samedi 14 mars 2009

Le Paul et Virginie de Cumer (1838) dans une superbe reliure doublée de Bretault (1903).





BERNARDIN DE SAINT-PIERRE (Jacques-Henri)

PAUL ET VIRGINIE
par Bernardin de Saint-Pierre.

Paris, L. Curmer, 25, rue Sainte-Anne. 1838.

1 volume grand in-8 (27 x 18,5 cm – Marges : env. 26,3 x env. 17,5 cm) de LVI-458-(14) pages.

Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs janséniste, auteur et titre doré, date dorée en queue, double-filet doré sur les coupes, tête dorée, non rogné (relié sur brochure), doublure de maroquin saumon mosaïqué de maroquin bleu-vert serti d’une dorures rocailles en encadrement, garde de soie brochée rose et verte à motifs fleuris, garde marbrée (reliure signée BRETAULT 1903). Infimes frottements sur un bord ou deux de deux ou trois nerfs, dos passé (assombri), sinon parfait état. Intérieur très frais avec quelques rousseurs éparses aux premiers et aux derniers feuillets. La grande majorité pour ne pas dire la presque intégralité de l’ouvrage est parfaitement blanc et l’ensemble du volume est imprimé sur beau papier vélin blanc. Les gravures sont parfaites. Couvertures bleu clair à la date de 1839 conservées en parfait état. Rousseurs claires éparses sur les tranches.


NOUVELLE ET CÉLÈBRE ÉDITION ILLUSTRÉE DE CE GRAND LIVRE.

Cet ouvrage est très recherché des amateurs lorsqu’il est bien relié et bien conservé sur beau papier sans les rousseurs disgracieuses qui déparent la plupart des exemplaires arrivés jusqu’à nous. Illustré d’environ 450 vignettes gravées sur bois dans le texte, de 29 planches dessinées et gravées sur bois par Meissonier, Français, Tony Johannot, Isabey, Paul Huet, Marville, Steinheil, etc., gravées par Lavoignat, Brévière, Porret, etc., de 7 portraits, d’une carte coloriée. de l'île de France (aujourd'hui île de la Réunion). La chaumière indienne débute à la page (317).


Exemplaire ayant les particularités suivantes : Portrait de l’auteur avec la sphère comme remarque. Les portraits et les hors-texte, tirés sur chine collé, sont tous avant la lettre, avec le cadre, avec le nom des artistes à la pointe. Le portrait de la jeune Bramine est sans l’étoile. Le portrait du Docteur est par Meissonier et celui de Madame de La Tour par Johannot. Le portrait-vignette dit de la Bonne femme ne se trouve pas dans cet exemplaire. Les hors-texte n’ont pas de papier de soie. La page LII est en 8 lignes (non remaniée). On trouve le médaillon d’Orrin Smith avec, au-dessous, tous les outils des graveurs.


Si notre exemplaire porte plusieurs marques de second tirage on y trouve néanmoins plusieurs indices de premier tirage, comme l’indique Carteret, états réservés à quelques exemplaires sur vélin ou sur chine. Notre exemplaire, pratiquement dépourvu des rousseurs habituelles, ainsi que l’utilisation d’un papier plus fort pour l’ensemble du tirage, nous invite à classé cet exemplaire parmi les rares exemplaires sur papier vélin collé. M. Curmer s’était fait imprimé pour lui un de ces exemplaires sur papier vélin collé avec tous les fumés sur chine des illustrations.

« Le Paul et Virginie de 1838, (…), est en effet l’édition la plus réussie et la plus intéressante des très nombreuses éditions de cet ouvrage. » (Carteret III, 538).


Références : Carteret III, 532-547. Brivois, pp. 388 et suivantes. Un exemplaire en reliure doublée de la fin du XIXe s. de Raparlier (42.000 francs le 24.11.2000, Piasa). Un exemplaire lavé et encollé relié maroquin à la fin du XIXe par Lortic (3.049 euros, Rieu-Ba, 15.12.2001).


PRÉCIEUX EXEMPLAIRE SUR BEAU PAPIER VÉLIN, TRÈS PUR, PARFAITEMENT ÉTABLI SUR BROCHURE, DANS UNE TRÈS BELLE RELIURE DOUBLÉE DE BRETAULT EN 1903.

VENDU

vendredi 13 mars 2009

Auguste Leroux : La rotisserie de la reine Pédauque (1911). Superbe reliure maroquin doublée de G. Mercier successeur de son père, 1919.




Reliure doublée signée G. MERCIER SUCCESSEUR DE SON PÈRE 1919.


ANATOLE FRANCE – AUGUSTE LEROUX (illustrateur)

LA RÔTISSERIE DE LA REINE PEDAUQUE. Illustrée par Auguste Leroux de 176 compositions gravées par Duplessis, Ernest Florian, les Deux Froment, Gusman et Perrichon.

Editions d’Art Edouard Pelletan, Paris, 1911.

1 volume in-4 (27 x 21 cm). 442-(1) pages.

Couverture


Reliure plein maroquin prune, dos à nerfs richement orné de filets et jeux de fleurons rocaille, date en queue, titre et auteur doré, plats décorés d’un encadrement de filets dorés pleins et perlé, fer dent de rat, double-filet doré sur les coupes, doublure de maroquin bleu mosaïqué de maroquin prune, le tout serti d’un somptueux décor aux petits fers dorés rocaille, garde de soie tissée prune, garde peigne, tranches dorées sur témoins, couverture et dos conservés, étui bordé (reliure signée G. MERCIER SUCCESSEUR DE SON PÈRE, 1919).

Doublure


PRÉCIEUX EXEMPLAIRE SUR VÉLIN DU MARAIS A LA CUVE ENRICHI D’UN DESSIN A LA MINE DE PLOMB REHAUSSÉ SIGNÉ, D’UNE AQUARELLE ORIGINALE SIGNÉE, ET D’UNE SUITE DE TOUTES LES ILLUSTRATIONS SUR PAPIER DE CHINE.

Dessin original signé, mine de plomb rehaussé.


L’exemplaire porte le numéro 110 (le tirage total est de 410 exemplaires). C’est un des 333 exemplaires sur papier vélin des papeteries du Marais. Il est enrichi d’un dessin érotique à la mine de plomb rehaussé en couleurs, pleine page, d’une aquarelle originale pleine page intitulée « Monsieur d’Astarac devant la rotisserie ». Il a été également ajouté à cette exemplaire une des rares collection d’épreuves d’artiste des 176 gravures sur chine (les hors-texte en couleurs sont ici en 2, 3 ou 4 états, de la décomposition du tirage en couleurs ou en camaieu). Le prospectus de l’édition a été relié à la fin (4 feuillets illustrés de 3 gravures de L’artiste).

Aquarelle originale signée.


EXEMPLAIRE A L’ÉTAT PROCHE DU NEUF. Étui frotté aux angles papier. Dos de la reliure très légèrement passé.

L’illustration par Auguste Leroux de cet ouvrage est trop connue pour porter plus loin la louange. C’est le chef d’œuvre de Leroux nous dit Carteret, et cela suffira ici à faire son panégyrique.

Références : Carteret IV, 170. Librairie Sourget, Catalogue « Deux cent livres précieux de 1467 à 1959 », 1986, n°196, ex. sur chine reliure doublée de Marius-Michel, coté 125.000 francs (19.000 euros).

Reliure doublée signée G. MERCIER SUCCESSEUR DE SON PÈRE 1919.


SUPERBE OUVRAGE ILLUSTRÉ PAR AUGUSTE LEROUX ET SOMPTUEUSEMENT RELIÉ PAR MERCIER EN 1919.

UNE DES RARES RELIURES DOUBLÉES MOSAÏQUÉES QUE G. MERCIER FILS A EXÉCUTÉ SUR CET OUVRAGE JUSTEMENT RECHERCH
É DES AMATEURS.

VENDU

Histoire généalogique de la Maison de La Trémoille par les frères de Sainte-Marthe (1668). Superbe reliure fleurdelisée de Capé (vers 1850).




SAINTE-MARTHE (Pierre, Louis et Scévole de)

HISTOIRE GÉNÉALOGIQUE DE LA MAISON DE LA TRÉMOILLE. Justifiée par chartes d’églises, arrêts du Parlement, titres du trésor des chartes, de la chambre des comtes, histoires imprimées, manuscrites et autres bonnes preuves. Tirée d’un manuscrit de Messieurs de Sainte-Marthe conseillers du roi en ses conseils et historiographes ordinaires de S. M. et mise en abrégé. Par Monsieur de S. Marthe conseiller du roi en ses conseils, maître d’hôtel ordinaire de S. M. historiographe de France.

A Paris, chez Simon Piget, 1668 [i.e. 1667]. (Achevé d’imprimer le dernier septembre 1667).

1 volume in-12 (147 x 85 mm) de (36)-348-(9) pages.

Reliure plein maroquin violet, dos à nerfs orné dans les caissons soulignés d’un double-filet doré en encadrement, d’un semis de petites fleurs de lis, plats encadrés d’un triple-filet doré, fleurs de lis en écoinçons, double-filet sur les coupes, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, tranches dorées (reliure du milieu du XIXe siècle signée CAPÉ).

Quelque légères décolorations et ombres sur les plats, dos légèrement passé). Intérieur parfait. Quelques annotations anciennes du XVIIe siècle à la plume couvrent certaines marges (notes fort érudites et très intéressantes venant compléter le texte imprimé).


ÉDITION ORIGINALE TRÈS RARE PARUE EN SEPTEMBRE 1667 SOUS LA DATE DE 1667 OU 1668 COMME ICI.

"Très-rare. Avec une table des alliances de la Maison de la Trémoille et des principales terres possédées par elle. On trouve dans ces alliances les noms d'Auxy, de Chabannes, de Châteauvillain, de Hurot-Cheverny, de Levis-Mirepoix, de Luxembourg-Montmorency, de La Rochefoucauld, de Rochechouart, de Toulongeon, etc." (Catalogue de livres rares etc., de la bibliothèque du comte de N…, Paris, Schlesinger, 1879, n°2600, ex. veau marron).

Saffroy n°51241 indique que ce volume est très rare et qu’il se trouve indifféremment sous la date de 1667 ou 1668, mais il s’agit du même volume.

Jumeau de Louis, Scévole de Sainte-Marthe fit avec son frère ses humanités à Poitiers, puis ils étudièrent la jurisprudence à Angers. Le président de Thou leur ouvrit sa riche bibliothèque pour que les deux jeunes gens participent au projet de sa grande histoire. Ils entreprirent l'Histoire généalogique de la Maison de France qui connut un grand succès. André Duchesne et Justel leur avaient fourni un grand nombre de mémoires. C'est d'après le manuscrit des deux jumeaux que Pierre de Sainte-Marthe, leur jeune frère né en 1618, donna son Histoire généalogique de la maison de Trémoille. (Histoire Littéraire du Poitou, t. II, p. 427).

La famille de la Trémoille (écrit également de la Trémouille) est une famille ducale française. Elle connut ses plus illustres membres à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance.

Cet exemplaire a été offert, avec cet envoi sur la garde blanche : « Pour la bibliothèque particulière de Charlotte. T. 1883. » Cette dédicataire était-elle descendante de la famille de La Tremoille ?? (on trouve une Charlotte de La Trémoille fort célèbre au XVIIe siècle).

BEL EXEMPLAIRE DANS UNE FINE RELIURE FLEURDELISÉE DE CAPÉ.

VENDU

mercredi 11 mars 2009

Le Décaméron ou les dix journées de Jean Boccace. Edition de bibliophile Jouaust (1873). Magnifique reliure d'époque signée Auguste-Petit.




GIOVANNI BOCCACIO, en français, JEAN BOCCACE (1313-1375)

[LE DÉCAMERON] LES DIX JOURNÉES DE JEAN BOCCACE. Traduction de Le Maçon, réimprimée par les soins de D. Jouaust, avec notice, notes et glossaire, par M. Paul Lacroix. Onze eaux-fortes par Flameng.

Paris, Librairie des bibliophiles, 1873.

4 volumes in-12 (17 x 10,5 cm) de (6)-XLIII-132 ; 201 ; (4)-161 ; (2)-139 ; (4)-134 ; (2)-74 ; (2)-115 ; (4)-162 ; (2)-94 ; (2)-231-(1) pages.

Reliure pleine maroquin rouge vermillon, dos à nerfs richement orné de jolis petits fers dorés variés (palmettes, petites fleurs de lis couronnées, filets, roulettes, etc), triple-filet doré en encadrement des plats, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque signée AUGUSTE-PETIT). Exemplaire à l'état proche du neuf avec quelques piqures sombres au maroquin peu visibles. Infimes frottements sur deux coiffes. Les gravures présentent un léger report sur le feuillet en regard.


ÉDITION DE BIBLIOPHILE IMPRIMÉE A 600 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE HOLLANDE A LA FORME (VERGE TEINTÉ). Avec un tirage à 50 ex. sur Chine et Whatman et un tirage sur grand papier à 180 exemplaires.

Durant la peste qui frappa la ville de Florence en 1348 et dont l’auteur fût témoin, trois jeunes hommes et sept jeunes femmes se réunissent à l’église Santa María Novella et prennent la décision de s’isoler dans une villa lointaine pour échapper à la peste. Dans ce lieu, pour éviter de repenser aux horreurs qu’ils virent, les jeunes gens se racontent des contes les uns aux autres. Ils restent durant quatorze jours dans la villa mais ne racontent aucune histoire les vendredis et samedis. Le titre vient donc de ces dix journées de contes. Chaque jour, un participant tient le rôle de « roi » et décide du thème des contes. Cependant, le premier et le neuvième jours, cette règle n'est pas appliquée. Au total, l'œuvre se compose de cent récits de longueur inégale.

Les sources qu’utilise Boccace sont variées : des classiques gréco-romains aux fabliaux français médiévaux.


MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE, FINEMENT RELIÉ A L'ÉPOQUE, DE CE GRAND CLASSIQUE DE LA LITTÉRATURE GALANTE ITALIENNE DU XIVe SIÈCLE.

VENDU

L'ouvrage considéré comme fondateur de la psychiatrie moderne : L'examen des esprits pour les sciences de Huarte (1655 i.e. 1645).



HUARTE (Jean). Traduction de Vion d’Alibray ou Dalibray.
L’EXAMEN DES ESPRITS POUR LES SCIENCES. Où se monstrent les différences d’Esprits qui se trouvent parmy les hommes, & à quel genre de science chacun est propre en particulier. Composé par Jean Huarte, médecin espagnol. Nouvellement traduit suivant l’ancien original. Et augmenté suivant la dernière impression d’Espagne.
Paris, Jean Guignard le père et le fils, 1655 [i.e. 1645].

1 volume in-8 (17,5 x 11,5 cm) de (80)-825-(25) pages.

Reliure plein veau brun, dos à nerfs orné, filets dorés (reliure de l’époque). Reliure usagée (mors, coiffes, coins usés), manque de cuir au dos, cuir friable. Intérieur frais, papier uniformément teinté. Bon état cependant, reste solidement relié.

PREMIÈRE ÉDITION DE CETTE NOUVELLE TRADUCTION.

Cet ouvrage, publié en 1575 par un médecin espagnol, Juan Huarte de San Juan (1529–1530 ?–1580) sous le titre Examen de ingenios para las sciencias... a eu un retentissement considérable dans toute l’Europe savante. Plus de trente éditions dans les principales langues européennes sont parues depuis lors. Les trois traductions françaises des premières éditions espagnoles, la princeps et celle posthume de 1594, après l’expurgation exigée par l’Inquisition de plusieurs chapitres ont suscité dans notre pays pendant trois siècles des débats autour de cet « examen des esprits nés aux sciences ».

La redécouverte récente en France et en Espagne de ce livre essentiel de la pensée humaniste nous permet de le situer comme marquant dans l’histoire des idées la naissance d’une nouvelle anthropologie. (Jean Garrabé, Histoires des psychiatries, 2002).


Philosophe et médecin navarrais, Juan Huarte publie cette analyse très fouillée des aptitudes pour les études, ouvrage d'avant-garde pour l'époque. Il explique pourquoi un étudiant est plus apte pour telle science plutôt que pour telle autre. Les divers aspects de l'intelligence et de la physiologie de l'élève sont mis à contribution pour l'orienter vers une discipline qui est en accord avec ses dispositions.

Les données scientifiques sont celles du XVIème siècle, mais beaucoup d'observations surprennent par leur sagacité, leur validité toujours actuelle et l'humour employé, surtout dans la galerie des professions envisagées.

Dans cet ouvrage fondateur de la psychologie différentielle, la logique serrée de l'argumentation va de pair avec une rare clarté. Le succès ne tarda pas, les rééditions non plus. Pourtant favorable dans un premier temps, l'Inquisition se ravisa, censura plusieurs passages où le rôle du corps lui paraissait excessif. Juan Huarte, natif de Saint-Jean-Pied-de-Port mais établi en Andalousie pour pouvoir demeurer espagnol, dut revoir sa copie. Le livre, amendé mais aussi augmenté, refit finalement surface, mais à titre posthume cette fois-ci, en 1594.

Ecrit par l'une des figures intellectuelles marquantes du Siècle d'or espagnol, il eut au XVIème et au XVIIème siècle une grande influence à travers toute l'Europe, grâce à de multiples traductions et de nombreuses éditions ou rééditions. Cervantès s'en servit pour camper le personnage de Don Quichotte.

En France, Montaigne et Montesquieu le lurent attentivement. (Présentation de la réédition moderne, nouvelle traduction, Editions Atlantica).
La première édition de la traduction de Chappuis date de 1580. On aura une autre traduction par Vion d’Alibray (1645) et une autre par Savinien Alquié (1672).

Références : www.cairn.info/revue-de-metaphysique-et-de-morale-2001-3-page-399.htm ; Analectabiblion, ou, Extraits critiques de divers livres rares, oubliés (Tome II, 1837, p.49-57) qui analyse l’ouvrage dans son ensemble. “Huarte was a distinguished Spanish physician and psychologist. His Examen, which gained for him a European reputation, was the first attempt to show the connection between psychology and physiology" (Garrison & Morton, 4964). Lire également à propos de cet important ouvrage, « Médecine et philosophie chez Huarte de San Juan » par François Azouvi, CNRS, EHESS, CAIRN. p. 399.

Un amateur du début du XVIIIè siècle a copieusement commentée cette traduction au premier contre plat du volume, voici ce qui est écrit :

« acheté le 2e novemb. 1709. – Traduction consciencieuse très exacte et complète d’après la première édition non expurgée, avec toutes les additions qui se trouvent dans la seconde édition de Baeza, 1594. Le traducteur devait avoir sous les yeux l’édition d’Alcala (1640), qui précéda de quelques années seulement sa traduction, soit qu’elle ait paru en 1655, d’après la date du titre, soit dix ans plus tôt (1645), d’après l’achevé d’imprimer qui suit le privilège. Ce qu’il dit des fautes d’impression, des transpositions et des lacunes, s’appliquerait parfaitement à l’édition de 1640, très inférieure à la seconde de Baeza, à celle de Medina de Campo (1603), et probablement celle de Barcelone (1607). Vion Dalibray était fort au courant, et possédait bien son auteur. »


Il est facile de remarquer que le titre est un carton rapporté. Notre exemplaire est donc très certainement un des exemplaires de l’édition de 1645 (achevé d’imprimer le 6 septembre 1645) avec un titre de relais réimprimé à la date de 1655 afin d’écouler les exemplaires invendus de l’édition.

OUVRAGE CONSIDÉRÉ AUJOURD’HUI A JUSTE TITRE COMME FONDATEUR DE LA PSYCHIATRIE MODERNE. BON EXEMPLAIRE DE CETTE INTÉRESSANTE TRADUCTION, PLUS COMPLÈTE QUE LES PRÉCÉDENTES.

VENDU

mardi 10 mars 2009

Une supercherie littéraire sous la restauration : Louis XVI peint par lui-même ou correspondance et autres écrits de ce monarque etc... (1817)





(BABIE DE BERCENAY - LA PLATIERE (Sulpice IMBERT, comte de)

LOUIS XVI PEINT PAR LUI-MÊME, ou correspondance et autres écrits de ce monarque ; précédés d’une notice sur la vie de ce prince, avec des notes historiques sur sa correspondance et ses autres écrits.

Paris, chez Gide fils, libraire, 1817. (Adrien Egron, imprimeur de S.A.R. Monseigneur Duc d’Angoulême).

1 volume in-8 (21 x 13,5 cm) de XLIV-468 pages.

Reliure pleine basane havane racinée et granitée, dos lisse richement orné de caissons soulignés de filets dorés gras, caissons décorés d’un semis de minuscules fleurs de lis et de grandes fleurs de lis, alternés, pièce de titre de maroquin rouge. Roulette de feuillages dorés en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, gardes et tranches marbrés coordonnés. (reliure strictement de l’époque). Belle impression sur beau papier chiffon vergé. Exemplaire parfaitement conservé à l’état proche du neuf.


ÉDITION ORIGINALE SOUS CE TITRE DE CETTE INCROYABLE SUPERCHERIE LITTÉRAIRE.


On connait l’histoire de cet ouvrage d’après Barbier, dans son Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes :

« En 1809, lorsque je faisais imprimer le troisième volume de ce dictionnaire, M. Babié m'a avoué qu'il avait composé le plus grand nombre de ces lettres en société avec M. de La Platière. Dans ces derniers temps il a répété le même aveu à M. Beuchot, qui l'a consigné dans le "Journal général de la librairie"(...)" Voici ce que dit M.Babié à M. Beuchot "J'étais un jour chez Sulpice de la Platière ; nous cherchions ensemble le titre ou le sujet d'un livre. L'idée nous vint de faire des "lettres de Louis XVI". Tous les matins je me rendais chez Sulpice de La Platière et là en prenant le thé nous fabriquions quelques lettres, quand nous en eûmes une quantité suffisante, nous vendîmes notre travail à M. L. qui nous en donna cent louis que mon collaborateur partagea avec moi »

Il faut replacer la genèse de cet ouvrage dans son contexte historique. Depuis le 8 juillet 1815 les Bourbons sont de retour sur le devant de la scène politique (seconde restauration). La France se trouve alors sous l’emprise d’une sorte de frénésie royaliste renaissante. Les écrits complaisants envers les Bourbons et la monarchie ressuscitée pullulent alors. Créer de toute pièce une correspondance inédite de Louis XVI et la publier en 1817 paraît une idée fort à propos. Nous sommes en présence ici d’un exemplaire relié aux attributs de la monarchie (fleurs de lis répétées), gage que cette édition, au moment de sa parution en librairie, persuada une partie des lecteurs amateurs de la faire recouvrir d’une reliure authentiquement « monarchique ». La supercherie a semble-t-il totalement réussi.

Certaines lettres de cette édition avaient déjà paru dans les 2 volumes publiés en 1803 (Paris, Debray, 2 vol. in-8) intitulés : « Correspondance politique et confidentielle inédite de Louis XVI avec ses frères et plusieurs personnages célèbres pendant les dernières années de son règne et jusqu'à sa mort, etc. »

Références : Quérard V, 190 ; Supercheries, II, 825a ; Barbier II, 1346 ; Tourneux 20831 ; Bulletin du Bibliophile, 1838, pp. 74-75 ; Eckard, Recherches historiques et biographiques sur Versailles, p. 387.

MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE DANS SA TRÈS BELLE RELIURE DE L’ÉPOQUE, PARFAITEMENT CONSERVÉE.

VENDU

Gastronomie : Ce cuisinier presque inconnu que fut Menon. Edition originale très rare de la Science du Maître d'hôtel cuisinier (1749).




[MENON]

LA SCIENCE DU MAÎTRE D'HÔTEL CUISINIER, avec des observations sur la connaissance & propriétés des aliments.

A Paris, Au Palais, chez Paulus-du-Mesnil, imprimeur-libraire, 1749.

1 volume in-12 (17 x 10 cm) de (4)-XCVI-552-(8) pages.

Reliure veau havane marbré, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque). Coiffes et coins usagés, reliure légèrement frottée. Intérieur frais.

ÉDITION ORIGINALE TRÈS RARE.

On lit en guise de préface à ce célèbre ouvrage d'art culinaire du XVIIIe siècle les préceptes suivants :

"1. J'ai taché d'être concis sans obscurité, afin que ceux qui voudront se servir de cet ouvrage, pour s'instruire dans l'Art de la Cuisine moderne, ne soient point rebutés par la longueur du discours, ni embarrassés à saisir mon idée. Le style simple était le seul qu'il convenait d'employer. 2. Quoique je n'aye ordinairement prescrit qu'une méthode de travailler, je n'ignorais pas qu'il y en eût d'autres. Je me suis arrêté à celle que j'ai crû la meilleure, sans prétendre y assujetir les autres. 3. Je me suis attaché à éviter, autant qu'il m'a été possible, les grosses dépenses dans les ragoûts, sans que la délicatesse en souffrît. Ainsi je ne me suis pas moins proposé pour but le service des tables médiocres, que celui des tables somptueuses, dans le goût de la cuisine nouvelle. 4. J'ai mis au commencement une table des mets contenus dans cet ouvrage, pour ordonner des repas selon les quatre saisons, en gras et en maigre. 5. On trouvera réunis sous un seul article tous les mets qui ont du rapport et entre lesquels il n'y a qu'une légère différence. 6. Pour ordonner les entrées qui ne sont pas toute l'année, il faudra avoir recours aux saisons du rôti, parce que cet article leur fournira ce qu'ils voudront choisir pour entrées. 7. Comme les observations sur les qualités et les propriétés des alimens sont répandues dans le corps de l'ouvrage, on trouvera à la fin une table alphabétique qui renvoyera à la page où il est parlé de chaque espèce d'aliment. 8. Comme le cerf, la biche, le faon, le chevreuil, le daim, la poule d'eau, le pluvier, l'ortolan, le vanneau, la gelinotte des bois, le bequefigue, le guignard se servent ordinairement rôtis, la façon de les préparer se trouvera à l'article du rôti."

L'article 9 et dernier de cet avis est celui qui indique que les exemplaires qui ne porteront pas la signature de l'auteur seront réputés contrefaits (voir ci-dessus).

Menon est plus connu pour sa "Cuisinière bourgeoise", publiée pour la première fois en 1746 et depuis de très nombreuses fois rééditée, augmentée et corrigée, par lui et par d'autres, et ce jusqu'au dix-neuvième siècle.

Gérard Oberlé (à qui l'on doit beaucoup sinon tout dans l'histoire bibliographico-culinaire et bacchique) consacre quelques lignes à Menon et ses ouvrages dans ses incontournables "Fastes de Bacchus et de Comus ou Histoire du boire et du manger, en Europe, de l'antiquité à nos jours, à travers les livres" (Belfond, 1989) :

"On ne sait rien sur la vie de ce cuisinier. "Marin avait crée une cuisine raffinée, destinée aux soupers galants, aux réceptions royales, dit Cécile Eluard. Avec sa Cuisinière bourgeoise, Menon va donner un livre de recettes pratiques, faciles à exécuter, et poursuivre l'effort de simplification amorcé par Nicolas de Bonnefons au XVIIe siècle. C'est ce qui fit son succès, un succès durable, puisque son livre parut pour la première fois en 1746 et qu'il fut ensuite réédité jusqu'à la seconde moitié du XIXe siècle." Il est également l'auteur de deux traités pour les praticiens (La science du maître d'hôtel cuisinier (1749) et la science du maître d'hôtel confiseur (1750) et d'un important recueil, Les Soupers de la Cour, qui doivent beaucoup au cuisinier Marin, même si Menon ne l'avoue pas. Guégan trouve la cuisine de Menon banale, il y a même relevé quelques recettes franchement mauvaises comme celle de macaronis qu'il faut cuire dans du bouillon gras pendant des heures, jusqu'à ce qu'il épaississe et qu'il ne reste plus de liquide ! (je vous déconseille d'essayer ce plat pour le réveillon...) En revanche, il s'extasie sur ses recettes de pâtisseries qui sont parmi les plus remarquables du XVIIIe siècle."

Références : Oberlé, Fastes de Bacchus et de Comus ou Histoire du boire et du manger, en Europe, de l'antiquité à nos jours, à travers les livres, (Belfond, 1989) ; BNF, Livres en bouche, 2001, n°208) ; Vicaire, Bibliographie gastronomique, 590 ; Librairie Laurent C., catalogue 27, n° 43 (exemplaire dans une condition similaire coté 2.000 euros).


Il est annoncé dans l'Avis à ceux qui voudront faire usage de ce livre que tous les exemplaires de cette première édition sont signés de la main de Menon au bas de la page 1. Cela est vérifié dans notre exemplaire (voir photo).

BON EXEMPLAIRE.

VENDU

lundi 9 mars 2009

Le livre du Grand siècle. Louis XIV et son époque, les arts, les idées (1896). Exemplaire sur Japon (1/10).




BOURGEOIS (Émile)

LE GRAND SIÈCLE. Louis XIV – Les Arts – Les Idées. D’après Voltaire, Saint-Simon, Spanheim, Dangeau, Madame de Sévigné, Choisy, La Bruyère, Laporte, Le Mercure de France, La Princesse Palatine, etc.

Paris, Librairie Hachette et Cie, 1896.

1 fort volume in-4 (33 x 23 cm) de XVI-483-(1) pages.

Exemplaire en feuilles, entièrement non coupé, sous couverture de parchemin végétal richement décorée de dorures et imprimée en noir, chemise cartonnée de protection de l’éditeur, dos toilé rouge, doublure des plats intérieurs de papier peigne, lacets de tissu noir (rompus pour trois d’entre eux mais les morceaux de lacets ont été conservés).


UN DES 10 RARISSIMES EXEMPLAIRES SUR PAPIER DES MANUFACTURES IMPÉRIALES DU JAPON, NOTRE EXEMPLAIRE PORTE LE NUMÉRO 4.


Ouvrage bien complet de ses 22 planches hors-texte en photogravure. Nombreuses illustrations dans le texte et à pleine page.

Excellent ouvrage de documentation sur le XVIIè siècle, avec une des plus riche iconographie que l’on puisse réunir.

MAGNIFIQUE OUVRAGE, TIRAGE DE TOUTE RARETÉ.

EXEMPLAIRE A L’ÉTAT NEUF.

VENDU

Josse Bade ou Badius Ascensius : Deux rares impressions de 1521 et 1523. Imitatione Christi et commentaires sur le Cantique des cantiques.



DEUX RARES IMPRESSIONS DE JOSSE BADE (BADIUS ASCENSIUS), 1523-1521.

OPERA THO||mae a Campis cognomèto Malleoli, viri pientiffi||mi & religiofiffimi fub Canone diui patris Augu||ftini, aucta & diligentius recognita, fuaq. Ferie re||posita vt in huius patebit tergo : || [Marque de Badius n°2]|| Vaenundantur Iodoco Badio Ascenfio. (Paris, Josse Badius, 13 juin 1523).


In-folio, 8 feuillets liminaires, CXCI (191) feuillets chiffrés et 1 feuillet blanc, signés aa, a-m par 8, n par 10, o-y par 8, z par 6, A par 8 ; caractères romains ; 2 colonnes ; titre dans l’encadrement n°1.

Référence : Renouard, Bibliographie des impressions et des œuvres de Badius Ascensius, éd. 1908, tome II, p. 260-261).

Localisation en 1908 selon Renouard : Bibliothèque nationale de France – Arsenal – Mazarine – Ste-Geneviève – Arras – Blois – Clermont-Ferrand – Dijon – Le Mans – Lille – Troyes – Gand : Bibliothèque de l’université – Maestricht.

Relié à la suite :


CANTICA CAN||ticorum cum duobus Comentariis plane egregiis, altero venerabilis patris. F.Thome Cistertien. Mona||chi :altero loge reuerendi Cardinalis M. Ioanis Halgrini ab abbatifuilla.||[Marque de Badius n°2]|| Venundantur Iodoco Badio Afcenfio. (Paris, Josse Badius, 5 février 1521).

In-folio, 6 feuillets liminaires et CLXXX (180) feuillets chiffrés signés Aa par 6, a-x par 8, y-z par 6 ; caractères romains, 2 colonnes ; manchettes ; le titre est placé dans l’encadrement n°1.

Référence : Renouard, Bibliographie des impressions et des œuvres de Badius Ascensius, éd. 1908, tome III, p. 302-303).

Localisation en 1908 selon Renouard : Bibliothèque nationale de France – Bibliothèque Mazarine – Amiens – Beaune – Cambrai – Le Mans – Lyon – Nantes – Rouen. Belgique : Gand (université) – Séville : Bibliothèque Colombine.

Dimensions : 31,5 x 21 cm (marges).


Les deux ouvrages reliés ensemble dans une modeste reliure du XIXe siècle demi-basane, pièce de titre de maroquin rouge, plats de percaline verte (reliure vers 1860 ?). Partie supérieure des deux premiers feuillets du premier ouvrage légèrement tachée, petit manque de papier dans l’angle supérieur sans gravité. Cachet ancien sur le titre du premier ouvrage (cachet du XIXe siècle). Projection d’encre sur deux feuillets dans le premier ouvrage, avec une cassure sur le feuillet CIX, sans manque de texte. Quelques piqures de vers dans les marges de la fin du premier ouvrage et dans le second ouvrage. Une piqure de vers dans le texte avec oblitération de quelques lettres. Exemplaire par ailleurs très frais. Dos de la reliure frotté.


Badius Ascensius donna, à la prière des Bénédictins de Saint-Germain-des-Prés, cette édition des Œuvres de Thomas-à-Kempis, y compris l’Imitation de Jésus-Christ (les deux premiers livres seulement sur les quatre que compte l’Imitation). Badius y joint une vie de Thomas qu’il avait tirée lui-même des documents les plus authentiques. Ce témoignage de Badius, un des hommes les plus savants de son époque, est très-important. La première édition des Œuvres de Thomas-à-Kempis a été imprimée vers 1473 mais le livre de Imitatione Christi ne s’y trouve pas. Ce texte mystique est trop connu pour que nous donnions plus de détails ici. C’est dans cet ouvrage que Badius nous livre les quelques informations que l’on connait sur sa vie personnelle.

Le deuxième ouvrage est un commentaire sur le Cantique des cantiques, un des livres de la Bible, livre qui revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (ou même où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature. C'est l'un des livres de la Bible les plus poétiques. Ce livre a d'abord été rejeté à cause de son caractère profane, dont témoignent les nombreuses images érotiques comme : « Tes seins sont comme deux faons, jumeaux d'une gazelle » ou « Ta poitrine comme les raisins mûrs ». Nous avons ici un commentaire qui serait de Thomas Gallus ou Thomas le cistercien (ou Thomas de Vaucelles). Un autre commentateur nommé Jean Halgrin se trouve également dans ce volume. « Thomas n'est que trop fidèle à ce plan. Il n'y a pas un mot des versets du célèbre Cantique qui ne lui fournisse l'occasion de faire vingt définitions différentes, de diviser, subdiviser ses propositions. Au reste, les explications qu'il donne sont bien plus inintelligibles que le texte, le plus souvent beaucoup trop clair. » (Histoire littéraire de la France).

Ces deux ouvrages sont rares.

BON EXEMPLAIRE.

VENDU

dimanche 8 mars 2009

Guy de Maupassant et le Rosier de Madame Husson (1888). Très jolie édition illustrée publiée chez Quantin.




GUY DE MAUPASSANT

LE ROSIER DE MADAME HUSSON. Illustrations par Habert Dys. Eaux-fortes de E. Abot, d'après Desprès.

Paris, Maison Quantin, 1888.

1 volume petit in-4 carré (23,5 x 17,5 cm), broché de (6)-38-(2) pages. Frontispice en noir à l'eau-forte. Chaque page est illustrée dans un bel encadrement tiré dans différents tons de rouge, rose, vert, marron, bleu, etc. Le dos du brochage a été habilement refait (dos muet), les plats de couvertures, également illustré en ce qui concerne le premier plat, sont en très bon état.

Tirage limité à 1.050 exemplaires. Celui-ci un des 1.000 sur vélin du Marais (avec 50 Japon dont 10 avec une aquarelle originale d'Habert Dys). Il est mentionné que cette édition ne sera pas réimprimée.


PREMIÈRE ÉDITION ILLUSTRÉE.

Ce célèbre texte de Guy de Maupassant, ici magistralement illustré à chaque page, a paru pour la première fois dans La Nouvelle Revue du 15 juin 1887.

Madame Husson, éprise de pureté et de vertu, s'est mise en tête de faire couronner la «rosière» de Gisors, c'est-à-dire la jeune fille la plus respectueuse. Après une enquête menée par sa bonne, l'intraitable Françoise, elle comprend qu'aucune fille de la ville ne répond aux critères énoncés. Elle ne trouve alors guère que le fils de la fruitière, Isidore, jeune homme simple et candide. Après avoir demandé conseil à l'abbé Malou, Isidore est couronné «rosier» en grande cérémonie. Le repas terminé, il disparaît avec la bourse qu'on lui a donnée. On le retrouve huit jours plus tard, ivre et dégoûtant...

TRES BON EXEMPLAIRE.

VENDU

samedi 7 mars 2009

De la bonté et de la mauvaiseté des femmes (1602).




JEAN DE MARCONVILLE ou MARCOUVILLE

DE LA BONTÉ ET MAUVAISETÉ DES FEMMES, par Jean de Marconville gentilhomme percheron.

A Lyon, par Pierre Rigaud en rue Mercière, au coin de rue Ferrandière, 1602.

1 volume petit in-8 (11,5 x 8,5 cm) de 254 pages.

Sans reliure, état d'origine, simplement les cahiers cousus sur grosse ficelle (dos non encollé, cahiers libres, prêt à être relier). Coins roulés et/ou légèrement déchirés, sans perte de caractères, quelques soulignés, quelques taches claires et salissures au titre, intérieur assez frais.

NOUVELLE ÉDITION.

Marconville ou Marcouville, gentilhomme percheron, né vers 1540, fut l'ami de Belleforest et de Thevet. C'était un philosophe et un économiste ; catholique, mais partisan de la tolérance ; et, sous bien des rapports, en avant de son siècle. Parmi ses nombreux ouvrages, les suivants sont à la fois curieux et peu communs : Traité enseignant d'où procède la diversité des opinions des hommes, Rouen, 1563. — Recueil mémorable d'aucuns cas merveilleux Ibid. 1564 (digne de confiance, seulement pour les « cas merveilleux » qu'il rapporte comme témoin oculaire). On y trouve des détails intéressants sur les grandes famines du xvie siècle, etc. ; — Traité de la bonté et mauvaistié des femmes, et Traité de l'Heur et malheur du mariage. du premier, renferment beaucoup de traits plaisants, pour ou contre les femmes. Tous deux ont été imprimés pour la première fois à Rouen en 1564, et plusieurs fois réimprimés, en 1566, 1571, 1575, 1602, in-8°. On ne sait pas grand chose de l'auteur, Jean de Marconville. Son ouvrage principal, un traité sur les vertus et vices féminins (De la bonté et mauvaiseté des femmes, 1563), a été réimprimé souvent.

"Jean de Marconville aurait pu être un premier Montaigne. [.] S'il n'a pas rassemblé le fruit de ses réflexions en une somme comparable aux Essais, une dizaine d'ouvrages publiés à Paris entre 1562 et 1574 témoignent de la diversité de ses intérêts"
(Jean Vignes).

BON EXEMPLAIRE COMPLET (A RELIER).

ÉDITION LYONNAISE RARISSIME.

VENDU

La vie voluptueuse entre les capucins et les nonnes... curiosa anticlérical de 1761.




ANONYME [?]

VIE VOLUPTUEUSE ENTRE LES CAPUCINS ET LES NONNES, par la confession d’un frère de l’ Ordre.

Cologne, chez Pierre le Sincère, 1761.

1 volume in-12 (14 x 8,5 cm) de 96 pages. 2 eaux-fortes hors-texte.

Reliure bradel percaline verte mouchetée de jaune, titre en long sur pièce de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de la fin du XIXe siècle). Reliure en bon état. Intérieur bien conservé. La page de titre est légèrement collée en marge intérieure. Bien complet des deux gravures dont une représente un moine dans une bien périlleuse position pour l’honneur de son Ordre.


NOUVELLE ÉDITION.

Cet ouvrage licencieux a paru pour la première fois en 1755 et a été réimprimé de nombreuses fois depuis. Les exemplaires en sont pourtant peu communs. On y trouve quelques historiettes fort lestes au sujet des capucins et de leurs penchants supposés à la gaudriole.

Référence : Pia, Les livres de l’enfer, col. 1520 pour l’EO de 1755.

BON EXEMPLAIRE BIEN COMPLET DES DEUX GRAVURES. JOLI CURIOSA ANTICLÉRICAL DU XVIIIe SIÈCLE.

VENDU

mercredi 4 mars 2009

Contes et nouvelles de La Fontaine : La première édition illustrée par Romain de Hooghe (1685).




LA FONTAINE (Jean de) – DE HOOGHE (Romain), illustrateur.

CONTES ET NOUVELLES EN VERS. De Monsieur de La Fontaine. Nouvelle édition enrichie de tailles-douces. Tome premier (et deuxième).

A Amsterdam, chez Henry Desbordes, 1685.

2 tomes en 1 volume petit in-8 (16,5 x 11 cm – Hauteur des marges : 155 mm) de (18)-236 et (8)-216 pages. 1 frontispice et 58 vignettes à mi-page de Romain de Hooghe.

Reliure plein veau brun granité, dos à nerfs orné, tranches mouchetées de rouge (reliure de l’époque). Dos légèrement frotté, extrémité de la coiffe supérieure arrachée. Très frais. Exemplaire grand de marges. Déchirures et petites réparations aux feuillets paginés 30, 32, 82 et 109, sans perte de texte et sans atteinte aux gravures.


PREMIÈRE ÉDITION COLLECTIVE ET PREMIÈRE ÉDITION ILLUSTRÉE DES CONTES DE LA FONTAINE, PUBLIÉE DU VIVANT DE L’AUTEUR. EXEMPLAIRE DE TROISIÈME TIRAGE.

Célèbre édition recherchée pour les exquises illustrations de Romain de Hooghe. Elle a paru en Hollande, sans privilège et fut très rapidement contrefaite et de nombreuses fois réimprimée. Jean de La Fontaine abjura son erreur et désavoua cette édition quelques années plus tard (1692), mais le succès de ces contes ne se démentit jamais.

Cette édition contient 58 contes, c'est-à-dire qu’il lui manque les six contes publiés la même année dans les Ouvrages de prose et de poésie de Maucroy et de La Fontaine, et le conte du Quiproquo, qui ne parut qu’en 1696 dans les Œuvres posthumes.


Notre exemplaire possède les caractéristiques de troisième état ou troisième tirage, notamment la planche du Villageois qui cherche son veau (tome II) qui présente une cassure du cuivre dans l’angle supérieur droit. Le tirage de quelques vignettes est mal venu, notamment dans le tome I, le tome II est, selon notre goût, d’un assez bon tirage, net et bien encré. Les planches ne montrent pas d’usure. On notera également que les planches du Savetier (tome I) et du Paysan qui avait offensé son seigneur (tome I), ont toutes deux été recouvertes par de nouvelles vignettes.

NDLR : Il est à noter que, bien souvent, Messieurs les libraires, lorsqu’ils ont la chance de posséder un exemplaire de premier tirage (plus recherché des amateurs certes, mais pas plus rare si l’on en juge par le nombre de "premier tirage" que l’on peut rencontrer…), insistent lourdement sur ce fait, tandis que lorsqu’ils n’ont qu’un exemplaire de second ou de troisième tirage, ils se gardent bien de le préciser, croyant ainsi par trop dévaluer leur livre. Nous n’afficherons pas ce dédain pour un aussi beau livre. Nous précisons ici clairement un "troisième tirage", sans avoir à en rougir, car nous le trouvons beau. Evidemment, nous n’oublierons pas de mentionner avec vigueur un « premier tirage » le jour où il viendra à nous tomber entre les mains.

Aucune provenance à signaler pour cet exemplaire.

Références : Tchémerzine III, 376 ; Rochambeau, n°28.

TRÈS BON EXEMPLAIRE EN RELIURE DE L’ÉPOQUE, NON RESTAURÉE.

VENDU

mardi 3 mars 2009

Un des plus petits livres coquins qu'on puisse trouver... Le chapitre des Cordeliers illustré de 12 eaux-fortes libres.




PIRON (Alexis) – COLLOT (André), illustrateur.

LE CHAPITRE DES CORDELIERS.

Paris, s.n., s.d. (vers 1940-1950 ??).

1 volume minuscule (62 x 52 mm pour la reliure et 59 mm de hauteur pour le texte). 27 pages et 1 feuillet de justification du tirage (200 exemplaires). 12 eaux-fortes hors-texte libres rehaussées en couleurs. Les eaux-fortes semblent reproduites en photogravure (absence de cuvette).

Reliure bradel maroquin poli marron, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, tête dorée, non rogné. Reliure d’excellente facture, non signée, parfaitement exécutée. Reliure de l’époque. Parfait état de l’ensemble.


ÉDITION CLANDESTINE ILLUSTRÉE DE 12 TRÈS BELLES EAUX-FORTES FORT LIBRES, NON SIGNÉES, MAIS ATTRIBUABLES A ANDRÉ COLLOT, DONT LE STYLE EST RECONNAISSABLE.

Ouvrage fort rare de par son tirage, la belle reliure qui le recouvre est d’autant plus précieuse qu’elle en fait un magnifique objet de vitrine, à ne pas mettre entre toutes les mains…

SUPERBE EXEMPLAIRE DE CE MINUSCULE ÉROTIQUE TRÈS RARE.

VENDU

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Voyez plutôt en images.


Bonnes recherches !

B.

Thorvaldsen, sa vie et son oeuvre par E. Plon. Exemplaire relié plein maroquin de Canape-Belz (reliure de l'époque).




PLON (Eugène)

THORVALDSEN, SA VIE ET SON OEUVRE par Eugène Plon, membre de l’Académie royale des beaux-arts de Copenhague. Ouvrage enrichi de trentre-sept compositions du maître, dessinées par F. Gaillard, ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome. Deuxième édition.

Paris, E. Plon et Cie, Copenhague, Höst, 1874.

1 volume in-8 (19 x 13 cm) de XII-504 pages.

Reliure pleine maroquin rouge janséniste, titre et millésime dorés au dos, double-filet doré sur les coupes, dentelle dorée intérieure, tranche supérieure dorée, non rogné, couvertures conservées (reliure de l’époque signée CANAPE-BELZ).

La première édition date de 1867. La première partie contient la vie de l’artiste. La deuxième partie contient l’intégralité du catalogue raisonné de son oeuvre.

MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE A L’ETAT DE NEUF DANS UNE MAGNIFIQUE RELIURE DE CANAPE-BELZ.

CONDITION EXCEPTIONNELLE POUR CET OUVRAGE.

Prix : 800 euros

lundi 2 mars 2009

L'Heptaméron de la reine de Navarre illustré par Jacques Touchet (1949). 1/50 num. sur Lana, avec suite.




MARGUERITE D'ANGOULEME, REINE DE NAVARRE

L'HEPTAMERON DES NOUVELLES DE MARGUERITE D'ANGOULEME ROYNE DE NAVARRE.

Tome I, II et III (complet).

Eaux-fortes originales de Jacques TOUCHET

Les éditions André Vial, Paris, s.d. (1949).

Coffret contenant 3 volumes in-8 (23 x 15 cm) en feuilles sous chemise imprimée et emboîtage. Tirage limité à 1.530 exemplaires. 230/250 pages par volume (collationné complet).

Notre exemplaire est UN DES RARES 50 EXEMPLAIRES SUR VÉLIN DE LANA auxquels il a été ajouté un état des eaux-fortes, avec remarque, tiré en noir.

Ouvrage superbement illustré de 44 eaux-fortes coloriées de Jacques Touchet. On connait le côté truculent, coquin et érotisant de l'heptaméron de la reine marguerite. Les illustrations sont une parfaite interprétation du texte.

TIRAGE DE TÊTE FORT RARE (50 EXEMPLAIRES SEULEMENT) AVEC SUITE ET REMARQUES (BEAUCOUP PLUS "CURIOSA" QUE LES ILLUSTRATIONS DANS LE TEXTE ET HORS-TEXTE. EXEMPLAIRE A L'ÉTAT DE NEUF. A noter quelques petites rousseurs sans importance au dos des emboîtages.

VENDU

Les matinées du seigneur de Cholières (1610). Ouvrage libertin.






CHOLIERES (Jean Dagonneau, seigneur de)


LES CONTES, ET DISCOURS BIGARREZ DU SIEUR DE CHOLIERES. Deduits en neuf matinées.

Paris, Anthoine du Brueil, 1610.

1 volume petit in-12 (13,5 x 8 cm) de (6)-264 feuillets et 2 feuillets non chiffrés pour la table et l’extrait du privilège.

Reliure plein veau marbré, dos lissé orné, triple filet doré en encadrement des plats, tranches rouges (reliure du XVIIIè siècle). Coiffe supérieure émoussée, mors partiellement fendus, deux coins frottés, intérieur très frais imprimé sur papier fin.

PREMIÈRE ÉDITION SOUS CE TITRE DU PREMIER VOLUME (les après-diners ont paru la même année mais ce trouvent le plus souvent séparément), Les neuf matinées du seigneur de Cholières ont paru séparément pour la première fois en 1585.

OUVRAGE FORT CURIEUX ET LIBERTIN.

On y trouve les chapitres suivants : De l’or et du fer, lequel des deux nous est le plus dommageable ou profitable ; des loix et de la médecine, à savoir si la jurisprudence est à préférer à la médecine ; des mains des avocats, s’il est loisible aux avocats de prendre ; des châtrés ; des laides et belles femmes, s’il vaut mieux prendre à femme une laide qu’une belle ; de la jalousie du mary et de la femme ; de l’inégalité de l’âge des mariés. Si un vieillard doit prendre une jeune fille, ou une vieille rechercher un jeune homme ; des lettrés et guerriers, si une fille doit plutôt désirer d’être accouplée par mariage à un homme d’étude, qu’à un guerrier ; de la trêve conjugale, en quel temps n’est loisible au mari de toucher conjugalement sa femme. L’auteur serait un avocat maconnais (ou de Grenoble selon Viollet-le-duc) mort en 1623, Jean Dagoneau, seigneur de Cholières, qui, après avoir apostasié au profit du catholicisme, tourna résolument le dos à la poésie pour se consacrer à une production mystique et moralisatrice. Viollet-le-duc, dans sa bibliographie des chansons, fabliaux, contes, facéties, etc p. 156 marque combien dans ses discours « l’érudition le dispute au cynisme le plus éhonté ».

Ces contes nous montrent un savant préoccupé de philosophie, de chimie, d'astronomie et de toutes les connaissances humaines. L’auteur était un gentilhomme érudit et poète, s'adonnant à l'étude et se consacrant tout entier aux sciences, aux lettres, aux arts libéraux. Il aborde dans ses deux recueils aussi bien les questions de médecine que de droit, l'astrologie que les moeurs du temps (le mariage, les barbes, le caquet des femmes, les châtrés etc.) Les colloques auxquels il nous convie, tout en étant riches de renseignements sur l'époque où ils se déroulent, sont autant de prétextes à faire jaillir l'humour et le non-conformisme d'un humaniste qui ne prétendait être qu'un modeste élève de maistre François Rabelais. (extrait de la Présentation de la réédition moderne, Edition préparée par Edouard Tricotel. Notes, index et glossaire par Damase Jouaust. Préface par Paul Lacroix. Réimprimé sur l'édition de la Librairie des Bibliophiles, 1879).

Références : Tchemerzine III, 369; Graesse II, 135; Dictionnaire des lettres françaises: le 17me siècle, 179.

BEL EXEMPLAIRE DANS UNE RELIURE ANCIENNE.

VENDU

dimanche 1 mars 2009

Zélis au bain, le Pot-pourri, etc... Illustrations de Eisen (1763-1764).




PEZAY (Marquis de) et DORAT (Claude-Joseph)

ZELIS AU BAIN, poème en quatre chants.

A Genève, s.n, s.d. (1763)

43 pages dont 1 joli titre gravé par Le Mire d’après Ch. Eisen (1763), 1 figure hors-texte avant la lettre par Aliamet d’après Ch. Eisen, 1 vignette d’en-tête par de Longueil d’après Ch. Eisen (1763), 1 cul de lampe par de Longueil d’après Eisen, 1 figure hors-texte avant la lettre par de Longueil d’après Eisen (1763), 1 vignette d’en-tête par de Longueil d’après Eisen (1763), 1 cul de lampe par de Longueil d’après Eisen, 1 figure hors-texte avant la lettre et avant les signature (d’après Eisen), 1 vignette d’en-tête à l’eau-forte, 1 cul de lampe à l’eau-forte, 1 figure hors-texte par N. le Mire d’après Eisen, 1 vignette d’en-tête par de Longueil d’après Eisen, 1 cul de lampe par Le Mire d’après Eisen (1763). Complet. Tirage sur grand papier. (Marges 205 x 135 mm – Justification du texte env. 130 x 75 mm)

Référence : Cohen, 796.

Cohen signale un exemplaire avec la figure du chant III avant toute lettre également. Les quatre figures de notre exemplaire ne sont pas paraphées au verso mais sont d’un excellent tirage néanmoins. Rahir indique la date de 1763 pour cette première édition et Cohen 1773 (?)

Relié à la suite :

LE POT-POURRI, EPÎTRE A QUI ON VOUDRA ; suivie d’une autre épître, par l’auteur de Zélis au bain.

A Genève, et se vend à Paris, chez Sébastien Jorry, imprimeur-libraire, 1764.

53 pages dont le titre, 1 figure hors-texte de N. le Mire d’après Eisen (ne compte pas dans la pagination), 1 vignette d’en tête de N. le Mire d’après Eisen, 1 cul de lampe de Aliamet d’après Eisen, 1 figure hors-texte de de Longueil d’après Eisen, 1 vignette d’en-tête de de Longueil d’après Eisen, 1 cul de lampe de de Longueil d’après Eisen. Tirage sur grand papier.

Référence : Cohen, 796. « Charmant volume très élégamment illustré. »

Relié à la suite :

LETTRE DE ZEÏLA, jeune sauvage, esclave à Constantinople, à Valcour, officier français, précédée d’une lettre à Madame de C***.

A Paris, chez Sébastien Jorry, 1764.

43 pages illustrées d’une figure hors-texte, d’une vignette d’en tête et d’un cul de lampe par de Longueil d’après Eisen. Tirage sur grand papier.

Référence : Cohen, 318. Cohen annone en 40 pages mais c’est 43 pages qu’il faut lire.

Relié à la suite :

LETTRE DE BARNEVELT, DANS SA PRISON, A TRUMAN SON AMI, précédée d’une lettre de l’auteur.

A Paris, chez Sébastien Jorry, 1763.

37 pages pages illustrées d’une figure hors-texte, d’une vignette d’en tête et d’un cul de lampe par de Longueil d’après Eisen.

Reliure plein veau fauve moucheté, dos lisse orné, tripl-filet doré en encadrement des plats avec fleuron dans les angles, tranches rouges (reliure de l’époque). Reliure légèrement frottée, coins émoussés, petites piqures/travail de vers à trois endroits le long des mors (sans gravité). Intérieur frais. Exemplaire décoratif. Complet des figures. Tirage sur grand papier.

Référence : Cohen, 796.

Ensemble de 4 ouvrages illustrés d’après les dessins de Charles Eisen. 1 très-joli titre et 8 très-belles figures hors-texte d’après Eisen en tout, 8 vignettes d’en-tête, 8 culs de lampe. Belle illustration XVIIIe siècle. L’ensemble est imprimé sur papier fort et à grandes marges. Un exemplaire similaire, relié en maroquin rouge, qui contient exactement les mêmes pièces, indiqué sur papier de Hollande, a été adjugé 1.100 francs lors de la vente Rahir (n°877).

BEL EXEMPLAIRE DANS SA PREMIÈRE RELIURE BIEN CONSERVÉE.

VENDU

La dernière édition revue et corrigée des Caractères de La Bruyère (1696).




LA BRUYÈRE (Jean)

LES CARACTÈRES DE THÉOPHRASTE TRADUITS DU GREC, AVEC LES CARACTERES OU LES MŒURS DE CE SIECLE. NEUVIEME EDITION. Revue et corrigée.

A Paris, chez Estienne Michallet, M. DC. CXVI. [i.e. 1696].

1 fort volume in-12 (16,5 x 10 cm) de (32)-662-XLIV-(6) pages.

Reliure plein veau brun granité, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, double-filet à froid en encadrement des plats, roulette sur les coupes, gardes blanches, tranches mouchetées de rouge (reliure de l’époque). Réparations à la coiffe supérieure et aux coins, infimes défauts d’usage. Intérieur immaculé, comme neuf. Petit grattage sur le titre (ancienne signature). Complet.

NEUVIÈME ÉDITION ET DERNIÈRE ÉDITION REVUE PAR L’AUTEUR.

Nous avons avec cette dernière édition parue quelques jours seulement après la mort de l’auteur, la meilleure édition des Caractères et la plus recherchée des amateurs. Exemplaire avec le carton à la page 234 comme presque toujours. Provenance : Bibliothèque Jacques Vieillard avec son ex libris gravé à son chiffre. Catalogue Lardanchet, 1951, n°685. « de plus en plus rare, surtout comme ici, dans sa reliure originelle et en parfait état de fraîcheur ».

BEL EXEMPLAIRE EN BELLE CONDITION D’ÉPOQUE.

VENDU

Les fables nouvelles de Houdart de La Motte sur grand papier (1719). Un des plus beaux livres illustrés du XVIIIe siècle.




LA MOTTE (A. Houdart de)

FABLES NOUVELLES, dédiées au Roi. Par M. de La Motte, de l’Académie française. Avec un discours sur la fable.

A Paris, chez Grégoire Dupuis, 1719. (de l’imprimerie de Jean-Baptiste Coignard).

1 volume grand in-4 (29 x 22 cm) de XLII-358-(2) pages. 101 vignettes dans le texte d'environ 95 sur 75 mm, dont 67 par Claude Gillot et pour la plupart gravées par lui-même, les autres eaux-fortes sont d'après Coypel, Edelinck, Picart, Ranc et Vleughels. 1 joli frontispice d’après Coypel.

Reliure plein veau caramel, dos à nerfs richement orné, triple-filet à froid en encadrement des plats, roulette sur les coupes, dentelle dorée intérieure, tranches rouges (reliure de l’époque). Reliure usagée avec accrocs aux coiffes, mors fendus (le premier plat est faiblement attaché), coins émoussés. Intérieur assez frais avec quelques rousseurs et salissures légères. Les gravures sont d’un beau tirage. Exemplaire imprimé sur grand papier fort. Note sur la reliure : il s’agit d’une fine reliure en veau de l’époque qui mérite d’être restaurée. Le dos orné reste pratiquement intact et très décoratif.

PREMIÈRE ÉDITION. EXEMPLAIRE EN GRAND PAPIER.

Chef d’œuvre du livre illustré au XVIIIe siècle. Caylus dans sa vie d'Antoine Watteau écrivait que Gillot "sera à jamais célèbre dans la gravure à l'eau-forte par l'intelligence et l'agrément avec lesquels il a représenté la plus grande partie des Fables de La Motte". Mariette appelait ces figures "des chefs-d’œuvre dans leur genre". Références : Cohen, 594.

TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CE LIVRE RECHERCHÉ, L’UN DES PLUS BEAUX DU XVIIIe SIÈCLE.

VENDU

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