vendredi 23 décembre 2016

Les Érotiques de Pierre Jousson, photographe (1967). 37 photographies de postures amoureuses tirées sur Arches à quelques exemplaires seulement. Premier tirage introuvable. Superbe exemplaire.


Pierre JOUSSON photographe

ÉROTIQUES

La Balance, 1967

Portfolio à l'italienne in-folio (40 x 29 cm), en feuilles, 1 feuillet noir de titre imprimé en blanc, 37 planches photographiques sur fond noir tirées sur papier d'Arches montrant un couple homme-femme dans diverses positions voluptueuses, 6 planches de vers libres de Louise Labé (3 planches) (Baise m'encor, rebaise-moi et baise ... Las, te pleins tu ? ça que ce mal j'apaise ... ) et de Pierre de Ronsard (3 planches) (Mais quand au lit nous serons Entrelacés, nous ferons Les lascifs selon les guises Des amants qui librement Pratiquent folâtrement Dans les draps cent mignardises ... Ah, je meurs ! Ah, baise-moi ! Ah, maîtresse, approche-toi !.. Je voudrais bien richement jaunissant En pluie d'or goutte à goutte descendre ...), 1 feuillet noir imprimé en blanc de justificatif du tirage. Chemise de toile de jute beige, étui de même. Tous les feuillets sont de papier d'Arches de qualité. Excellent état, proche du neuf. Quelques légères salissures à l'emboîtage.


On lit imprimé en blanc au centre d'un feuillet noir :

CET OUVRAGE CONFIDENTIEL A ÉTÉ TIRÉ A QUELQUES EXEMPLAIRES POUR DES AMIS.


Ces photographies artistiques érotiques sont l'oeuvre du photographe Pierre Jousson. Sa signature n'apparait pas mais on retrouve les obscurités indécises et les fonds noirs qui font sa réputation. Pierre Jousson a publié La Femme (1964), Le Couple (1965), Jessica (1967), Comme une fleur (1970), Préludes (1970), etc. L'album Érotiques a été réédité en France en 1968 par Régine Desforges (Paris, L'Or du Temps) et a été aussitôt interdit.


Références : Inconnu à Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970 (ouvrage publié en Suisse d'après Helveticat) ; Inconnu à Pia, Les livres de l'Enfer du XVIe siècle à nos jours. Pas à la Bnf, pas au CCfr. 1 ex. au Helveticat (catalogue bibliothèques suisses). Joubert, Livres interdits, 148.


SUPERBE EXEMPLAIRE DE CET ALBUM DE POSTURES ÉROTIQUES PHOTOGRAPHIÉES PAR PIERRE JOUSSON.

ALBUM LE PLUS RARE DU PHOTOGRAPHE.

PREMIER TIRAGE INTROUVABLE DE CES BELLES ET "OBSCURES" PHOTOGRAPHIES ÉROTIQUES.

Prix : 1.500 euros


vendredi 16 décembre 2016

Curiosa et Bibliophilie : Les Oeuvres libres de Verlaine, Amies, Femmes et Hombres (vers 1940). Jolies suites d'illustrations en noir et en couleur par un artiste resté inconnu.


Paul VERLAINE

OEUVRES LIBRES. Amies, Femmes, Hombres.

A Paris, Pour la Société des Amis du Symbolisme, s.d. (vers 1940)

1 volume petit in-4 (24 x 17,5 cm), en feuilles sous couverture rempliée de papier vert d'eau, imprimé au nom de l'auteur sur le premier plat. 88-(3) pages. 11 illustrations hors-texte en noir. 11 illustrations hors-texte mises en couleur à l'aquarelle. Très bon état.


TIRAGE A 1.000 EXEMPLAIRES.

CELUI-CI, 1 DES 964 EXEMPLAIRES SUR OFFSET ICI AVEC LA SUITE DE 11 (sur 12) GRAVURES EN COULEURS ET LA SUITE DE 11 (sur 12) GRAVURES EN NOIR (les mêmes). 


Le détail du tirage est : 12 ex. sur chiffon avec dessin et suite en noir, 24 ex. sur vélin avec dessin et suite en noir et 964 ex. sur offset.

Dutel précise que cette édition des Poésies érotiques de Verlaine est incomplète des quatre derniers quatrains de Balanide I. On trouve à la fin le Poème du Trou du Cul par Verlaine et Rimbaud.



L'artiste qui a illustré cette édition n'a pas été identifié.

Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français de 1920 à 1970, n°2091 (Dutel annonce 12 illustrations hors-texte en couleurs).


TRÈS BON EXEMPLAIRE.

VENDU


mardi 13 décembre 2016

L'Anti-Justine ou Les délices de l'amour par Restif de La Bretonne (1929). Superbe édition clandestine publiée par Maurice Duflou et illustrée de 12 très-belles aquatintes. Bel exemplaire bien relié à l'époque.





RESTIF DE LA BRETONNE (Rétif de La Bretonne, Nicolas-Edme)


L'ANTI-JUSTINE OU LES DÉLICES DE L'AMOUR. Nouvelle édition entièrement revue et corrigée, établie pour la première fois sur le texte original de 1798. Précédée d'une notice bibliographique par Helpey, bibliographe poitevin [Louis Perceau].

Ile Saint-Louis, De l'imprimerie de Monsieur Nicolas, s.d. [Paris, Maurice Duflou, 1929]

1 volume in-4 (24 x 16,5 cm) de 243 pages, 12 aquatintes libres en noir signées Le Loup.

Reliure de l'époque demi-basane fauve à larges coins, dos orné, pièce de titre de cuir rouge au centre du dos, petites bande de cuir bleu en tête et en pied du dos, non rogné, couverture conservée (premier plat). Très bon état. Quelques frottements insignifiants à la reliure (petit manque de papier sur une coupe). Intérieur très frais. Exemplaire très décoratif.

TIRAGE A 350 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS SUR PAPIER ALFAX.

CELUI-CI, UN DES EXEMPLAIRES AVEC LES AQUATINTES EN NOIR.




Les aquatintes signées Le Loup sont d'une étonnante beauté. Elles font de ce livre l'un des plus réussis de l'éditeur clandestin Maurice Duflou. L'illustrateur n'a pas été identifié par les bibliographes (bien que M. Dutel indique le nom de Jean-Adrien Mercier dans une notice pour cet ouvrage - Jean-Adrien Mercier plus connu pour ses illustrations pour livres d'enfants et ses dons d'affichiste, que pour ses illustrations érotiques), sa main sûre et très artiste dénote très certainement un grand nom de l'illustration des années 1930.



Le livre se présente comme de la main de Jean-Pierre Linguet, avocat au Parlement, entreprenant de raconter sa vie, son initiation et ses souvenirs. Restif a cherché à être l'anti-Sade, comme il l'annonce dans la préface : « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme Dsds [Sade] ; c’est-à-dire, de Justine, Aline, le Boudoir, la Théorie du Libertinage, que je lis dans ma prison. Ce scélérat ne présente les délices de l’amour, pour les hommes, qu’accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens, et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies ; un livre où les sens parleront au cœur ; où le libertinage n’ait rien de cruel pour le sexe des Grâces, et lui rende plutôt la vie, que de lui causer la mort ; où l’amour ramené à la nature, exempt de scrupules et de préjugés, ne présente que des images riantes et voluptueuses. [...] Moi, Jean-Pierre Linguet, maintenant détenu à la Conciergerie, déclare que je n’ai composé cet ouvrage, tout savoureux qu’il est, que dans des vues utiles ; l’inceste, par exemple, ne s’y trouve que pour équivaloir, au goût corrompu des libertins, les affreuses cruautés, par lesquelles de Sade les stimule. » Le roman s'articule sur de nombreuses relations incestueuses. L'auteur a voulu faire de son ouvrage un « Erotikon », propre à rallumer les passions éteintes, sans verser dans la cruauté du marquis de Sade : « Pour remplacer la Justine et faire préférer L’Anti-Justine, il faut que celle-ci surpasse l'autre en volupté autant qu'elle lui cède en cruauté… » L’Anti-Justine, tel qu'il a été édité, est inachevé, mais le manuscrit original devait avoir une longueur double ou triple de ce que nous connaissons aujourd'hui. En effet, Restif commença l'impression du roman en mars-avril 1798, mais fut nommé sous-chef de bureau dans les services de la police vers mai de cette année, ce qui l'incita très certainement à la prudence. Il semble ainsi que seuls quatre exemplaires (conservés à la Bibliothèque nationale de France, le plus complet s'achevant en milieu de phrase, au début d'une seconde partie alors que sept ou huit sont annoncées) aient jamais été imprimés, rien n'indique qu'il y en eut d'autres. L'œuvre, tombée dans l'oubli, ne refit véritablement surface que dans les années 1860.Le livre se présente comme de la main de Jean-Pierre Linguet, avocat au Parlement, entreprenant de raconter sa vie, son initiation et ses souvenirs. Restif a cherché à être l'anti-Sade, comme il l'annonce dans la préface : « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme Dsds [Sade] ; c’est-à-dire, de Justine, Aline, le Boudoir, la Théorie du Libertinage, que je lis dans ma prison. Ce scélérat ne présente les délices de l’amour, pour les hommes, qu’accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens, et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies ; un livre où les sens parleront au cœur ; où le libertinage n’ait rien de cruel pour le sexe des Grâces, et lui rende plutôt la vie, que de lui causer la mort ; où l’amour ramené à la nature, exempt de scrupules et de préjugés, ne présente que des images riantes et voluptueuses. [...] Moi, Jean-Pierre Linguet, maintenant détenu à la Conciergerie, déclare que je n’ai composé cet ouvrage, tout savoureux qu’il est, que dans des vues utiles ; l’inceste, par exemple, ne s’y trouve que pour équivaloir, au goût corrompu des libertins, les affreuses cruautés, par lesquelles de Sade les stimule. » Le roman s'articule sur de nombreuses relations incestueuses. L'auteur a voulu faire de son ouvrage un « Erotikon », propre à rallumer les passions éteintes, sans verser dans la cruauté du marquis de Sade : « Pour remplacer la Justine et faire préférer L’Anti-Justine, il faut que celle-ci surpasse l'autre en volupté autant qu'elle lui cède en cruauté… » L’Anti-Justine, tel qu'il a été édité, est inachevé, mais le manuscrit original devait avoir une longueur double ou triple de ce que nous connaissons aujourd'hui. En effet, Restif commença l'impression du roman en mars-avril 1798, mais fut nommé sous-chef de bureau dans les services de la police vers mai de cette année, ce qui l'incita très certainement à la prudence. Il semble ainsi que seuls quatre exemplaires (conservés à la Bibliothèque nationale de France, le plus complet s'achevant en milieu de phrase, au début d'une seconde partie alors que sept ou huit sont annoncées) aient jamais été imprimés, rien n'indique qu'il y en eut d'autres. L'œuvre, tombée dans l'oubli, ne refit véritablement surface que dans les années 1860. Si Restif abhorrait Sade, Sade détestait de même Restif ; ainsi, le marquis écrit à sa femme, en 1783, alors qu'il est incarcéré à Vincennes : « Surtout n'achetez rien de ce Restif, au nom de Dieu ! C'est un auteur de Pont-Neuf et de Bibliothèque bleue, dont il est inouï que vous ayez imaginé de m'envoyer quelque chose.» (source : Wikipédia).



Références : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1024 ; Pia, Les Livres de l'Enfer, 71

BEL EXEMPLAIRE BIEN RELIÉ A L’ÉPOQUE, AVEC LES AQUATINTES EN NOIR.
  
Prix : 950 euros

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