vendredi 30 mai 2014

Les Mémoires de Joséphine Baker (1927), la négresse sauvage de l'occident. Edition originale tirée à 300 ex. sur pur fil Lafuma. Bel exemplaire.



Joséphine BAKER - Paul COLIN, illustrateur

LES MÉMOIRES DE JOSÉPHINE BAKER. Recueillis et adaptés par Marcel Sauvage. Avec 30 dessins inédits de Paul Colin.

Kra éditeur, Paris, s.d. (1927)

1 volume in-8 (20,5 cm x 20 cm), broché, couverture illustrée d'un dessin de Paul Colin. 187-(1) pages. 30 dessins au trait en noir dans le texte. Frontispice aquarellé. Exemplaire à grandes marges latérales. Quelques  rousseurs dans les marges. Très frais.

ÉDITION ORIGINALE.

UN DES 300 EXEMPLAIRES SUR PUR FIL LAFUMA.


"Pourquoi je suis devenue danseuse ? Parce que je suis née dans une ville froide, parce que j'ai eu très froid durant toute mon enfance, parce que j'ai toujours désiré danser au théâtre. A Saint-Louis, chez ma mère, j'avais organisé un petit théâtre dans la cave. Je n'avais pas encore dix ans." (extrait)

Joséphine Baker, née Freda Josephine McDonald le 3 juin 1906 à Saint-Louis (Missouri) et morte le 12 avril 1975 dans le 13e arrondissement de Paris, est une chanteuse, danseuse et meneuse de revue. D'origine métissée afro-américaine et amérindienne des Appalaches, elle est souvent considérée comme la première star noire. Elle prend la nationalité française en 1937 et, pendant la Seconde Guerre mondiale, joue un rôle important dans la résistance à l'occupant. Elle utilisera ensuite sa grande popularité dans la lutte contre le racisme, et pour l'émancipation des Noirs, en particulier en soutenant le Mouvement des droits civiques de Martin Luther King. Le 25 septembre 1925, le Berengaria, bateau sur lequel Joséphine Baker a effectué la traversée, arrive au port de Cherbourg. Le temps de se rendre à Paris et, très vite, les répétitions commencent. Le 2 octobre 1925, elle passe en première partie dans la Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Vêtue d'un simple pagne de bananes, elle danse sur un rythme de charleston — musique alors encore inconnue en Europe — l'interprétation d'un tableau baptisé La Danse sauvage. Le scandale fait rapidement place à l'engouement général. Elle devient l'égérie des cubistes qui vénèrent son style et ses formes, et suscite l'enthousiasme des Parisiens pour le jazz et les musiques noires. À cette époque, elle rencontre Georges Simenon, engagé comme secrétaire. Le succès réservé à Joséphine Baker, la Revue nègre s'inscrit dans la « vision bienveillante et condescendante envers les Noirs (ou les colonisés en général) » des Français des Années folles, « qui a succédé dans certains discours à celle de la peur du sauvage, plus caractéristique de la Belle Époque », selon Sophie Jacotot. Il est cependant juste d'affirmer que ce personnage de la sauvageonne, aussi réducteur soit-il, a permis de faire de Joséphine Baker la pionnière de ce qui est qualifié par certains comme une Renaissance Nègre basée sur un mélange de jazz, de dadaïsme, d'art nègre et de cubisme. Après une tournée en Europe, Joséphine Baker mène la revue des Folies Bergère de 1927 accompagnée d'un léopard, dont l'humeur fantasque terrorise l'orchestre et fait frémir le public. En 1927, la jeune star se lance dans la chanson. En 1931, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson J'ai deux amours composée par Vincent Scotto. (source Wikipédia)

Ces Mémoires publiés en juillet 1927 paraissent à l'apogée de sa carrière de danseuse. Elle n'avait alors guère plus de 20 ans.

BEL EXEMPLAIRE, TEL QUE PARU.

VENDU - Prix : 450 euros


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