LES AMIES. Scène d'amour sapphique. Sonnets par le licencié Pablo de Herlangnèz [Paul Verlaine], illustré de sept eaux fortes originales.
Ségovie, MDCCCLXX-MXMXXI [1926]
1 volume petit in-4 (23,5 x 19,5 cm) broché de 23 feuillets non chiffrés y compris les 7 eaux fortes et le dernier feuillet blanc. Couverture rempliée imprimée en noir et rouge sur le premier plat uniquement. Excellent état de conservation. Couverture avec quelques ombres sur le pourtour, sans gravité. Intérieur parfait (papier japon).
Tirage unique des puissantes eaux fortes torturées de Frans de Geetere.
Tirage à 150 exemplaires seulement.
Celui-ci, un des 129 exemplaires sur japon impérial (n°54 numéroté au composteur).
Il a été tiré 1 exemplaire sur japon ancien à la forme contenant les dessins originaux et des suites, et 20 exemplaires sur japon ancien à la forme avec une suite des gravures sur chine.
On trouve dans ce volumes les poèmes suivants : Sur le balcon - Pensionnaires - Per amica silentia - Printemps - Été - Sappho. Ses poésies saphiques de Verlaine ont été publiées pour la première fois sous le manteau en 1868, à Bruxelles, par Poulet-Malassis et reprises ultérieurement dans Parallèlement en 1889.
"The artist Frans de Geetere was born François Joseph Jean de Geetere in Oudergem, a suburb of Brussels. Frans de Geetere studied at the Beaux-Arts in Brussels, but rebelled against the academic teaching there. With his partner, the painter May den Engelsen, Frans de Geetere sailed a barge from Brussels to Paris, where they moored by the Quai de Conti by the Pont Neuf and lived a Bohemian lifestyle. De Geetere and den Engelsen were intimate with Harry and Caresse Crosby in the late 1920s; Harry wrote to his mother, "If it is possible for two people to be in love with two people then we are in love with them." Harry Crosby shot himself after the Wall Street Crash in 1929. Frans de Geetere had an exhibition the following year at the Galerie de la Plume d'Or, introduced by the art critic André Warnod. But that was, essentially the end of his career. The chief influence on Frans de Geetere's work was the Belgian Symbolists, particularly Fernand Khnopff. The etchings of Frans de Geetere are sombre and disquieting, infused with a miasma of conflicted sexuality and existential dread. His art now feels very modern, resonating, for instance, with both that of Paula Rego and that of Jake and Dinos Chapman. In his own lifetime Frans de Geetere fell so far out of favour that he titled a volume of lightly-fictionalised memoirs, self-published from his barge the Marie-Jeanne, L'homme qui oublia de mourir - The man who forgot to die. There was an exhibition of Frans de Geetere's art at the Centraal Museum, Utrecht in 2007, and a new book on the artist by Jan Juffermans. We also have etchings by Frans de Geetere's companion May den Engelsen, which some attribute to de Geetere; in our view they were most likely created by den Engelsen in collaboration with de Geetere. See: Jan Juffermans, Frans de Geetere, 2006." (source : Idbury Prints).
Frans de Geetere (1895-1968), né François Joseph Jean de Geetere à Auderghem, dans la périphérie de Bruxelles, se forme à l’Académie des Beaux-Arts de la capitale belge avant de se détourner rapidement de l’enseignement académique qui y prévaut. Aux côtés de sa compagne, la peintre May den Engelsen, il gagne Paris à bord d’une péniche, qu’ils amarrent quai de Conti, à proximité du Pont Neuf, adoptant un mode de vie résolument bohème. À la fin des années 1920, le couple fréquente Harry et Caresse Crosby, figures emblématiques de l’avant-garde parisienne. Dans une lettre adressée à sa mère, Harry Crosby écrit : « S’il est possible que deux personnes soient amoureuses de deux autres, alors nous sommes amoureux d’eux. » Sa disparition tragique, survenue à la suite du krach de Wall Street en 1929, marque profondément ce cercle. En 1930, Frans de Geetere présente une exposition à la Galerie de la Plume d’Or, introduite par le critique André Warnod. Cet événement constitue cependant l’un des derniers jalons significatifs de sa carrière. Son œuvre s’inscrit dans la filiation du symbolisme belge, et plus particulièrement dans l’orbite de Fernand Khnopff. Les eaux-fortes de De Geetere se distinguent par une tonalité sombre et inquiétante, traversée par une tension constante entre sexualité troublée et angoisse existentielle. Cette imagerie, dense et ambiguë, confère aujourd’hui à son travail une modernité saisissante, que l’on peut rapprocher, par affinité, des univers de Paula Rego ou encore de Jake et Dinos Chapman. Tombé dans un relatif oubli de son vivant, l’artiste intitule un recueil de mémoires partiellement fictionnalisées, autoédité depuis sa péniche Marie-Jeanne, L’homme qui oublia de mourir, titre à la résonance programmatique. Une redécouverte critique s’opère au début du XXIe siècle, notamment à travers l’exposition qui lui est consacrée au Centraal Museum d’Utrecht en 2007, accompagnée de la publication d’un ouvrage de référence signé Jan Juffermans. Par ailleurs, certaines eaux-fortes attribuées à Frans de Geetere doivent être rapprochées du travail de May den Engelsen ; il est vraisemblable qu’elles résultent d’une collaboration étroite entre les deux artistes. Voir : Jan Juffermans, Frans de Geetere, 2006.
Références : Dutel, Bibliographies des ouvrages érotiques publiés clandestinement en française entre 1880 et 1920, n°973.
Très bon exemplaire de ce joli livre illustré érotique.
Prix : 850 euros













