dimanche 9 décembre 2012

Recueil de Poésies de divers auteurs. Poésies scatologiques, sur l'amour, les femmes, la galanterie, etc. Aussi une pièce en vers intitulée L"Hostel des Ragousts" (gastronomie sous le règne de Louis XIII et Louis XIV). Diverses pièces en vers. Rare.


COLLECTIF [dit RECUEIL CHAMHOUDRY] - Louis CHAMHOUDRY

RECUEIL DE POÉSIES DE DIVERS AUTHEURS. CONTENANT, La Métamorphose des yeux de Philis changés en Astres. La Métamorphose de Ceyx et d'Alcioné. Le Temple de la Mort et la suite. Le Temple de la Gloire. La Belle Gueuse. La Belle Aveugle. La Belle Sourde. La Belle Voilée. La Belle Enlevée. La Dame Fardée. La Riche Laide. La Vieille Amoureuse. La Muette Ingrate. La Souris. Et autres Pièces Nouvelles.

A Paris, chez Augustin Besoigne, 1670

1 volume in-12 (15 x 8,5 cm), (7)-326 pages.

Reliure plein veau brun de l'époque. Reliure solide mais frottée avec quelques petits manques. Intérieur frais. Complet.

NOUVELLE ÉDITION, EN PARTIE ORIGINALE.

Outre les pièces en vers qui sont citées sur la page de titre, on trouve une table détaillée des pièces contenues dans ce recueil (6 pages). On remarquera plus particulièrement une longue pièce en vers intitulée L'Hostel des Ragousts. Stances. Cette poésie composée de 31 dizains traite des habitudes culinaires et gastronomiques de l'époque (vers 1650). C'est une pièce rare qu'on ne retrouve pas ailleurs. Elle avait été publiée une première fois dans ce même recueil Chamhoudry publié en 1654. Cette pièce aurait été attribuée à tort à Brébeuf. Nous avons reproduit intégralement cette intéressante pièce en vers gastronomiques ICI.

Autre pièce en vers notable La Requeste du Pont-Neuf. (une centaine de vers savoureux sur les embarras du Pont Neuf à Paris, les libraires du Pont Neuf chassés. Rare.

Il nous faut aussi signaler ici en belle place trois épigrammes cocasses à caractère scatologique, sans autre titre que celui d'épigramme et de Madrigal (p. 40). Voir photos pour apprécier le texte.


3 pièces en vers à caractère scatologique


Il y a aussi une Requête des Dictionnaires à Messieurs de l'Académie (pp. 79 à 90). Sinon la plupart des poésies roulent sur le thème de l'amour, amants, galanterie, choses du coeur, etc. On trouve à la fin diverses Poésies de M. de Chandeville.

Gageons que c'est le genre de recueil qui a dû réjouir bien plus q'une journée de la Marquise de Sévigné ou de Madame de La Fayette. Bussy-Rabutin n'a pas dû laisser sa part aux chiens ...

BON EXEMPLAIRE EN CONDITION D'ÉPOQUE.

VENDU

vendredi 7 décembre 2012

Les Grivoiseries de Monnier de La Motte (1889). Recueil de poésies gaillardes et coquines. Impression Jouaust à petit nombre sur beau papier. Exemplaire de dédicace offert à M. Auguste Diétrich.


[MONNIER DE LA MOTTE]

GRIVOISERIES par l'auteur des Maris entretenus. La mère défendra la lecture à sa fille.

Sans lieu, sans nom, M. DCCC. LXXXIX [1889]. [Imp. Jouaust].

1 plaquette in-12 (17,5 x 11,5 cm), broché, 31-(2) pages. Couverture verte imprimée sur le premier plat du simple mot en gros caractères "GRIVOISERIES". Très bon état.

ÉDITION ORIGINALE RARE.

TIRAGE A TRÈS PETIT NOMBRE (non justifié) sur beau papier vergé fort.

EXEMPLAIRE DE DÉDICACE offert "A Monsieur Auguste Diétrich, souvenir très cordial, Monnier de La Motte".


Cette plaquette rare contient 14 pièces en vers, gaillardes ou libres, avec un prologue et un épilogue. Les titres sont à l'avenant : "Un Sermon" ; "A Jouisette en lui offrant un dé" ; "Mademoiselle Cu-Nu" ; "L'Evêque et le Curé" ; "A ma Chérie" ; "La Mouche et la Dame" ; "Bouquet" ; "Malgré la Vertu ..." ; "A l'existence" ; "Emblème" ; "Un Baptême" ; "Souvenirs Heureux" ; "Bonne Année" ; "Songes d'été" ; "Au Café-Concert".


Au verso du faux-titre qui sert de titre on lit la liste imprimée des oeuvres du même auteur : Poésies : Du Printemps à l'Automne ; Molière au Berceau, saynète ; Tout ce qui brille, comédie. Romans : Aimer et Souffrir ; Femmes et Maîtresses ; Les Maris entretenus ; Une Justice de Femme et Loin du Bonheur.


M. Monnier de La Motte (pseudonyme ?) est resté éloigné de la gloire littéraire même si ce petit recueil gaillard ne manque pas de piquant et rentre dans la catégorie des curiosités bibliographiques coquines fin de siècle, le tout servi par une superbe typographie et mise en page due aux ateliers de l'imprimerie Jouaust.

BON EXEMPLAIRE DE CE PETIT LIVRE RARE.

VENDU

mercredi 5 décembre 2012

De l'utilité de la flagellation dans la médecine et dans les plaisirs du mariage (1795). Reliure signée de la Veuve Brany du milieu XIXe siècle. Exemplaire imprimé sur papier vélin.


J. H. MEIBOMIUS

DE L’UTILITÉ DE LA FLAGELLATION DANS LA MÉDECINE ET DANS LES PLAISIRS DU MARIAGE, ET DES FONCTIONS DES LOMBES ET DES REINS ; ouvrage singulier, traduit du latin de J. H. Meibomius, et enrichi de notes historiques, critiques et littéraires, d'une introduction et d'un index. Nouvelle édition.

A Paris, chez C. Mercier, imprimeur-libraire, 1795

1 volume in-16 (14,5 x 9 cm), 156 pages. Frontispice gravé à l'eau-forte.


Reliure demi-maroquin lavallière à coins, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, filets dorés sur les plats et coins, tête dorée, relié sur brochure, non rogné (reliure du milieu du XIXe siècle signée VEUVE BRANY). Exemplaire très bien conservé, quelques frottements et légères épidermures à la reliure (coins), la première garde en papier marbré est détachée. Bel exemplaire dans une reliure décorative. Intérieur frais. Frontispice légèrement teinté.

Les pages 80 à 84 contiennent un Extrait de la réponse de H. Meibomius, fils, à T.H. Bartholin. Les pages 85 à 94 contiennent des Extraits des articles de quelques auteurs cités dans cet ouvrage. A partir de la page 95 on a le texte original latin (avec sa propre page de titre). Au verso du titre latin on trouve un avis de l'éditeur qui donne les différentes éditions anciennes de ce texte (la première de 1639, très fautive, la deuxième de 1643, la troisième de 1665 (en réalité 1757). Une autre de 1669 qui sert de modèle à celle-ci.


BEL EXEMPLAIRE IMPRIMÉ SUR PAPIER VÉLIN DE CE LIVRE CURIEUX.

VENDU

lundi 3 décembre 2012

La Chandelle d'Arras de Dulaurens (1774). Rare exemplaire en maroquin de l'époque très bien conservé. Cette chandelle a le pouvoir de guérir toute personne malade d’excès charnels ...


Henri-Joseph DU LAURENS ou DULAURENS

LA CHANDELLE D'ARRAS, poème héroï-comique, en XVIII chants.

A Londres (sans nom), 1774

1 volume in-8 (17 x 10 cm) de XX-181 pages.

Reliure plein maroquin vieux rouge, dos lisse richement orné aux petits fers dorés, roulette dorée en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, doublures et gardes de papier bleu, tranches dorées (reliure de l'époque). Petit manque de cuir sur une coupe, légers frottements et ombres au maroquin, nonobstant bel exemplaire très bien conservé dans sa reliure de l'époque en maroquin. Intérieur avec quelques légères salissures sans gravité. Papier légèrement teinté. Bien complet du faux-titre qui a été relié par erreur après le titre.


NOUVELLE ÉDITION.

Cette édition ne contient pas le sous-titre de "Étrennes aux gens d'Eglise". L'abbé du Laurens ou Dulaurens naquit à Douai en 1719. Il fut d'abord Mathurin ; ayant demandé en vain sa translation dans l'ordre de Cluny, il quitta la vie monastique pour se livrer à la littérature, et vint dans ce but à Paris. Bientôt poursuivi pour la publication d'écrits libres et irréligieux, il fut obligé de se sauver à Amsterdam, à Liège, à Francfort. Il ne put tirer un gain suffisant de sa plume et la persécution le poursuivit partout. En 1767, la Chambre ecclésiastique de Mayence le condamna à une prison perpétuelle ; il fut enfermé au couvent de Mariabom, et il y finit ses jours en 1797. Il avait de l'esprit, de l'imagination et une facilité prodigieuse. Il composa le Balai, poème qui n'a pas moins de 6.000 vers, en 22 jours. La Chandelle d'Arras, qui en contient autant, commencée le 2 septembre 1765, était sous presse le 17 du même mois. Ces poèmes ne valent pas la Pucelle de Voltaire, mais ils ne sont pas dénués d'une verve satirique et de pensées originales, souvent heureusement exprimées. (Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs aux femmes, à l'amour et au mariage, éd. 1894, I, 534-534). Son roman peut-être aujourd'hui le plus célèbre, Le Compère Mathieu, fut de son temps attribué à Voltaire.

La Chandelle d'Arras fut mise à l'index le 16 juin 1766. Le texte s'ouvre sur une épître fantasque intitulée "Les Philosophes Lapons, épître dédicatoire à Monsieur de Voltaire, comte de Ferney." Elle est signée du non moins fantasque nom Modeste-Tranquille Xan-Xung.

Dans le pays d’Artois, vivent deux amis fidèles, joueurs de violon associés : Jérôme Nulsifrote (séducteur émérite) et Jean La terreur (au nez d’un pied de long). Au hasard des chemins, le chant d’un coucou inspire à Jérôme quelque allusion gaillarde à propos des infidélités de “Nannon” (Annette), l’épouse de Jean. Celle-ci s’attarderait avec les Prêtres du voisinage ? Il n’en faut pas plus à Jean pour répliquer d’une pluie de horions : la bagarre fait rage. Le Ciel s’en mêle par l’éclat d’une tempête qui, malgré la foudre tombant à leurs côtés, ne parvient à séparer les deux amis. Lorsque les gens d’Arras, alertés, accourent sur les lieux, les deux hommes sont épuisés. On les porte à l’hôpital, Annette pleurant alors au chevet de Jean. (Chant I) Le Diable, aux célèbres forfaits dont est jonchée l’histoire chrétienne, fustigeant les doctes sommités religieuses, conte son histoire d’ange déchu à une nommée Agnès. Vêtu en moine, décidé à la repentance, il rencontre Marie qui le guide vers l’hôpital afin de ranimer la vengeance dans l’esprit endormi de Jérôme. Les phrases « vengez-vous comme doit un Chrétien ; / Suivez le Ciel ; le Ciel se venge bien. / C’est un plaisir de punir l’insolence » réveillent alors un Jérôme guidé par les bénédictions de ce Diable dissimulé sous l’habit monacal. (Chant II) À l’hôpital, trois chiens détestables nommés Pif, Pouf et Paf montent la garde. Jérôme, sans sommeil et sans habit, n’hésite pas à sauter du lit et à s’en prendre de nouveau à Jean. Une pluie de coup ensanglante d’abord le faciès du pauvre Jean qui parvient à répliquer. La bagarre fait alors rage à coups de figurines sacrées, tout l’hôpital croyant à un tremblement de terre. Les trois chiens s’en mêlent ; l’un d’eux émascule Jérôme. Les nonnes accourent et constatent le désastre : « O Ciel ! mes Sœurs, les sources de la joie / N’existent plus ! Jésus ! il n’a plus rien ! / Ce châtiment sans doute est pour son bien : / Il baisait trop : mais que dira sa femme ? » Et les Sœurs de se lamenter sur leur propre sort : « De ce fléau, Ciel, préserve nos grilles ! / Que ferions-nous ? » En voulant le soigner avec un Clystère, la Mère Apothicaire blesse le souffrant à la tête, ce qui vaut l’intervention d’un éminent docteur. Cependant, à la trépanation, une Chandelle surgit de la plaie et s’élance dans les airs à la stupéfaction générale. (Chant III) Dans un lyrisme où interviennent Phlégéton, Septentrion, la Renommée, Artémis, etc. Héloïse elle-même (l’épouse d’Abélard) apparaît au chevet de Jeanne et l’informe du malheur subi par son époux Jérôme. Jeanne se précipite à l’hôpital, pleure dans les bras de Nulsifrote, lorsque survient Annette. Courroucée, Jeanne se précipite sur l’épouse ennemie et déclenche les hostilités. Les sœurs de l’hôpital se précipitent sur place mais n’obtiennent qu’invectives à leurs supplications. Le Père directeur accourt. Heureux confesseur de ces « trente chastes Amantes » dont il aurait maintes fois abusé, il n’obtient la paix que par le camouflet que lui inflige Jeanne en dénonçant de façon indécente les excès dont il serait l’auteur. (chant IV) Après Joseph, Jean rencontre Fanchon, qui fut ravaudeuse notoire et fille de maquerelle. Par temps de disette, sa mère l’envoya à quinze ans charmer le vieux et généreux Cassandre. Ce dernier offrit des noisettes à l’enfant qui revint le soir, sur ordre de sa mère, se glisser dans le lit du vieillard. Cassandre, après quelques essais infructueux, retrouva une jeunesse qui lui coûta la vie. L’histoire inspire Jean qui s’éprend de Fanchon et l’attire à l’écart. Fanchon, faussement, lui résiste mais à son déshabillage “forcé” apparaît en l’anatomie de Jean une chandelle « au lieu d’un peigne » ; Fanchon en est courroucée, Jean est effondré. Dunstan se réveille alors et crie au miracle, d’autant que s’interpose l’ange Gabriel. La main de Dieu aurait donc interdit le péché de Jean que Gabriel rappelle à l’ordre en exigeant que Dunstan conduisît le fautif chez saint Patrice. Jean est ainsi libéré de la Chandelle que l’ange emporte vers les cieux ; il remercie le seigneur de l’avoir préservé d’un adultère. (Chant IX) De nombreux saints ayant un animal favori, saint Vaast ému par les déboires de nos deux incompris vole à leur secours en prenant au passage pour monture Jean-Jacques, un Genevois qui « Parmi les Ours, ses compagnons chéris, / A quatre pieds marchait ainsi qu’un âne » (Voulant vanter Héloïse, Jean-Jacques est vivement sermonné). Les deux personnages apparaissent à Lambert : saint Vaast, qui lui présente sa monture qualifiée de « bête sauvage », « enfant du docteur Robinson » auquel les sommités n’ont su répondre, demande à Lambert d’être plus sage et de croire en la venue annoncée de la Vierge à la chandelle. Lambert ameute alors la ville à l’aurore, arrachant de leur couche, et de leurs amours, nombre de serviteurs de l’église. Les chants à la gloire divine fusent à gorges déployées mais ne résistent pas à l’orage soudain : l’église s’ouvre, la Vierge apparaît, une chandelle éclatante dans sa main. Aux yeux de tous, Marie confie la chandelle à Jean, réitérant la consigne d’en verser quelques gouttes dans l’eau pour guérir et prémunir les fidèles, puis elle disparaît. L’enthousiasme est tel qu’à l’instar des figures de la fable, « A son amant, plus d’une pèlerine / Laisse cueillir son innocente fleur ». Chacun vient boire sa coupe miraculeuse, s’adonnant à la fête amoureuse qui lui est alors permise. (Chant XIV) Après un hymne à la virginité, le poète nous présente Javote, petit trésor d’innocence à quatorze ans, fille de La Terreur mais demeurant chez sa tante Barbe. Cette dernière, forte de son expérience (dès l’âge de treize ans), veillait jalousement sur l’enfant convoitée. Trop peu dévote, Barbe n’obtint pourtant à cet égard la bienveillance du bon Dieu : le diable déguisé lui rend visite et lui vante la gloire de son « père, heureux, vainqueur de Nulsifrote » et « sauveur de l’Artois » grâce au flambeau de Marie. Javote ensommeillée est guidée vers Jeannot. Lorsqu’elle s’éveille, Javote n’a qu’une idée : aller vers ce prêtre qu’elle admire déjà. la jeune fille confie au prêtre subjugué son désir de voir la sainte chandelle transmise, dit-on, par son père. Au prétexte que Dieu punit les curieux, Jeannot lui bande les yeux mais lui promet qu’au moins, elle sentira l’effet de la fameuse chandelle. Ce fut ainsi que Javote fut déflorée, abusée mais heureuse au point d’en épuiser son séducteur. « Javote enfin retrouvant la lumière, / D’un air ému regarde son Pasteur » et s’insurge de découvrir sa “chandelle” éteinte. Jeannot lui promet son éclat pour le lendemain : « Toujours brûler et ne s’éteindre pas / Est une fable : on la croit dans Arras. » Cependant si la chandelle s’éteint parfois, que l’amour, lui, puisse comme le feu d’Arras « Toujours brûler et ne s’éteindre pas ! » (Chant XVIII et dernier). (source : http://du.laurens.free.fr)

La légende d’une chandelle miraculeuse à Arras est avérée, mais pas pour les mêmes raisons que celles avancées par Dulaurens ...

Il est excessivement rare de trouver un exemplaire de ce livre condamné en maroquin de l'époque.

BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN DE L’ÉPOQUE DE CE TEXTE ANTICLÉRICAL ET FONCIÈREMENT LIBERTIN.

VENDU

dimanche 2 décembre 2012

L'Ombrelle par Octave Uzanne, illustrations de Paul Avril. Somptueux exemplaire en maroquin doublé et décoré de l'époque (reliure signée DAVID-DOMONT). Avec une suite des héliogravures en couleurs tirées à part sur papier Japon. Rare.


Octave UZANNE - Paul AVRIL, illustrateur

L’OMBRELLE par Octave Uzanne, illustrations de Paul Avril. 

Paris, A. Quantin, imprimeur-éditeur, 1883

relié avec : 

SUITE DES GRAVURES DE L’OMBRELLE par Octave Uzanne, illustrations de Paul Avril.

Paris, A. Quantin, 1883

1 fort volume grand in-8 (27 x 18,5 cm) de 138-(1) pages. Illustrations dans le texte imprimées dans différentes teintes. Suite des photogravures à part sur Japon.

Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs richement orné avec un fer spécial "ombrelle" souligné de maroquin rouge (dans le fer ombrelle), plats encadrés d'un triple filet doré, double filet doré sur les coupes, riche doublure de maroquin rouge décorée d'un encadrement de filets architecturés avec fleurettes dorées dans les angles, fer losangé central en dentelle dorée avec au centre dans un ovale une ombrelle dorée avec souligné de maroquin bleu, encadrement de filets pleins et perlés dorés, double garde de papier peigne, tranches dorées sur témoins (non rogné, ébarbé), les couvertures en soie rose imprimée ont été reliées avant les couvertures illustrées imprimées sur papier (reliure de l'époque signée DAVID et dorure signée DOMONT). Somptueux exemplaire en maroquin doublé décoré, en excellent état de conservation. A noter une fente au mors supérieur (sur la hauteur du premier caisson), sans incidence sur la solidité du volume (le volume a été établi sur charnière intérieure de maroquin, intacte). Papier des gardes blanches bruni.


ÉDITION ORIGINALE.

UN DES EXEMPLAIRES SUR PAPIER VÉLIN DES VOSGES (BEAU PAPIER DE CUVE). EXEMPLAIRE AUQUEL ON A JOINT LA SUITE DES ILLUSTRATIONS SUR JAPON TIRÉES A PART EN COULEURS.

Provenance : Exemplaire de la bibliothèque H. Stanley Marcus, célèbre bibliophile américain.


L'Ombrelle est, contrairement à l'image qui en a souvent été donnée de légèreté et de fanfreluche pour bibliophiles, avec L’Éventail, paru l'année précédente et conçu sur le même modèle, deux belles et intéressantes études sur ces indispensables ornements de la mode de ces dames à travers le temps. Uzanne, d'ailleurs très déçu voire marqué à vie d'avoir été considéré par trop de monde comme "le Monsieur de ces dames à l'éventail, à l'ombrelle, etc" (dixit Antoine Laporte, bouquiniste et auteur d'un violent pamphlet contre Uzanne publié en 1893), donnera en 1892 une édition bon marché, de format in-12, et sans illustration, dans laquelle il expliquera en préambule souhaiter donner à un public de lecteurs, et non plus à un public d'esthètes bibliophiles, ces textes pour pouvoir les apprécier à leur juste valeur. "cette fois-ci, ce n'est plus aux iconophiles que je m'adresse, mais à ces lettrés qui prétendent lire, apprendre et connaître..."


SOMPTUEUX EXEMPLAIRE RELIÉ A L'ÉPOQUE EN MAROQUIN DOUBLÉ AVEC FERS SPÉCIAUX "A L'OMBRELLE", AUQUEL ON A JOINT LE TIRAGE A PART SUR JAPON DES ILLUSTRATIONS.

VENDU

vendredi 30 novembre 2012

Physiologie de la Lorette par Maurice Alhoy et illustrée par Gavarni (1841).


Maurice ALHOY - Paul GAVARNI, illustrateur

PHYSIOLOGIE DE LA LORETTE, par Maurice Alhoy, vignettes de Gavarny (sic).

Paris, Aubert et Cie, Lavigne, s.d. (1841). [imprimé par Béthune et Plon].

1 volume in-18 (13 x 8,2 cm), dérelié (anciennement relié),  127-(1) pages. 60 vignettes gravées sur bois d'après les dessins de Gavarni. A relier.

ÉDITION ORIGINALE.

Jeune femme du demi-monde, aux mœurs faciles et qui habitait au milieu du XIXe siècle principalement dans le quartier de Notre-Dame-de-Lorette, à Paris.

BON EXEMPLAIRE.

VENDU

Physiologie de la Portière par James Rousseau illustrée par Honoré Daumier (1841).


James ROUSSEAU - Honoré DAUMIER, illustrateur

PHYSIOLOGIE DE LA PORTIÈRE par James Rousseau (de la Gazette des Tribunaux). Vignettes par Daumier.

Paris, Aubert et Cie, Lavigne, 1841 [imprimé par Béthune et Plon].

1 volume in-18 (13 x 8,2 cm), dérelié (anciennement relié), 119-(1) pages et 6 pages de pages de titres publicitaires pour d'autres Physiologies parues ou à paraître. 61 vignettes gravées sur bois d'après les dessins de Daumier. A relier.

ÉDITION ORIGINALE.

La Portière n'est autre que la gardienne d'immeuble ou concierge.

BON EXEMPLAIRE.

VENDU

Physiologie de la Grisette illustrée par Gavarni (1840).


Louis HUART - Paul GAVARNI, illustrateur

PHYSIOLOGIE DE LA GRISETTE, par Louis Huart. Vignettes de Gavarni.

Paris, Aubert et Cie, Lavigne, s.d. (1840) [imprimé par Béthune et Plon].

1 volume in-18 (13 x 8,2 cm), dérelié (anciennement relié), 115-(1) pages. 58 vignettes gravées sur bois d'après les dessins de Paul Gavarni. A relier.

ÉDITION ORIGINALE.

La grisette est une jeune fille ou une femme de médiocre condition. Jeune ouvrière, coquette et galante aussi. Une grisette c'est un ange et aussi un démon !

BON EXEMPLAIRE.

VENDU

jeudi 29 novembre 2012

Les Amours d'Ismene et d'Ismenias par M. de Beauchamps (1729). Edition originale rare. Bel exemplaire en reliure d'époque.


M. de BEAUCHAMPS ou Pierre-François GODARD DE BEAUCHAMPS

LES AMOURS D'ISMENE ET D'ISMENIAS par M. de Beauchamps.

A Paris, chez Simart, 1729

1 volume petit in-8 (16 x 10 cm) de VI-158-(4) pages.

Reliure plein veau brun, dos richement orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge. Quelques usures à la reliure (coiffe inférieure et deux coins usés), la première garde blanche manque, intérieur très frais. Jolie reliure décorative de l'époque malgré les petites défauts signalés.

ÉDITION ORIGINALE.


Le volume s'ouvre sur une épître à Madame L. C. D. F. B. qui sert de préface. Le privilège est accordé à Pierre-François Godard de Beauchamps, secrétaire du Maréchal de Villeroy. Beauchamps travailla, dans sa jeunesse pour les différents théâtres de la capitale. Il fit représenter, en 1721, la Soubrette, comédie en un acte, qui eut du succès et, dans l’espace de dix ans, il donna successivement : le Jaloux ; Arlequin amoureux par enchantement ; le Portrait ; le Parvenu, ou le Mariage rompu ; les Effets du dépit ; les Amants réunis ; le Bracelet ; la Mère rivale et la Fausse Inconstance. Presque toutes accueillies dans leur nouveauté, ces différentes pièces sont tombées dans le plus profond oubli. On a encore de Beauchamps : Funestine, roman, Paris, 1737, in-12, rare, et réimprimé dans le 31e volume du Cabinet des Fées, les Lettres d’Héloïse et d’Abailard, imitées en vers français, Paris, 1737, in-8°, les Amours d’Ismène et d’Isménias, roman traduit, ou plutôt imité du grec d’Eustathe Macrembolite. L’ouvrage de Beauchamps fut imprimé à Paris, sous la rubrique de la Haye, 1743, in-8°, et il a été réimprimé, dans la même ville, en 1797, in-4° ; la seconde édition est ornée de figures enluminées, Imitation du roman grec (les Amours de Rhodanthe et de Dosiclés) de Théodore Prodrome, Pria, 1746, in-8°. Cette imitation diffère d’une traduction qui parut la même année, Paris, in-12, et dont l’auteur est resté inconnu. Enfin on attribue à Beauchamps : un roman pamphlétaire libertin, l’Histoire du prince Apprius (Priapus) extraite des fastes du monde, depuis sa création, manuscrit persan, trouvé dans la bibliothèque du roi de Perse, traduction française par M. Esprit, gentilhomme provençal, servant dans les troupes de Perse, Constantinople (i.e. Paris, vers 1722) ; la Haye, (i.e. Lyon), 1728, in-12. On trouve dans quelques exemplaires de ce roman une table explicative donnant les noms indécents des anagrammes employées par l’auteur. L’imprimeur fut condamné au bannissement et à une forte amende ; Hipparchia, histoire galante divisée en 3 livres, avec une préface très-intéressante, Lampsaque (i.e. Paris), l’an de ce monde (1748), petit in-8°. Il était familier de la cour de Sceaux, où la Duchesse du Maine le recevait dans les fêtes des Grandes Nuits de Sceaux et ses salons littéraires. Il sera Chevalier de la Mouche à Miel.

Cette première édition de 1729 est assez rare ; on trouve une autre édition à la même date publiée à Amsterdam avec quelques figures. L'édition originale ne comporte pas de figures.

Cette histoire est celle des amours contrariés à l'époque de la Grèce antique. 

BEL EXEMPLAIRE DE CE PETIT LIVRE RARE.

VENDU

Histoire amoureuse de Napoléon Bonaparte (1817).


ANONYME

HISTOIRE AMOUREUSE DE NAPOLÉON BONAPARTE, extraite des mémoires particuliers composés par lui-même pendant son séjour à l'île d'Elbe, et continuée jusqu'au 14 juillet 1815. Par un ancien officier de sa maison, qui ne l'a quitté qu'au moment de monter sur le Northumberland. Seconde édition, revue et corrigée.

A Paris, Le Dentu, 1817 [imprimerie de J.-B. Imbert].

2 volumes in-18 (14 x 9 cm), brochés, XII-177 et 191 pages. 2 frontispices gravés sur acier. Bon état. Quelques petits défauts de papier aux couvertures de papier rose (époque). Étiquettes de titre imprimées. Intérieur frais. Quelques feuillets inversés lors du brochage, bien complet cependant.

SECONDE ÉDITION.


La première édition date de 1815. "Jamais je ne me serais permis de publier cette Histoire amoureuse, si un prétendu baron, qui, dit-il, n'a point quitté Napoléon pendant les jours de sa gloire, ne venait d'ajouter aux récits apocryphes dont il berce le public depuis dix-huit mois, une Histoire des Amours secrètes de Napoléon. J'ai parcouru cette prétendue histoire, et je déclare, moi qui en connais bien le héros, que je n'y retrouve ni le style de l'homme qui est censé l'avoir écrite, ni l'homme lui-même. Il se pourrait fort bien que l'on en dît autant de celle qu'aujourd'hui je livre à l'impression ; j'atteste cependant, et l'on doit m'en croire, que j'ai eu sous les yeux, pendant plus de quinze jours, depuis celui de la rentrée de Bonaparte au château des Tuileries, les Mémoires autographes de Bonaparte lui-même ; que les aventures dont je viens de rédiger le récit, y sont mêlées à tous les autres évènements de sa vie ; et que, si je ne publie pas cette vie entière et telle que je l'ai fait copier par mon fils aîné, durant l'espace de temps que le manuscrit original est demeuré en ma possession, etc. (...)" (extrait de l'avertissement de l'éditeur de la première édition).

Quelques chapitres : Le pays natal (Corse) - Thérésia - Première leçon d'amour - l'habile écolier - la séparation - L'école de Brienne - Madame Fremyn - Sophie - L'amour dans les bois - Histoire d'Elise - Mademoiselle de Stors - Partie fine d'un nouveau genre - Catherine - Madame Salic..i - L'amour au camp - Premier mariage - La Belle Kouroumamé - Encore une italienne - Angélina - La joyeuse lyonnaise - Nouvel hymen - Laurette - Rechute - etc.

Référence : Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes et au mariage etc., quatrième éd., 1897, II, col. 485

BON EXEMPLAIRE.

VENDU

mardi 27 novembre 2012

La Volupté Romaine par Ferdinand Bac (1922). 100 compositions de l'artiste-auteur. Un des 16 exemplaires de tête sur grand papier vélin avec dessin original, lettres autographes. Reliure décorée de deux très jolis cuirs incisés, modelés et teintés. Rare.


Ferdinand BAC

LA VOLUPTÉ ROMAINE par Ferdinand Bac (texte et dessins), orné de cent illustrations en couleurs par l'auteur.

Paris, Louis Conard, 1922

1 volume in-8 (23 x 15,5 cm) de (4)-269-(1) pages. 100 illustrations dans le texte et hors texte en couleurs.

Reliure plein maroquin havane, premier plat décoré dans son entier d'un grand cuir incisé et modelé, teinté, encadré d'un filet de maroquin vert (21 x 12,5 cm), deuxième plat décoré au centre d'un cuir incisé et modelé, teinté, encadré d'un filet de maroquin vert (12 x 9 cm), dos à quatre nerfs, pièce de titre et tomaison de cuir marron clair gravé à froid, encadrement intérieur de maroquin vert et marron, filets noir à froid, doublure centrale de soie rouge, garde de soie rouge de même et papier marbré, tête dorée, non rogné pour les autres tranches (reliure signée en bas de la doublure du second plat CLAUDE HARCOURT REL. DEC. 1924). Les cuirs incisés, modelés et teintés sont de très belle facture. Le corps d'ouvrage souffre de quelques lourdeurs d'exécution sans excès cependant. Exemplaire parfaitement conservé.


ÉDITION ORIGINALE ET PREMIER TIRAGE DE L'ILLUSTRATION.

ÉDITION DE BIBLIOPHILE IMPRIMÉE A 300 EXEMPLAIRES SEULEMENT OUTRE LES EXEMPLAIRES ORDINAIRES SUR VÉLIN TIRÉS A GRAND NOMBRE.

CELUI-CI UN DES 16 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR GRAND VÉLIN AVEC UN DESSIN ORIGINAL AU CRAYON DE COULEURS ET UN DOUBLE ÉTAT DES ILLUSTRATIONS HORS TEXTE.

EXEMPLAIRE TRUFFÉ DE DEUX BELLES LETTRES AUTOGRAPHES DE L'AUTEUR-ARTISTE ILLUSTRATEUR, DOUBLE ENVOI AUTOGRAPHE.

Cet exemplaire de grand luxe a tout d'abord été offert par l'artiste à M. Allemand, "en souvenir de Ferdinand Bac, 1922". Ce premier envoi autographe accompagne le dessin original au crayon de couleurs (portrait de dame romaine en médaillon, pleine page). Les deux lettres autographes reliées à la fin du volume lui sont adressées. 1 lettres de 2 pages in-12 et 1 longue lettre de 2 pages in-8 (Paris, 25 juin 1922). Cette deuxième lettre traite de cet exemplaire de grand luxe (très belle lettre). L'exemplaire a ensuite appartenu à M. G. Foussier et contient ce nouvel envoi de Ferdinand Bac "à M. G. Foussier, un souvenir de sa première visite aux Domeliers. F. Bac. 1947". Ferdinand Bac est mort en 1952.


Ferdinand Bac traversa deux siècles. Caricaturiste modiste à l'esprit vif et saillant dès la fin du XIXe siècle, produisant de nombreux albums de féminologie urbaine - Les Maîtresses, comprenant 100 dessins en couleurs (1897) La Comédie féminine, contenant 100 dessins inédits (1899) Les Amants, contenant 100 dessins en couleurs (1900) Des Images, contenant 100 dessins (1901) Petites Folies, contenant 100 dessins (1903) ; Il s'est imposé comme un des premiers dessinateurs et caricaturistes de son temps, aussi célèbre qu'Albert Robida, Job, Sem, Jean-Louis Forain ou Caran d'Ache. Il vécut au cœur de l'Europe troublée de la fin du XIXe et du début XXe siècle et occupa une position de passeur entre les traditions allemande et française. Témoin de la bataille de Sadowa en 1870, ayant assisté au traité de Versailles en 1919, ayant fui les armées allemandes en 1914, contraint à l'exil en 1940, il vit une partie de son travail partir en fumée en 1944. Il redevint un homme public courtisé à la Libération. Installé l'hiver dans le Midi pour raison de santé, il entreprit tout d'abord d'aménager les jardins de la villa Croisset (1912), puis ceux des Colombières à Menton, transformant cette ancienne bâtisse en somptueuse résidence méditerranéenne au milieu d'un jardin où chaque parterre est inspiré d'un pays de la Méditerranée. Il consigna ses réflexions dans plusieurs ouvrages relatant ses travaux, ses envies et ses projets. À 60 ans, Ferdinand emménagea dans un superbe hôtel particulier de Compiègne appartenant à un vieil ami, Émile Ladan-Bockairy. Il allait y rencontrer Marcel Proust, Cocteau, Gabriele D'Annunzio et Anna de Noailles. Jusqu’à la fin de sa vie, Ferdinand Bac continua de voyager, d’écrire, de dessiner, réfléchissant sur le devenir politique et historique du monde. A près de 80 ans, il effectuait encore trois heures de correspondance par jour, ses connaissances et ses amis attendant ses conseils. Durant ses dernières années, il allait connaître les papes, les rois, les présidents et tout le gotha. Son esprit toujours vif, lui permettait de dessiner et de commenter les livres qu’on lui envoyait. Pourtant inquiet dès ses 50 ans à l’idée de mourir trop jeune, il s’appliqua à laisser une partie de son travail dans de nombreux musées et bibliothèques (Bibliothèque de l'Arsenal à Paris, Bibliothèque municipale à Menton, Bibliothèque Cessole à Nice). Chaque papier est annoté de sa main laissant ainsi une trace pour la postérité qui saura reconnaître son talent. Décoré de la Légion d'honneur en 1913, reconnu par l'Académie française, il devait s'éteindre à 93 ans, le 17 novembre 1952, à Compiègne.


SUPERBE SPÉCIMEN DE RELIURE AVEC CUIRS INCISÉS MODELÉS ET TEINTÉS.

VENDU

La Polygamie sacrée ou dénombrement des putains, bâtards, maquereaux de l'Eglise de France (1908). Un des 12 exemplaires de tête sur Japon. Rare.


[Nicolas BARNAUD] édité par Jean HERVEZ

LA POLYGAMIE SACRÉE AU XVIe SIÈCLE  Première réédition d'un pamphlet anonyme de 1581. Préface, introduction, notes et appendice par Jean Hervez. Etat des personnes mâles et femelles vivant au dépens du crucifix - Ressources considérables du Clergé - La Polygamie des archevêques, évêques, chapelains, chanoines, curés et moines. Statistique des filles cardinales, archiépiscopales, abbatiales, monacales - La danse macabre de la Polygamie sacrée. Ouvrage orné de huit planches hors texte empruntées aux Bibles historiales du moyen âge.

Paris, Bibliothèque des Curieux, 1908

1 volume in-8 (22,5 x 15 cm), broché, 311 pages. 8 planches hors texte ici en trois états (noir, vert et sanguine). Exemplaire très bien conservé.


UN DES 12 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR PAPIER DU JAPON AVEC 3 ETATS DES PLANCHES.

Exemplaire contresigné par Jean Hervez et numéroté 2 au composteur.

Ce livre avait paru en 1581 sous le titre moins transparent Le Cabinet du Roy de France, dans lequel il y a trois perles précieuses d'inestimable valeur, par le moyen desquelles Sa Majesté s'en va le premier monarque du monde et ses sujets du tout soulagés.
C'est ici la première partie seulement de cet ouvrage rare qui a été reprise. Elle traite des abus du clergé de France. Dénombre les bâtards de l'Eglise, putains, maquereaux et autres jambonistes. Le chapitre XVII est ainsi intitulé Preuve du nombre des putains des serviteurs des moines. Le chapitre XIX n'est pas en reste : Preuve du nombre des commandeurs ou prieurés de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, du nombre de leurs putains, maquereaux et serviteurs.


BON EXEMPLAIRE DU RARE TIRAGE DE TÊTE.

VENDU

dimanche 25 novembre 2012

L'Amphisbène d'Henri de Régnier (1912). Superbe reliure mosaïquée "à l'amphisbène" sur le premier plat. Exemplaire sur Hollande.


Henri de RÉGNIER

L'AMPHISBENE. Roman moderne.

Paris, Mercure de France, 1912

1 volume in-12 (19,5 x 13 cm) de 372 pages.

Reliure plein maroquin chocolat, dos à nerfs, auteur, titre et millésime dorés au dos, premier plat orné d'un amphisbène (serpent à deux têtes) en mosaïque de maroquin marron, vert et rose, filet à froid sur les coupes,  large encadrement intérieur de maroquin chocolat avec double jeu de triple filets dorés en encadrement d'un carré central de soie marron-vert, tranches dorées sur témoins, couvertures jaunes imprimées conservées à l'état neuf (les deux plats et le dos) (reliure de l'époque ou légèrement postérieure signée LE ROY - DESRIVIERES). Exemplaire en excellent état, proche du neuf. Infirmes ombres au maroquin, intérieur immaculé. Etui bordé de maroquin.


ÉDITION ORIGINALE.

UN DES 97 EXEMPLAIRES SUR HOLLANDE (avec 19 ex. sur Japon).


« C’est après-demain le 1er janvier, et j’ai eu hier trente-trois ans. » Tels sont les premiers mots de l’écrivain Delbray qui, à partir de ce jour, va tenir un journal où se mêlent propos insignifiants, portraits d’ amis, souvenirs d’enfance, rêves, descriptions d’intérieurs, scènes de la vie quotidienne et de nombreuses réflexions originales sur l’amour et les femmes. La première des trois parties de ce long roman est une suite, pendant deux mois, de notes quasi quotidiennes qui précèdent le « coup de foudre » développé plus tard. Pourquoi ce titre de L’Amphisbène (1912) ? « Ce monstre, d’ailleurs d’un aspect fort décoratif, s’appelle un « Amphisbène », ce qui veut dire, étymologiquement, qu’il marche aussi bien en avant qu’en arrière… L’Amphisbène est donc, un serpent monstrueux, avec une tête à chaque extrémité du corps, et qui marche aussi bien à reculons qu’en avant… L’on rencontre de ces Amphisbènes dans les déserts de la Lybie, et l’on en trouva des figures représentées dans la tombe du Roi Chilpéric à Tournai, quand on l’ouvrit ! Il paraîtrait également que l’Amphisbène est le symbole de la trahison et de l’esprit de satire. J’aime mieux n’en rien croire et attribuer à l’emblème qu’a choisi le cher Pompeo Neroli une autre signification. Pourquoi ne le pas considérer comme une simple image de l’incertitude ? » Dans la première partie de L’Amphisbène, le journal de Julien d’Elbray ne nous laissait rien ignorer de son auteur, avant sa rencontre avec Laure de Lerins. Dans la deuxième, Laure, de retour à Paris, écrit amicalement 9 lettres à son ex-mari Jérôme, vivant aux USA, dans lesquelles elle analyse ses sentiments nouveaux et termine par l’aveu de sa passion naissante pour Julien d’Albret. Ils vont s’embarquer sur un yacht baptisé L’Amphisbène par Julien… Laure est une spécialiste de l’introspection et une conseillère avisée dans le domaine amoureux : « Oui, Jérôme, il ne suffit pas, avec une femme, avec sa femme, d’être « attentionné », il faut être « attentif ». Par là, j’entends qu’il faut s’astreindre, jour à jour, heure à heure, à la comprendre, chercher à se rendre compte de ses variations de caractère et de tempérament. Il faut l’observer minutieusement et lui donner l’impression qu’elle vit dans une atmosphère vigilante. Cette impression d’être comprise, entourée, soutenue, d’être environnée de soins intelligents, est de celles auxquelles les femmes sont très sensibles. Cela leur donne un précieux réconfort de bien-être et de sécurité. Cela les aide à se sentir en communication avec qui les aime. C’est ainsi que se créent entre les amants, les époux, mille petits liens délicats, indissolubles, qui fortifient leur union, la protègent comme d’un filet aux mailles serrées. » Dans la dernière partie de ce roman-journal, Julien d’Elbray reprend la plume et son gros cahier. Il y note avec art les principales étapes de sa croisière méditerranéenne et de son amour pour Laure de Lérins… Inquiets sur l’issue de leur aventure, nous sommes heureusement rassurés avec l’épilogue quand nous entendons cette femme, parfois difficile à comprendre, avouer : « Les bûches brûlantes mêlaient leurs flammes serpentines qui s’enlaçaient, s’étreignaient, se séparaient, reculaient pour se reprendre. Alors, j’ai songé à l’amphisbène qui était brodé sur le pavillon du yacht, j’ai songé à Julien, j’ai songé à moi-même et longtemps, la tête entre mes mains, j’ai pleuré. »


SUPERBE EXEMPLAIRE RELIÉ AVEC GOÛT PAR UN MAÎTRE RELIEUR DOREUR SPÉCIALISTE DE LA MOSAÏQUE.


LE MOTIF DÉCORATIF DU PREMIER PLAT EST DES PLUS RÉUSSI ET DONNE A L'ENSEMBLE UN CHARME UNIQUE.

VENDU

mercredi 21 novembre 2012

Bibliophilie : Alfred de Musset - édition dite des "Amis du poète" (1865-1866) imprimée à 850 exemplaires. Superbe exemplaire en maroquin signé de l'époque. Exemplaire truffé de 2 suites sur papier de Chine et pièces ajoutées. Exemplaire de choix de la plus belle édition ancienne de Musset qui ait été donnée.


Alfred de MUSSET - BIDA, LAMI, PILLE, illustrateurs

OEUVRES COMPLÈTES DE ALFRED DE MUSSET AVEC LETTRES INÉDITES, VARIANTES, NOTES, INDEX, FAC-SIMILÉ, NOTICE BIOGRAPHIQUE PAR SON FRÈRE. ÉDITION DÉDIÉE AUX AMIS DU POÈTE ORNÉE DE 28 DESSINS DE M. BIDA ET D'UN PORTRAIT D'ALFRED DE MUSSET D'APRÈS L'ORIGINAL DE LANDELLE, GRAVÉS SUR ACIER SOUS LA DIRECTION DE M. HENRIQUEL DUPONT, PAR LES PREMIERS ARTISTES.

Paris, Charpentier, libraire-éditeur, 1865-1866. [Paris, J. Claye imprimeur].

10 volumes grands in-8 (27,5 x 19,5 cm), environ 350 à 400 pages par volume (collationné complet). Le dixième et dernier volume contient la vie d'Alfred de Musset par son frère Paul de Musset et les Œuvres posthumes.


Reliure plein maroquin rouge vif janséniste, dos à nerfs avec titre et tomaison dorée, millésime doré en queue des dos, relié sur brochure, non rogné (ébarbé), tranches dorées sur témoins, doublures et gardes de papier marbré (reliure de l'époque signée PAGNANT). Exemplaire à l'état proche du neuf. Infimes frottements. Intérieur immaculé (rares rousseurs). Les couvertures imprimées vertes du brochage ont été conservées (quelques salissures, marques ou réparations). Magnifique en tous points.


ÉDITION DITE "DES AMIS DU POÈTE" IMPRIMÉE A 850 EXEMPLAIRES SEULEMENT SUR BEAU PAPIER VERGÉ ÉPAIS.


EXEMPLAIRE TRUFFÉ DE DEUX SUITES DE GRAVURES SUR PAPIER DE CHINE ET QUELQUES ESTAMPES :

- La suite par Eugène LAMI gravée par Adolphe LALAUZE éditée par Morgand en 1883 de 60 eaux-fortes SUR PAPIER DE CHINE avec remarque avant la lettre (n°16 signée par Morgand). Bien complète du fac similé de la lettre d'Alexandre Dumas fils.
- La suite par Henri PILLE gravée par Louis MONZIES éditée par Lemerre en 1878 de 42 eaux-fortes SUR PAPIER DE CHINE avant la lettre. Complète.
- Frontispice à l'eau-forte par Félicien Rops pour les Oeuvres de Musset (suite jamais achevée), 1876. Rare. (reliée en tête du deuxième volume).
- 1 héliogravure en couleurs d'après Henri Gervex pour Rolla (deuxième volume).
- 1 portrait en médaillon de Musset et George Sand, épreuve de luxe sur papier du Japon (reliée en tête du quatrième volume).


A ÉTÉ RELIÉ A LA FIN DU DIXIÈME ET DERNIER VOLUME :

ÉTUDE CRITIQUE ET BIBLIOGRAPHIQUE DES OEUVRES DE ALFRED DE MUSSET pouvant servir d'appendice à l'édition dite de souscription. Paris, chez René Pincebourde, à la librairie Richelieu, 1867. 19 pages. (couvertures de brochage conservées).


ON JOINT :

- ALBUM D'EAUX-FORTES pour les OEUVRES DE ALFRED DE MUSSET. Aquarelles d'Eugène Lami gravées par A. Lalauze. Paris, Morgand, 1883. Cartonnage pleine toile décoré de l'éditeur. Même suite que celle décrite ci-dessus mais ici imprimée sur papier vélin fin de cuve avec la lettre. Etat définitif des gravures. Quelques taches sans gravité en quatrième de couverture sinon bel état de l'ensemble. Intérieur immaculé, absolument sans rousseurs.

- La même suite sur PAPIER DU JAPON, en feuilles, titre, fac similé et 60 planches. Exemplaire de troisième état (avant la lettre et avec remarque), la première planche étant signée au crayon par A. Lalauze. Superbe état. Etat très rare. Non justifié.

- La même suite sur PAPIER DE CHINE, en feuilles, titre, fac similé et 60 planches. Exemplaire n°1 signé par D. Morgand (éditeur). Exemplaire d'état avant la lettre, texte imprimé à part en marron sur papier pelure et placé à chaque fois devant chaque estampe. Etat très rare. Non justifié.


ENSEMBLE RARE.

Cette magnifique édition contient l'ensemble des œuvres d'Alfred de Musset avec des variantes et des notes. Tout y est beau, les caractères employés par J. Claye, le papier vergé fort qui provient des maison Blanchet frères et Kléber de Rives, les illustrations dues au talent de M. Bida. Les planches sont avant la lettre et protégées comme il se doit par un papier fin mauve légendé imprimé. Il y a eu quelques exemplaires imprimés sur papier vélin et sur papier fin outre les 850 exemplaires souscrits (la liste des souscripteurs se trouve à la fin du tome IX).


EXEMPLAIRE IMPRIMÉ POUR M. LE DOCTEUR J. TEILLEUX, Médecin chef, Directeur de l'Asdile des aliénés à Saint-Robert (Isère). Il porte le numéro 177.

C'est sans conteste la plus rare, la plus belle et la plus imposante des éditions anciennes des Œuvres d'Alfred de Musset.

Référence : Vicaire, Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle, tome V, col. 1274 à 1280.


SUPERBE EXEMPLAIRE DANS UNE IMPOSANTE, FINE ET SOBRE RELIURE DE MAROQUIN PLEIN JANSÉNISTE.


EXEMPLAIRE DE CHOIX TRUFFÉ AVEC GOÛT A L'ÉPOQUE.

VENDU

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