. Je me suis conduite comme une dépravée." (extrait)











Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1903.

Les photographies, très explicites, tirées à la manière des ektachromes, sont un ornement essentiel de ce volume devenu rare.

Bel exemplaire de ce joli clandestin illustré par la photographie en couleurs.

VENDU

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