Ingénues sensuelles.
Sans lieu ni date [vers 1935-1940, Paris ? Maurice Duflou ?]
1 volume petit in-8 (18,4 x 12,8 cm) broché de 104 pages. Couverture en papier texturé bleu et imprimée en argenté. Page de faux-titre imprimée en rouge. Texte ronéotypé sur papier vergé ivoire, avec 7 illustrations hors-texte tirées sur papier photographique. Très bon état de conservation, papier et illustrations très fraîches.
Edition originale.
Le détail du tirage n'est pas précisé mais probablement autour de 250 à 350 exemplaires comme d'autres ouvrages de la même époque et similaires quant à la façon.
Par ailleurs un ouvrage est tout à fait semblable quant à la manière et à la présentation, il s'agit de Aventures lubriques, avec 8 photogravures tirées sur papier photographique (même format, même ronéotypage et même illustrateur (même style) qui signe alors Erès et qui n'est autre que Chéri Hérouard. Les illustrations ici ne sont pas signées mais nous pensons qu'elles sont du même artiste, à savoir Chéri Hérouard. Le papier utilisé pour la couverture ainsi que la présentation générales pourraient laisser entendre que ce livre a été publié plutôt vers la fin des années 1930. Un autre ouvrage intitulé Confessions perverses et illustré de 12 photogravures de dessins tirés sur papier photographique est de la même veine.
Le papier texturé utilisé pour la couverture n'est pas sans rappeler un papier similaire utilisé à la même époque pour des productions clandestines données par Maurice Duflou. Dutel n'évoque pas Maurice Duflou pour cette édition mais nous croyons qu'il ne doit pas en être totalement étranger pour ne pas dire que nous pensons que cette production doit lui être attribuée.
D'après Dutel ce texte serait la traduction en français d'une roman anglais intitulé Sub Umbra (A l'Ombre) publié pour la première fois vers 1879.
Le titre est explicite. Il s'agit ici d'initiations à l'amour charnel de novices très consentantes.
"Il faut que je goûte le nectar de l'amour, m'écriai-je, en arrachant mes lèvres des siennes ; et, prenant une position inverse, je portai ma figure contre ses cuisses dociles.
Je léchai avec une ivresse profonde l'abondante décharge sur les lèvres de son petit conin ; puis, ma langue chercha son chemin plus loin et vint chatouiller son clitoris surexcité, la transportant de frénésie et d'un désir fou de jouir plus ardemment encore ; toute délirante d'extase, elle jeta ses jambes autour de mon cou et frotta ma tête entre ses deux cuisses fermes et charnues. Mouillant mon doigt dans sa fente lubrifiée, je l'introduisis facilement dans le trou de son derrière qu'entourait une jolie toison noire, pendant que, de ma langue, je continuais à lui chatouiller son petit clitoris en érection. Je l'amenai peu à peu à une telle intensité de désirs, qu'elle empoigna mon membre et l'amena à sa bouche, tandis que je me plaçais au-dessus d'elle pour lui faciliter cette opération ; elle roula sa langue tout autour de la tête pourpre et je sentis également de légères et amoureuses morsures. Ce fut le paroxysme de la jouissance érotique. Elle s'inonda de nouveau dans une abondante décharge, tandis qu'elle suçait avec avidité chaque goutte de sperme qui jaillissait de mon membre excité.
Tous deux, nous nous évanouîmes presque sous l'excès de nos émotions et restâmes pendant quelques instants entièrement épuisés, jusqu'à ce que je sentisse mon engin d'amour pressé et sucé de nouveau par ses ravissantes lèvres. L'effet fut électrique. Je me remis à bander comme auparavant.
— Maintenant, mon adorée, jouons le vrai jeu d'amour, m'écriai-je, changeant de position et écartant ses cuisses frémissantes, afin de pouvoir m'agenouiller entre les deux ; mes genoux étaient placés sur son jupon, de façon à n'être pas tachés par l'herbe. Elle était étendue devant moi, dans un délicieux état de jouissance anticipée, sa jolie figure était rouge de honte, ses paupières, bordées de longs cils noirs, étaient closes, ses lèvres légèrement entr'ouvertes et les globes ferme, arrondis et admirablement développés de sa poitrine se soulevaient en proie à une excitation tumultueuse ; c'était exquis. Fou de désirs, je ne pus différer plus longtemps le sacrifice, et il me fut impossible de me contenir. Hélas ! mignonne pucelle, dites adieu à votre virginité ! J'apportai mon engin sur la cible, en frottant légèrement la tête entre les lèvres de son vagin. [...]" (extrait pp. 14-15).
Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1747.
Très rare ouvrage pornographique clandestin ronéotypé et illustré par des clichés photographiques de dessins.
Prix : 850 euros














