vendredi 9 décembre 2016

Dessins originaux (X3) siglés Olaf Boccère (1995). Monstruosités. Monstres et cauchemars sexuels dans l'esprit de Jérôme Bosch. Erotica Curiosa Unica.

Illustrations taille XXL sur demande


OLAF BOCCÈRE


MONSTRUOSITÉS. Monstres et cauchemars sexuels dans l'esprit de Jérôme Bosch. Siglés Olaf Boccère.

1995

Ensemble 3 gouaches originales érotiques sur papier Lavis Vinci 220 gr. 31,5 x 18,2 cm - 27 x 21 cm. 29 x 22 cm. Rehauts à la pointe Bic.

Cet ensemble est complet en 3 dessins.

ENSEMBLE UNIQUE D'UNE QUALITÉ EXCEPTIONNELLE.


Prix : 3.000 euros

La librairie L'amour qui bouquine propose en exclusivité les dessins originaux de la main de l'artiste. Tous les dessins originaux des projets, aboutis ou non, seront proposés. Renseignements sur demande. Les reproductions photographiques des dessins sont filigranées anti-copies.

Bio-Bibliographie de l'artiste Olaf Boccère :

Olaf Boccère, après un court passage par les Beaux-Arts d'Angoulême, travaille dans la publicité et la communication pour gagner sa vie. Il fait ses débuts dans l’érotisme à 25 ans. Premières planches publiées à 27ans, ce qui fait de lui, d'après le "dictionnaire de la BD érotique" (entrée à Igor, son premier pseudonyme) le plus jeune auteur à publier des récits de sexe.

1993 Première publication érotique (gravure sur lino, petit format) publiée dans Les feuillets roses/L'effeuilée rose (n°9), Nigel Gauvin éditeur. Sous le nom de Boris Golzio.

1994 Illustration de Les Lyonnes, NA auteur, éditions Zadora  Signé Boris Golzio. Illustrations type estampes d'après des textes persans du 17/18è siècle pour les éditions Zadora. Non publié.

1995 Premières illustration de texte pour la collection Sabine Fournier, sous la direction d'Esparbec. (Sévices à domicile, Madame et son docteur, Sévices et châtiments) Signés Frédérick Franck.

1995 à 1999 Premières publications BD pour le magazine Kiss Comix (La Poudre Aux Rêves à partir de 1997) ; au total, 22 récits pornographiques courts, aux titres de noms de femmes. A l'encre et trame mécanique, signés Igor (Vanessa / Tanya / Maria / Sylvia / Angela / Isabella (1) / Isabella (2) / Anita / Barbara / Ericka / Lydia / Marina) Au lavis, signés Igor et Boccère (Gabriella / Julia / Fortuna / Xaviera / Andréa / Patricia / Héléna (1) / Héléna (2)) A l'encre et trame, signés Igor et Boccère (Maéva et Nina).

1996 Illustrations de positions du Kamasutra pour Libido, supplément à la revue Hot Vidéo. Siglées Olaf Bocère.

1997 Illustration de texte pour la collection Sabine Fournier, sous la direction d'Esparbec (Initiation au vice, l'éducation d'Adeline, la croisière des esclaves) Signés Frédérick Franck.

1997 à 1999 Pour La poudre aux Rêves, création de Voyage en Profondeurs. Récit picaresque et pornographique en noir et blanc et trame mécanique grise, d'inspiration underground. Récit complet composé d'épisodes à suivre.

1999 à 2003 Suite à l'arrêt de Voyage en Profondeurs, par décision éditoriale, création de Chambre 121. Série composée de 43 épisodes, de six pages chacun et auto-conclusifs, qui durera jusqu'à l'arrêt de la version française de La Poudre Aux Rêves (2003). Dessin en noir et blanc ; d'un réalisme poussé à partir de l'épisode n° 25.

2004 Illustration de texte pour la collection Sabine Fournier, sous la direction d'Esparbec (Jeux de dames) Signé Olaf Boccère.

2005 Illustration de texte pour la collection Sabine Fournier, sous la direction d'Esparbec (Scènes lubriques, cruels plaisirs). Signés Olaf Boccère. Les éditions La Musardine entreprennent de publier en album les épisodes de Chambre 121, collection Petit Pétard. Cinq petits volumes, et une intégrale au final. Essai d'adaptation en BD de Darling poupée du vice, avec Esparbec. Sans lendemain, 4 pages réalisées. Réalisation de 25 illustrations d'après Les Mémoires d'une Chanteuse Allemande, pour la Bibliothèque des introuvables. Livre non publié.

2012 Publication en album par La Musardine, de Voyage en Profondeurs, collection Petit Pétard.

2014 Création pour La Musardine, d'une suite à Chambre 121 : Suite 121, collection Petit Pétard.

2016/2017 Adaptation en BD du roman La Pharmacienne d'Esparbec, 64 pages. Album couleurs.

mercredi 30 novembre 2016

Sappho. Quatorze burins par Espérance (Sylvain Sauvage), éditions du Raisin (Imprimerie Nationale, 1944). 1 des 50 ex. sur papier bleu d'eau avec suite et 2 burins refusés. Bel exemplaire.


ESPÉRANCE [i.e. Sylvain SAUVAGE]

SAPPHO. QUATORZE BURINS PAR ESPÉRANCE.

Les Éditions du Raisin, s.d. [Imprimerie Nationale, décembre 1944]

1 volume in-folio (33 x 25 cm), en feuilles, sous couverture imprimée à rabats sur papier chiné, non paginé (14 burins en deux états + feuillets de texte (vers en grec et en français), feuillet de titre, de justification de tirage et d'achevé d'imprimer. 2 burins supplémentaires (refusés). Excellent état. Sans emboîtage.

TIRAGE UNIQUE A 150 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 50 EXEMPLAIRES SUR PAPIER BLEU D'EAU.

Notre exemplaire contient la suite des 14 burins sur papier chamois à la forme ainsi que deux planches refusées (sur papier bleu d'eau) normalement réservés aux 10 premiers exemplaires.



La maquette typographique est de Maurice Darantière (imprimeur renommé à Dijon). Le tirage de ce livre a été terminé par l'Imprimerie Nationale le 22 décembre 1944. Les 14 burins ont été gravés par Espérance (Sylvain Sauvage). Ils ont été tirés sur la presse à bras de Raymond Haasen. Le passage du texte grec au texte français a été réalisé par Rolande Canudo. Ces fragments éoliens de Sappho ont été composés à la main à Paris à l'Imprimerie Nationale en caractères grecs et italiques de Claude Garamond.




Le trait de Sylvain Sauvage (1888-1948) est pur et ample. On pourrait trouver quelques similitudes avec celui de Jean Cocteau dans la forme, mais il en est très éloigné dans le fond. Il y a ici une parfaite maîtrise du trait dépouillé poussée jusqu'à la sensualité lesbienne la plus poétique. Ce livre n'est finalement que courbes propices à toutes les imaginations.

"Ce livre illustré est le plus délicat, le plus poétique, à mon avis de tous ces ouvrages illustrés." (Edith Mora, Sappho, histoire d'un poète, p. 460, éd. Flammarion, 1966).

SUPERBE LIVRE D'ARTISTE PUBLIÉ PAR L'IMPRIMERIE NATIONALE, ICI AVEC SUITE ET LES DEUX GRAVURES REFUSÉES.

VENDU

Roman pornographique 1900 : Alphonse Momas et les Carbonari de l'Amour ou Histoire d'un Château Pyrénéen. Rare seconde édition imprimée sur beau papier. Très bon exemplaire en condition d'époque.


Alphonse MOMAS [sous le pseudonyme de V. D'ANDORRE]

LES CARBONARI DE L'AMOUR. Histoire d'un Château Pyrénéen par V. D'ANDORRE. Première partie : LA NOUNOU. Deuxième partie : L’ÉPINE BLANCHE.

Imprimerie du Temple de Cythère, A Paphos, s.d. (vers 1905)

2 parties en 1 fort volume in-18 (17,5 x 11,5 cm) de 274 et 288 pages. Pages de titre imprimées en rouge et noir. Impression sur beau papier vergé teinté.

Cartonnage pleine toile rose de l'époque, titre doré au dos. Bon état général de la reliure avec de légères usures sans gravité, intérieur très frais. Rousseurs à quelques feuillets seulement.

SECONDE ÉDITION RARE.

La première édition, très rare, de cet ouvrage pornographique, a paru en 1894. Cette seconde édition, tout aussi rare, a été publiée à Paris vers 1905, d'après M. Dutel (Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en Français entre 1880 et 1920). Elle est imprimé sur un papier vergé à pontuseaux horizontaux.

« Rien de politique chez ces Carbonari et s'ils se forment en société secrète, ce n'est que pour conspirer contre de charmants pucelages, trousser de nombreux cotillons et adorer Vénus sous toutes ses formes. »

« L'écartement des jambes permit à l'heureux Olivier de mieux contempler la délicate ouverture du bonheur ... la languette rose surgit soudain dans l'écartement des grandes lèvres. A cette vue Olivier n'y tint pas. Sa langue hardie se porta sur les secrets appas d'Evelyne qui se soumit, sans protester, à ce nouvel outrage, et endura jusqu'à la consommation de son déshonneur, cet hommage lascif. [...] mais de ce combat inégal où se liguaient contre elle une soubrette friponne, un amant vigoureux, et ses propres ardeurs sexuelles, la pauvrette succomba délicieusement ... - Oh ! la vilaine ! criait Justine, fi donc ! la polissonne qui, devant moi, fait son mari cocu ! Bravo, Marquis, tapez dru ! ... Enfoncez jusqu'à la matrice ! Transpercez-là, cette vilaine, avec votre grosse pique ... moi, je vais lui fouetter le cul ! ... plic ! plac ! sur les fesses satinées de la chaste et pûre châtelaine. [...]. » (extrait)

Alphonse Momas est né en 1846 et est mort à Paris le 6 juin 1933. Fonctionnaire à la Préfecture de la Seine dans les années 1890, il s'est surtout fait remarqué par les très nombreux romans érotiques et pornographiques dont il abreuva l'édition française de 1895 à 1910 environ. Il vira mystique et publia ensuite, à la fin de sa vie, plusieurs opuscules ésotériques. Pour livrer ses orgies verbales au public il utilisa plusieurs pseudonymes : Bébé, Clic-Clac, L'Érotin, Fuckwell, Le Nismois, Léna de Mauregard, Camille Mireille, Mercadette, Pan-Pan, Tap-Tap, Trix, Un journaliste du dernier siècle, Zéphyr, etc.

Références : Perceau 152-3 ; Pia 162 ; Dutel, 109

TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CE LIVRE RARE D'UNE LUBRICITÉ INOUÏE.

Prix : 900 euros

mercredi 23 novembre 2016

Bibliophilie Curiosa : L'Oeuvre du divin Arétin, les Ragionamenti (La vie des nonnes, La vie des femmes mariées, La vie des courtisanes, Les Roueries des hommes, La Ruffiannerie) illustrés par André Collot. Exemplaire enrichi d'un dessin original et d'une suite libre.


Pietro ARETINO (Le divin ARETIN)

L'OEUVRE DU DIVIN ARETIN. LES RAGIONAMENTI illustrés de gravures sur cuivre en couleurs par André COLLOT.

Le Vasseur et Cie, éditeurs, 1933

4 volumes in-4 (24,5 x 20 cm), brochés, 184, 258, 146 et 156-(1) pages, emboîtages cartonnés de l'éditeur. Couvertures imprimées or. Couture des brochages un peu lâche parfois. Ensemble à l'état proche du neuf avec les couvertures et l'intérieur des volumes en parfait état.

Cette édition réalisée sous la direction artistique de Paul Durupt a été achevée d'imprimer le 30 octobre 1933 sur les presses de l'imprimerie Coulouma (H. Barthélémy, directeur). Les cuivres d'André Collot ont été tirés par l'imprimerie La Tradition à Paris.


TIRAGE A 510 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI 1 DES 400 EXEMPLAIRES SUR GRAND VÉLIN A LA FORME.

60 EAUX-FORTES EN COULEURS DONT 6 BANDEAUX ET 54 HORS-TEXTE.


EXEMPLAIRE ENRICHI D'UNE SUITE DE 16 FIGURES LIBRES AU TRAIT REHAUSSÉES AU CRAYON DE COULEUR (attribuées à André Collot).

EXEMPLAIRE ENRICHI D'UNE TRÈS BELLE AQUARELLE ORIGINALE LIBRE SIGNÉE B. MINNE (dessinateur et affichiste des années 1950).


Cet ensemble contient La vie des nonnes, La vie des femmes mariées, La vie des courtisanes, Les Roueries des hommes, La Ruffiannerie.

L'illustration d'André Collot, abondante, colorée et humoristique, doucement érotique et coquine, confère à cet ouvrage un charme indéniable.


Aquarelle originale signée B. Minne


BEL ENSEMBLE ENRICHI DE CETTE TRÈS BELLE ÉDITION ILLUSTRÉE.

VENDU


mardi 15 novembre 2016

L'Ecole des Biches ou Moeurs des Petites Dames de ce temps (1939). Bel illustré érotique clandestin par Schem (Raoul Serres) tiré à 99 exemplaires (annoncé). Bel exemplaire tel que paru.


ANONYME / SCHEM [Raoul SERRES], illustrateur.

L’ÉCOLE DES BICHES OU MŒURS DES PETITES DAMES DE CE TEMPS.

M. CM. XXXIX. [1939]

1 volume in-8 (23 x 16,5 cm), broché de 110-(1) pages. 12 planches hors-texte en couleurs non signées (attribuées à Schem alias Raoul Serres). Exemplaire à l'état proche du neuf. Beau papier vélin crème.

TIRAGE ANNONCÉ A 99 EXEMPLAIRES.

Ouvrage hors commerce imprimé pour "quelques bibliophiles avertis". Le colophon annonce 99 exemplaires, numérotés au composteur, achevés d'imprimer le 10 juillet 1939.



Cet ouvrage libertin a été publié anonymement pour la première fois entre 1860 et 1870 (l'édition originale porte la date certainement fautive de 1863). Il se présente sous forme de dialogues dans le genre théâtral. Il a été attribué à divers auteurs mais on s'accorde désormais à dire qu'il a été écrit à plusieurs mains par Edmond Duponchel, Frederick Hankey et Ernest Baroche.



Une tante, sous les yeux de son amant et de sa femme de chambre, fait l'éducation sexuelle de sa nièce, amoureuse d'un peintre.

"Allons, les amis, encore un peu de patience. Je vais d'abord m'établir dans ce fauteuil, cuisse de ci, cuisse de là. Maintenant, Marie, viens ici ; mets-toi à genoux devant moi, entre mes jambes. Prends mes fesses avec tes deux mains. Bien, c'est cela. Penche ta tête sur ma motte ; que ta bouche touche les lèvres de mon con, et que ta langue soir prête à tout ... " (extrait)



Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1447 (indique que le tirage a été plus important).

BEL EXEMPLAIRE TEL QUE PARU.

Prix : 300 euros

jeudi 10 novembre 2016

Les Chansons Galantes de Béranger illustrées par André Collot (1943). des 150 exemplaires avec suite des 12 illustrations hors-texte. Très bon exemplaire tel que paru.


Pierre-Jean BÉRANGER

CHANSONS GALANTES illustrées par André Collot.

Editions de la nef d'argent (Bruxelles), (mars) 1943

1 volume petit in-4 (24,5 x 18 cm), broché de 138-(1) pages, 12 illustrations en couleurs hors texte et 48 en-tête en noir. Très bon état.

BELLE  ÉDITION ILLUSTRÉE.

ÉDITION IMPRIMÉE A 1.500 EXEMPLAIRES.

CELUI-C, 1 DES 150 EXEMPLAIRES AVEC UNE SUITE EN NOIR DES 12 HORS-TEXTE.



Coloris réalisés au pochoir, sous la direction de l'artiste, par Renson, à Paris. Les illustrations sont légères et coquines, à l'image des célèbres Chansons de Béranger.

TRÈS BON EXEMPLAIRE, TEL QUE PARU.

Prix : 250 euros 


mercredi 9 novembre 2016

Curiosa Erotica illustré : Gamiani par Alfred de Musset. Edition clandestine (1948) illustrées de lithographies érotiques attribuées à Jacques Nam. Exemplaire avec planches libres.


[Alfred de MUSSET]

GAMIANI.

Sans nom, sans lieu ni date [édité pour un groupe de bibliophiles, vers 1948]

1 volume in-4 (32,5 x 25,5 cm), en feuilles, 130 pages et 1 page non chiffrée pour la justification du tirage. Couverture rempliée à fenêtre imprimée en couleurs (bien complet du plexiglas). Texte calligraphié lithographié et 32 lithographies dans le texte en noir et en sanguine, 26 lithographies hors-texte en noir ou en sanguine dont 3 portraits et 23 planches libres. Très bon état.




TIRAGE A 325 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, UN DES 300 EXEMPLAIRES AVEC PLANCHES LIBRES SUPPLÉMENTAIRES.




9 planches libres sont en 2 états (avec et sans remarque), sur papier blanc ou papier teinté. Les 3 portraits sont en 2 états. Notre exemplaire comporte donc un total de 38 planches hors-texte dont 32 sont libres ou érotiques pour le moins.

Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n° 1656. (indique qu'il faut 14 planches hors texte).

Curieuse édition clandestine publiée avec pour seul titre celui de la couverture à fenêtre, le texte débute directement par la page 1 précédée d'un simple faux-titre "Gamiani" imprimé en noir dans la partie basse du premier feuillet. Le texte est entièrement reproduit en lithographie d'après une calligraphie soignée, les 32 lithographies libres qu'on trouve réparties dans le texte viennent compléter une illustration hors-texte tout aussi "libérée". Les 3 portraits dénotent une édition des années 40.
 


Aucun bibliographe ne s'est attardé à essayer d'attribuer les dessins qui ornent cette édition. Nous pensons, d'après le colophon illustré (justification du tirage) que ces dessins sont l'oeuvre de Jacques Nam (1881-1974). Plusieurs indices pourraient trahir sa main. La page de justificatif est composée d'un satyre au type asiatique tandis qu'au bas de ce même feuillet on trouve trois chants esquissés. Par ailleurs le style des dessins nous paraît tout à fait proche de ceux exécutés pour Chatteries (vers 1935), un recueil portfolio érotique qui met en parallèle les minauderies féminines et les félines attitudes des femmes. On remarquera encore quelques indications animalières dans les planches hors-texte de ce Gamiani.

Jusqu'à preuve évidente d'une autre paternité, nous donnons donc l'ensemble de cette illustration érotique à Jacques Nam. "Issu d’une famille de musiciens, J. NAM entre à 19 ans à l’Ecole des Beaux-Arts dans l’Atelier de Gérome. Celui-ci l’encourage à aller dessiner les fauves au Jardin des Plantes. Dès 1900, il commence à faire des dessins humoristiques puis politiques pour divers journaux (le Rire, le Sourire, la Vie Parisienne, le Figaro, L’Echo de Paris,...). Il travaille comme illustrateur chez Hachette, Flammarion, Delagrave. Son attirance pour les animaux, particulièrement pour les chats, le conduit à utiliser de nombreux médias : dessins d’illustrations pour journaux, bandesdessinées, illustrations de romans de Colette ou pour la Bibliothèque Verte (James Oliver Curwood), sculptures en ronde-bosse, laques et peintures. Son style d’un cubisme modéré l’inscrit dans la ligne de l’Art Déco." (Biographie, catalogue Chayette et Cheval, 2010).




Gamiani est l'ouvrage le plus réimprimé au cours du XIXe siècle avec plus de 40 éditions. L'attribution du roman à Alfred de Musset a longtemps été contestée, elle semble aujourd'hui certaine.

Le roman raconte deux nuits de la vie de la comtesse Gamiani marquées par ses ébats avec Fanny et Alcide. Pendant ces deux nuits, les trois personnages vont successivement raconter leur initiation sexuelle ainsi que leurs plus grands exploits dans ce domaine.

Pierre Louÿs dans le Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation écrit : « Ne suivez pas l'office sur un exemplaire de Gamiani, surtout s'il est illustré ».

"La première fois que je fus mise à l’épreuve, j’étais dans le délire du vin. Je me précipitai violemment sur la sellette, défiant toutes les nonnes. L’âne fut à l’instant dressé devant moi, à l’aide d’une courroie. Son braquemart terrible, échauffé par les mains des sœurs, battait lourdement sur mon flanc. Je le pris à deux mains, je le plaçai à l’orifice, et, après un chatouillement de quelques secondes, je cherchai à l’introduire. Mes mouvements aidant, ainsi que mes doigts et une pommade dilatante, je fus bientôt maîtresse de cinq pouces au moins. Je voulus pousser encore, mais je manquai de forces, je retombai. Il me semblait que ma peau se déchirait, que j’étais fendue, écartelée ! C’était une douleur sourde, étouffante, à laquelle se mêlait pourtant une irritation chaleureuse, titillante et sensuelle. La bête, remuant toujours, produisait un frottement si vigoureux que toute ma charpente vertébrale était ébranlée. Mes canaux spermatiques s’ouvrirent et débordèrent. Ma cyprine brûlante tressaillit un instant dans mes reins. Oh ! quelle jouissance ! Je la sentais courir en jets de flamme et tomber goutte à goutte au fond de ma matrice. Tout en moi ruisselait d’amour. Je poussai un long cri d’énervement et je fus soulagée… Dans mes élans lubriques, j’avais gagné deux pouces ; toutes les mesures étaient passées, mes compagnes étaient vaincues. Je touchais aux bourrelets sans lesquels on serait éventrée ! Épuisée, endolorie dans tous les membres, je croyais mes voluptés finies lorsque l’intraitable fléau se raidit de plus belle, me sonde, me travaille et me tient presque levée. Mes nerfs se gonflent, mes dents se serrent et grincent ; mes bras se tendent sur mes deux cuisses crispées. Tout à coup un jet violent s’échappe et m’inonde d’une pluie chaude et gluante, si forte, si abondante, qu’elle semble regorger dans mes veines et toucher jusqu’au cœur. Mes chairs lâchées, détendues par ce baume exubérant, ne me laissent plus sentir que des félicités poignantes qui me piquent les os, la moelle, la cervelle et les nerfs, dissolvent mes jointures et me mettent en fusion brûlante… Torture délicieuse !… intolérable volupté qui défait les liens de la vie et vous fait mourir avec ivresse !" (extrait)

BEL EXEMPLAIRE AVEC LES PLANCHES LIBRES.
 
VENDU


mardi 8 novembre 2016

L'Anti-Justine ou Les délices de l'amour par Restif de La Bretonne (1929). Superbe édition clandestine publiée par Maurice Duflou et illustrée de 12 très-belles aquatintes ici dans leur version coloriée à la poupée (rare).

RESTIF DE LA BRETONNE (Rétif de La Bretonne, Nicolas-Edme)

L'ANTI-JUSTINE OU LES DÉLICES DE L'AMOUR. Nouvelle édition entièrement revue et corrigée, établie pour la première fois sur le texte original de 1798. Précédée d'une notice bibliographique par Helpey, bibliographe poitevin [Louis Perceau].

Ile Saint-Louis, De l'imprimerie de Monsieur Nicolas, s.d. [Paris, Maurice Duflou, 1929]

1 volume in-4 (24 x 16,5 cm), broché de 243 pages, 12 aquatintes libres mises en couleurs signées Le Loup. Très bon état. Exemplaire très frais encore protégé par son papier cristal d'origine.
TIRAGE A 350 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS SUR PAPIER ALFAX.

CELUI-CI, UN DES EXEMPLAIRES AQUARELLÉS A LA MAIN.


Les aquatintes, ici aquarellées à la main à la poupée, signées Le Loup, sont d'une étonnante beauté. Elles font de ce livre l'un des plus réussis de l'éditeur clandestin Maurice Duflou. L'illustrateur n'a pas été identifié par les bibliographes (bien que M. Dutel indique le nom de Jean-Adrien Mercier dans une notice pour cet ouvrage - Jean-Adrien Mercier plus connu pour ses illustrations pour livres d'enfants et ses dons d'affichiste, que pour ses illustrations érotiques), sa main sûre et très artiste dénote très certainement un grand nom de l'illustration des années 1930.
Le livre se présente comme de la main de Jean-Pierre Linguet, avocat au Parlement, entreprenant de raconter sa vie, son initiation et ses souvenirs. Restif a cherché à être l'anti-Sade, comme il l'annonce dans la préface : « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme Dsds [Sade] ; c’est-à-dire, de Justine, Aline, le Boudoir, la Théorie du Libertinage, que je lis dans ma prison. Ce scélérat ne présente les délices de l’amour, pour les hommes, qu’accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens, et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies ; un livre où les sens parleront au cœur ; où le libertinage n’ait rien de cruel pour le sexe des Grâces, et lui rende plutôt la vie, que de lui causer la mort ; où l’amour ramené à la nature, exempt de scrupules et de préjugés, ne présente que des images riantes et voluptueuses. [...] Moi, Jean-Pierre Linguet, maintenant détenu à la Conciergerie, déclare que je n’ai composé cet ouvrage, tout savoureux qu’il est, que dans des vues utiles ; l’inceste, par exemple, ne s’y trouve que pour équivaloir, au goût corrompu des libertins, les affreuses cruautés, par lesquelles de Sade les stimule. » Le roman s'articule sur de nombreuses relations incestueuses. L'auteur a voulu faire de son ouvrage un « Erotikon », propre à rallumer les passions éteintes, sans verser dans la cruauté du marquis de Sade : « Pour remplacer la Justine et faire préférer L’Anti-Justine, il faut que celle-ci surpasse l'autre en volupté autant qu'elle lui cède en cruauté… » L’Anti-Justine, tel qu'il a été édité, est inachevé, mais le manuscrit original devait avoir une longueur double ou triple de ce que nous connaissons aujourd'hui. En effet, Restif commença l'impression du roman en mars-avril 1798, mais fut nommé sous-chef de bureau dans les services de la police vers mai de cette année, ce qui l'incita très certainement à la prudence. Il semble ainsi que seuls quatre exemplaires (conservés à la Bibliothèque nationale de France, le plus complet s'achevant en milieu de phrase, au début d'une seconde partie alors que sept ou huit sont annoncées) aient jamais été imprimés, rien n'indique qu'il y en eut d'autres. L'œuvre, tombée dans l'oubli, ne refit véritablement surface que dans les années 1860.Le livre se présente comme de la main de Jean-Pierre Linguet, avocat au Parlement, entreprenant de raconter sa vie, son initiation et ses souvenirs. Restif a cherché à être l'anti-Sade, comme il l'annonce dans la préface : « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme Dsds [Sade] ; c’est-à-dire, de Justine, Aline, le Boudoir, la Théorie du Libertinage, que je lis dans ma prison. Ce scélérat ne présente les délices de l’amour, pour les hommes, qu’accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens, et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies ; un livre où les sens parleront au cœur ; où le libertinage n’ait rien de cruel pour le sexe des Grâces, et lui rende plutôt la vie, que de lui causer la mort ; où l’amour ramené à la nature, exempt de scrupules et de préjugés, ne présente que des images riantes et voluptueuses. [...] Moi, Jean-Pierre Linguet, maintenant détenu à la Conciergerie, déclare que je n’ai composé cet ouvrage, tout savoureux qu’il est, que dans des vues utiles ; l’inceste, par exemple, ne s’y trouve que pour équivaloir, au goût corrompu des libertins, les affreuses cruautés, par lesquelles de Sade les stimule. » Le roman s'articule sur de nombreuses relations incestueuses. L'auteur a voulu faire de son ouvrage un « Erotikon », propre à rallumer les passions éteintes, sans verser dans la cruauté du marquis de Sade : « Pour remplacer la Justine et faire préférer L’Anti-Justine, il faut que celle-ci surpasse l'autre en volupté autant qu'elle lui cède en cruauté… » L’Anti-Justine, tel qu'il a été édité, est inachevé, mais le manuscrit original devait avoir une longueur double ou triple de ce que nous connaissons aujourd'hui. En effet, Restif commença l'impression du roman en mars-avril 1798, mais fut nommé sous-chef de bureau dans les services de la police vers mai de cette année, ce qui l'incita très certainement à la prudence. Il semble ainsi que seuls quatre exemplaires (conservés à la Bibliothèque nationale de France, le plus complet s'achevant en milieu de phrase, au début d'une seconde partie alors que sept ou huit sont annoncées) aient jamais été imprimés, rien n'indique qu'il y en eut d'autres. L'œuvre, tombée dans l'oubli, ne refit véritablement surface que dans les années 1860. Si Restif abhorrait Sade, Sade détestait de même Restif ; ainsi, le marquis écrit à sa femme, en 1783, alors qu'il est incarcéré à Vincennes : « Surtout n'achetez rien de ce Restif, au nom de Dieu ! C'est un auteur de Pont-Neuf et de Bibliothèque bleue, dont il est inouï que vous ayez imaginé de m'envoyer quelque chose. » (source : Wikipédia).
Références : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1024 ; Pia, Les Livres de l'Enfer, 71

TRÈS BON EXEMPLAIRE, TEL QUE PARU, AVEC LES AQUATINTES EN COULEURS.
  
VENDU

 

vendredi 28 octobre 2016

BDSM / FETISH / BONDAGE / DOMINATION / SOUMISSION. SEINS & CORDAGES. Ensemble de 16 photographies originales argentiques (vers 1960). Rare.

PHOTOGRAPHIE [Anonyme]

[SEINS & CORDAGES - BDSM - BONDAGE - FETISH - DOMINATION - SOUMISSION]

LOT DE 16 PHOTOGRAPHIES ORIGINALES VINTAGE (VERS 1960). Tirages argentiques d'époque de format 13,5 x 8,5 cm environ. Bon état de l'ensemble. Quelques usures sur les bords. Voir photos.

Prix de l'ensemble : 350 euros















jeudi 27 octobre 2016

Curiosa Erotica par le Comte de Caylus : La Fée Paillardine ou la Princesse ratée (1931) avec des illustrations libres d'André Collot. Rare tirage à 160 exemplaires seulement. Bel exemplaire tel que paru.


CAYLUS, Comte de

LA FÉE PAILLARDINE OU LA PRINCESSE RATÉE. CONTE INÉDIT.

Londres, 1931 [Paris, Robert Télin]

1 volume in-4 (24,5 x 19,5 cm), en feuilles, sous couverture de feutrine bleue (armoiries dorées sur le premier plat), (4)-116-(2) pages. 10 illustrations hors-texte rehaussées au crayon de couleurs, 1 frontispice légèrement rehaussé de bleu au crayon, 4 vignettes tirées en doré pour chaque chapitre. Emboîtage de l'éditeur en placage de bois. Excellent état de l'ensemble. Rares rousseurs. Superbe papier de cuve.

PREMIÈRE ÉDITION.

TIRAGE A 160 EXEMPLAIRES SEULEMENT.

Celui-ci 1 des 150 exemplaires sur vélin d'Arches (après 10 ex. sur Japon).



La notice bibliographique qui se trouve à la fin est signée Sylvestre Bonnard (en réalité Pierre Dufay). Comme l'indique Dutel il s'agit d'un texte inédit provenant d'un manuscrit du XVIIIe siècle ayant appartenu à Pierre Louÿs.



"Il était une fois une fée qui se nommait Paillardine. Elle était bien faite, grande et ferme ; ses cheveux étaient bruns et son teint était un peu bis ; en un mot, c'était une foutée délicieuse, puisqu'elle tenait plus qu'elle ne promettait encore pour la jouissance. Elle joignait un tempérament aussi prodigieux qu'immanquable aux yeux les plus paillards et par conséquent les plus beaux. Sa peau était aussi douce qu'elle était unie. Le mouvement de son cul était si recommandable et si parfait qu'il paraissait nouveau à chaque coup qu'on lui mettait. La nature départ rarement en nos pays ces heureux talents et ces véritables dons du Ciel, car enfin (l'on n'y peut penser sans gémir) combien peu nos femmes déchargent-elles en France ! Paillardine ajoutait à tant de perfections celle d'être au moins au coup pour le coup. Quelle foutée ! L'idée seule non seulement me fait bander, mais encore elle est riante du côté de l'esprit, puisque les brouilleries sont courtes avec une semblable femme, qu'une arcée produit seule le raccommodement et que seule elle épargne cent protestations plus gentilles les unes que les autres. Quoi qu'il en soit, Paillardine, qui joignait le pouvoir au désir, foutait, comme l'on peut croire, avec un succès et une abondance merveilleuse. Quand elle n'eût été que femme du monde, étant telle que je l'ai décrite avec vérité, eût-elle jamais manqué de fouteurs ? Non, sans doute. Aussi n'en manquait-elle jamais. Indépendamment des fouteurs réglés dont elle avait toujours une douzaine de garde auprès d'elle, du plus petit coup de sa baguette il eût paru cinquante vits[1] en état de satisfaire la paillardise qu'elle ressentait et qu'elle inspirait. Mais elle ne voulait point faire d'éclat ; elle aimait mieux envoyer par le monde trois ou quatre femmes dont elle était sûre et qui lui rendaient un compte fidèle des grands vits qui paraissaient et de leur bonne ou mauvaise qualité. Ces émissaires avaient chacune une mesure très exacte aux armes de la fée. Elle voulait que la taille des vits que l'on choisissait pour elle fût au moins dix pouces de roi. Au-dessous de cette taille un vit n'était seulement pas regardé ; c'était même la plus petite mesure à laquelle Paillardine n'aimait pas trop se réduire." (extrait des premières lignes du conte ...).



Références : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1554 ; Pia, Les Livres de l'Enfer, 485

BEL EXEMPLAIRE DE CET AMUSANT LIVRE ÉROTIQUE ILLUSTRÉ RARE.

Prix : 650 euros

 

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