dimanche 30 septembre 2012

Série complète des Document sur les Moeurs du XVIIIe siècle (1879-1883), préfacés et annotés par Octave Uzanne. Belle série reliée à l'époque par Dupré. Exemplaire sur papier de Chine (1/50).


Octave UZANNE (Préface et Notes)

LA CHRONIQUE SCANDALEUSE publiée par Octave Uzanne avec préface, notes et index.

Paris, A. Quantin, imprimeur-éditeur, 1879

XIV-325-(1) pages.

ANECDOTES SUR LA COMTESSE DU BARRY publiées par Octave Uzanne, avec préface et index.

Paris, A. Quantin, imprimeur-éditeur, 1880

XXXII-288-(1) pages.

LA GAZETTE DE CYTHERE publiée par Octave Uzanne, avec une notice historique.

Paris, A. Quantin, imprimeur-éditeur, 1881

XI-284-(1) pages

LES MOEURS SECRÈTES DU XVIIIe SIÈCLE, publiées par Octave Uzanne, avec préface, notes et index.

Paris, A. Quantin, imprimeur-éditeur, 1883

XVII-300-(1) pages

Ensemble 4 volumes grands in-8 (26,5 x 18 cm).


Reliure demi-maroquin orange/corail poli à larges coins, dos à nerfs, caissons encadrés de filets dorés, tête dorée, non rogné, reliés sur brochure, couvertures imprimées conservées (reliure de l'époque signée DUPRÉ). Bel ensemble très bien conservé dans de fines reliures malgré de légères traces d'usage sans gravité. Ensemble solide et très décoratif. Intérieur frais malgré les inévitables rousseurs dues au papier de Chine (rousseurs parfois fortes, nombreuses pages sans rousseurs malgré tout).

ÉDITION ORIGINALE DE CETTE SÉRIE DES "DOCUMENTS SUR LES MOEURS DU XVIIIe SIÈCLE."

Octave Uzanne, comme on peut le constater en regardant la quatrième de couverture du troisième opus de cette série, prévoyait d'ajouter encore trois autres titres : L'Espion du Boulevard - Le Colporteur et Le Gazetier Cuirassé, et même d'autres encore puisque la liste s'achève sur un laconique "etc". Cette collection devait former environ 12 volumes, comme cela est imprimé au bas de cette même couverture. Au final, cette série ne comptera que 4 volumes, ceux décrits ci-dessus. Uzanne, engagé sur tous les fronts éditoriaux (notamment en menant de front ses publications privées et la direction de la revue Le Livre), aura sans doute finalement jeté l'éponge pour la suite.

Ces volumes ont été édités et imprimés avec luxe par l'imprimerie Albert Quantin. Le tirage courant, annoncé "à petit nombre" (sans doute moins de 1.000 exemplaire) s'accompagne d'un tirage de luxe à 100 exemplaires seulement (50 ex. sur Chine et 50 exemplaires sur Whatman).




CES QUATRE VOLUMES SONT DU TIRAGE A 100 EXEMPLAIRES.

UN DES 50 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR CHINE (portant tous le numéro 6).

Chacun des volumes s'ouvre sur un superbe frontispice dessinés par Gaujean, Paul Avril et Adolphe Lalauze. Ici en deux états (sanguine et eau-forte en deux couleurs). Les frontispices ne sont pas ou peu touchés par les rousseurs.

BEL ENSEMBLE, BIEN RELIE A L'EPOQUE, DE LA SÉRIE COMPLÈTE, TRÈS RARE EN TIRAGE SUR PAPIER DE CHINE.

Prix : 2.000 euros

jeudi 27 septembre 2012

Octave Uzanne et son Dictionnaire Bibliophilosophique (1896). Exemplaire bien complet des trois couvertures illustrées par trois artistes avant-gardistes fin de siècle : Paul Berthon - George de Feure et E. Belville. 31 eaux-fortes d'Oswald Heidbrinck. Magnifique ouvrage de bibliophilie et pour bibliophile (ou Bibliomane).


Octave UZANNE - Oswald HEIDBRINCK, illustrateur - Paul BERHON - George DE FEURE - E. BELVILLE

DICTIONNAIRE BIBLIOPHILOSOPHIQUE, TYPOLOGIQUE, ICONOPHILESQUE, BIBLIOPEGIQUE ET BIBLIOTECHNIQUE à l'usage des Bibliognostes, des Bibliomanes et des Bibliophilistins, par Octave Uzanne, polygraphe et philologue.

Paris, Imprimé pour les Sociétaires de l'Académie des Beaux Livres, Bibliophiles Contemporains, en l'an de grâce bibliomaniaque 1896. [imprimé sur les presses typographiques de Edouard Cretté à Corbeil].


1 volume in-8 (22,5 x 15,5 cm) de VIII-364 pages. Texte imprimé dans un encadrement décoré tiré en noir d'après le dessin de Léon Rudnicki, papier filigrané décoré de feuillages par le même artiste, signature Octave Uzanne en filigrane dans le papier au centre des pages ; 31 eaux-fortes hors-texte, parfois en couleurs, par Oswald Heidbrinck, dans un encadrement doré ou cuivré ; les exemplaires étaient livrés sous triple-couverture illustrée : la première couverture de protection est en vélin véritable estampé et doré d'une superbe composition de E. Belville datée 1896 ; la deuxième couverture est imprimée en bleu/violet sur fond de papier argenté et est signée Paul Berthon ; la troisième et dernière couverture est une composition florale dans un camaïeu de verts et est signée George de Feure. Ces trois couvertures sont ici bien présentes, coupées en dos par le dos, la seconde partie rejetée à la fin de l'ouvrage.



Cartonnage bradel plein papier japonais, dos muet, relié sur brochure, tel que paru (reliure neuve dans le goût des papiers japonais affectionnés par Octave Uzanne). Parfait état de l'ensemble.


Splendide ouvrage très recherché des amateurs à juste titre. Uzanne a couché au fil des pages ses convictions les plus intimes de bibliophile fin de siècle. Souvent teintés d'humour voire de moquerie à l'encontre de ses congénères, les notices s'enchaînent pour le plus grand plaisir du bibliophile d'aujourd'hui. Il n'hésite pas à y inclure tous les néologismes qui lui étaient si chers et dont il faisait usage régulier.

Bibliophilosophe : Sage ami des livres dépris de toute ostentation et vanité. Ce n'est plus le passionné, le fougueux amant qui jette or avec fièvre pour conquérir ce qu'il désire, c'est mieux peut-être, c'est le lettré éclairé qui comprend l'amour des livres à la façon de Montaigne, avec discernement et claivoyance (...)

Dans cet ouvrage, aboutissement de l'esthétisme Uzannien, se mêlent les influences de l'Art Nouveau, du Symbolisme triomphant, aux différents mouvements avant-gardistes qu'il a côtoyé de près. Le résultat est à la hauteur de ce que Uzanne pouvait proposer de plus innovant.


IMPRIMÉ A 176 EXEMPLAIRES SEULEMENT POUR LES BIBLIOPHILES CONTEMPORAINS.

Ce livre a été construit sur les débris encore fumant des Bibliophiles contemporains, payé sur les fonds de réserve de la Société dissoute au moment de la publication. Entièrement dirigée par Octave Uzanne, président-fondateur et dissociateur des cent-soixante Bibliophiles Contemporains. Le tirage a été fait au nombre exact de 176 exemplaires numérotés (nominatifs). Il a été ébauché en 1895 mais porte la date de 1896 (titres et couvertures ayant été tirés avant l'achèvement). On lit à la fin :





"La dernière feuille de ce Dictionnaire Bibliophilosophique, ébauché en 1895 et qui porte la date de 1896, a été imprimé ainsi que tout le texte de l'ouvrage, sur les presses typographiques de Edouard Cretté, imprimeur à Corbeil, sous la direction de l'auteur et pour MM. les anciens membres de la Société des Bibliophiles Contemporains, le 14 octobre 1897."

BEL EXEMPLAIRE, COMPLET DE TOUTES LES COUVERTURES, RELIÉ SUR BROCHURE, ABSOLUMENT NON ROGNÉ, TEL QUE PARU.

TRÈS RARE.

VENDU

mercredi 26 septembre 2012

Le chef-d'oeuvre illustré par Blanche Odin (1865-1957) "la dame à l'aquarelle", Les Contes Blancs de Jules Lemaitre (1900). Edition de luxe donnée par Octave Uzanne pour les Bibliophiles indépendants. Exemplaire de l'éditeur A. Durel et Lucien Dorbon, relié par René Kieffer. Splendide ouvrage de bibliophilie Art Nouveau entièrement décoré de compositions florales.


Jules LEMAITRE - Blanche ODIN, illustratrice - Octave Uzanne, éditeur/directeur artistique

CONTES BLANCS - La Cloche - La Chapelle Blanche - Mariage Blanc. Illustrations à l'aquarelle de Mlle Blanche Odin.

Paris, A. Durel, Libraire, 1900 [imprimé à Paris sur les presses de Chamerot et Renouard le 10 avril 1900]

1 volume in-8 carré (24 x 18 cm) de 3 feuillets non chiffrés (faux-titre, titre et frontispice aquarellé), 69 pages chiffrées entièrement mises en couleurs à l'aquarelle, 1 page imprimée non chiffrée entièrement aquarellée, 1 page de justificatif du tirage (composition aqauarellée), à la suite (3)-69-(2) pages, imprimées au trait dans différents tons (épreuves imprimées des pages avant la mise en couleurs par Blanche Odin).

Reliure bradel demi-maroquin marron à coins, dos lisse orné de feuillages mosaïqués stylisés (reliure légèrement postérieure, vers 1910, signée René KIEFFER). Couvertures blanches imprimées or sur papier moire conservées en excellent état. Relié sur brochure. Exemplaire conservé à l'état proche du neuf.






ÉDITION ORIGINALE RARE DE CET OUVRAGE INJUSTEMENT MÉCONNU.

TIRAGE UNIQUE A 210 EXEMPLAIRE SEULEMENT POUR LES BIBLIOPHILES INDÉPENDANTS.

74 COMPOSITIONS DESSINÉES ET AQUARELLÉES (69 encadrements de pages - 2 pleines pages - 5 vignettes). Décors entièrement réalisé à la main au pinceau (pinceau à main levée parfois et pochoirs multiples), avec effets dégradés et lavis à main levée du plus bel effet et faisant tout le charme des aquarelles originales de Blanche Odin. Ce coloris varie sensiblement d'un exemplaire à l'autre comme nous avons pu le constater de visu.


Cette édition des "Contes Blancs" a été spécialement publiée par Octave Uzanne pour les Bibliophiles indépendants, elle n'a jamais été réimprimée. Elle a été tirée pour les souscripteurs à 200 exemplaires, tous sur vélin de cuve, plus 10 exemplaires réservés à l'auteur, à l'éditeur, à l'illustrateur et aux collaborateurs.


UN DES 10 EXEMPLAIRES EXEMPLAIRES RÉSERVÉS AUX COLLABORATEURS NE PORTANT PAS DE NUMÉRO, CELUI-CI IMPRIMÉ AU NOM DE L’ÉDITEUR A. DUREL.

Provenances successives : Exemplaire de l'éditeur A. Durel (imprimé à son nom), passé ensuite dans la bibliothèque d'un autre éditeur prestigieux, Lucien Dorbon, avec son ex libris gravé imprimé à pleine page et relié en tête de l'ouvrage (exemplaire relié probablement pour Lucien Dorbon par René Kieffer, vers 1910). Un autre ex libris relié en tête aux initiales LD, probablement un autre ex libris de Lucien Dorbon.

On lit imprimé à la fin, au colophon, que cet ouvrage a été achevé d'imprimer pour le trait des aquarelles et la typographie du texte par les soins de Octave Uzanne sur les presses de Chamerot et Renouard imprimeurs à Paris ce 10 avril 1900.

Blanche Odin, "la grande dame à l'aquarelle", était née à Troyes en 1865. Nous savons peu de choses sur son enfance, mais sa correspondance nous apprend qu’en 1876, elle s’installe à Maubourguet avec sa mère et son père, petit rentier. Dès 1882, elle va étudier chaque année, quelques mois à Paris. Non à l’Ecole des Beaux-arts, puisque celle-ci est encore fermée aux femmes mais dans des ateliers ou des académies. Blanche Odin réside à Paris, rue Sainte Beuve, Notre Dame des Champs et à partir de 1906, rue du Vieux Colombier où elle ouvre son atelier. Dès 1888, elle accompagne régulièrement sa mère en cure à Bagnères-de-Bigorre. En 1889, Blanche vit en famille à Maubourguet où elle travaille et donne des leçons d’aquarelle à des élèves des environs. Elle envoie ses œuvres aux salons et c’est au cours de cette période qu’elle rencontre à Paris ses premiers succès. Pendant ses séjours parisiens, elle travaille dans l’atelier de Mme De Cool, puis dans une Académie où elle étudie le dessin tous les après-midi. En 1896, Blanche Odin rencontre Madeleine Lemaire, aquarelliste célèbre. Elle sera présentée à des écrivains, en quête d'illustrateur. En 1900, année de l’exposition universelle, Blanche a 35 ans. En ce début d’année, ses succès sont nombreux, elle est connue, reconnue dans les milieux artistiques et littéraires. Ses œuvres sont reçues à l’Exposition Universelle et elle est admise au salon en mars, elle expose au salon des Femmes peintres. Elle y vend 6 aquarelles. Elle meurt en 1957 âgée de 92 ans. Il semble qu'elle ait peint jusqu'à la fin de sa vie. Pour plus de détails sur sa vie et son oeuvre, voyez la belle page que lui consacre la ville de Bagnères-de-Bigorre où elle s'était installée définitivement en 1934. http://www.museesbagneres.fr/blanche_odin_013.htm



Blanche Odin est une artiste aujourd'hui reconnue. Ses aquarelles de bouquets de fleurs, ses roses notamment, déclenchent désormais la convoitise des amateurs dans les salles des ventes. Plusieurs résultats importants ont été constatés.

C'est apparemment chez Madeleine Lemaire que Blanche Odin rencontra Jules Lemaitre et sans doute Octave Uzanne qui lui commandèrent cette jolie édition entièrement illustrée de fleurs de toutes sortes et de tous coloris.

Ce livre est une merveille à découvrir ou à redécouvrir. Le tirage restreint (210 ex.) fait qu'aujourd'hui ce livre se trouve difficilement en belle condition.


BEL EXEMPLAIRE RÉSERVÉ A L’ÉDITEUR A. DUREL ET DE LA BIBLIOTHÈQUE LUCIEN DORBON.

JOLIE RELIURE DE KIEFFER.

VENDU

mardi 25 septembre 2012

Mémoires de la vie du Comte de Grammont contenant l'histoire amoureuse de la cour d'Angleterre sous le règne de Charles II. Edition originale de 1713.


Antoine HAMILTON

MEMOIRES DE LA VIE DU COMTE DE GRAMMONT ; contenant particulièrement l'histoire amoureuse de la cour d'Angleterre, sous le règne de Charles II.

A Cologne, chez Pierre Marteau, 1713

1 volume in-12 (16,5 x 10,5 cm) de IV-426-(2) pages.

Cartonnage bradel plein papier gris, dos muet, gardes et doublures de papier vergé crème (reliure neuve). Intérieur frais. Quelques feuillets plus teintés que d'autres, sans gravité aucune.

ÉDITION ORIGINALE.

"Une particularité curieuse distingue l'édition originale de Cologne, 1713. L'éditeur a pris soin d'indiquer en italique tous les mots sur lesquels il pensait que devait s'arrêter l'attention dos lecteurs. On aurait peine à croire, sans en juger par soi-même, à quelle quantité de mots s'est appliqué ce procédé." [et tous les noms des personnes sont en majuscules]. (Gay)

Antoine Hamilton ou Anthony Hamilton, né en 1646, mort le 21 avril 1719 à St Germain-en-Laye, est un écrivain écossais d'expression française. Descendant d'une famille de vieille noblesse catholique écossaise, sa date de naissance n'est pas absolument sûre (1645 ou 1646). Il est le troisième d'une famille de six garçons et trois filles ; en 1651, les Hamilton s'exilent en France pour échapper à la dictature de Cromwell après l'exécution de Charles Ier ; Anthony y fait ses études, s'imprégnant de la culture et de la littérature françaises de l'époque Louis XIII, et rejoint l'Angleterre en 1661 sous le règne de Charles II, où il fréquente la meilleure société ; en 1663, il rencontre le comte de Gramont, esprit brillant et libertin qui épouse sa sœur Elizabeth en 1663 et l'emmène en France. En 1668, il entame une carrière militaire dans le cadre d'une « gendarmerie » anglaise de l'armée royale française ; il rejoint son pays en 1678. À l'avènement de Jacques II (1685), Hamilton s'engage dans la vie politique irlandaise : il est nommé gouverneur de Limerick et semble avoir reçu du roi un régiment d'infanterie. Lorsque Guillaume d'Orange monte sur le trône, il combat pour la restauration à partir de l'Irlande, tandis que Jacques II est accueilli en France au château de Saint-Germain, sous la protection de Louis XIV. Anthony Hamilton rejoint cette cour exilée vers 1695. Il logera dans la ville de Versailles jusqu'à sa mort, en 1719. Il y mène une vie mondaine, fréquente le maréchal de Berwick, fils naturel de Jacques II, et se distrait de l'atmosphère pesamment dévote de la cour auprès des quatre sœurs Bulkeley (le conte du Bélier est dédié à Henriette) ; il écrit des vers de circonstance et des chansons galantes qui le font admettre comme un bon poète dans les petites cours littéraires de l'époque, notamment la cour de Sceaux ; il fréquente chez sa sœur à Versailles, laquelle est appréciée du roi au point d'en avoir reçu une maison dans le parc du château ; il écrit les Mémoires du comte de Gramont inspirés de la vie de son beau-frère (publication en 1713), et invente des contes orientaux parodiques qui circulent en manuscrit mais ne seront publiés qu'en 1730. On prétend qu'Hamilton, si gai dans ses écrits, ne l'était pas du tout en société, et ne s'y faisait remarquer que par son humeur chagrine et caustique. Qui le croirait en lisant les Mémoires de Grammont ? Il est probable que le fond de l'ouvrage lui a été fourni par celui qui en est le héros, mais qu'il y a ajouté beaucoup d'ornements de son invention. Chamfort raconte que ce fut le comte de Gramont lui-même qui vendait quinze cents francs le manuscrit de ces mémoires, où il est si clairement traité de fripon. Fontenelle, censeur de l'ouvrage, refusait de l'approuver par égard pour le comte de Gramont. Celui-ci s'en plaignit au chancelier, à qui Fontenelle dit les raisons de son refus. Le comte, ne voulant pas perdre les quinze cents francs, força Fontenelle à approuver le livre d'Hamillon. « De tous les livres frivoles, dit La Harpe, c'est le plus agréable et le plus ingénieux ; c'est l'ouvrage d'un esprit léger et fin, accoutumé dans la corruption des cours à ne connaître d'autre vice que le ridicule, à couvrir les plus mauvaises mœurs d'un vernis d'élégance, à rapporter tout au plaisir et à la gaieté. II y a quelque chose du ton de Voiture, mais infiniment perfectionné. L'art de raconter les petites choses, de manière à les faire valoir beaucoup, y est dans sa perfection. » Voltaire porte à peu près le même jugement.


Provenance : ex libris gravé à l'eau-forte d'un lord anglais collé au verso du titre (armoiries). "The Right Honourable Robert Lord Viscount Tamworth Grandson and heir Apparent to y Earle Ferrers." Possiblement Robert Shirley, 6th Earl Ferrers (1723–1787), petit-fils du 1er Earl Ferrers. Voir la page consacrée à cette famille http://en.wikipedia.org/wiki/Earl_Ferrers

BON EXEMPLAIRE DE L’ÉDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE CLASSIQUE.

VENDU

Considérations sur les moeurs de ce siècle par Charles Pinot Duclos (1772). Bel exemplaire de ce texte classique en reliure de l'époque.


Charles Pinot DUCLOS

CONSIDÉRATIONS SUR LES MOEURS DE CE SIÈCLE, par M. Duclos, historiographe de France, l'un des quarante de l'Académie Française etc. Sixième édition.

A Paris, chez Prault, imprimeur et Durand neveu, libraire, 1772 [de l'imprimerie de Prault]

1 volume in-12 (17,5 x 10,5 cm) de XII-392-(4) pages. 1 portrait de l'auteur en frontispice gravé par Duflos d'après le tableau de De la Tour. Frontispice gravé par


Reliure plein veau fauve marbré, dos lisse orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l'époque). Exemplaire à l'état proche du neuf, resté étonnamment frais, tant au niveau de la reliure que de l'intérieur du volume.


NOUVELLE ÉDITION.

"J'ai vécu, je voudrais être utile à ceux qui ont à vivre" ainsi commence l'introduction de ce texte assura la postérité à son auteur. Fils d’un riche chapelier de Dinan, Duclos était destiné à reprendre les affaires de son père mais c’était un enfant doué d’une vive intelligence et d’une grande mémoire et sa mère, devenue veuve, décida de l’envoyer achever ses études à Paris. Il suivit d’abord les cours de l’académie que tenait, rue de Charonne, l’abbé de Dangeau, puis du collège d'Harcourt où il entreprit l’étude du droit en vue de devenir avocat. Mais il se laissa aller à la dissipation, s’appliquant surtout à l’étude des armes, avant de décider de se consacrer aux lettres. Il fréquenta le café Procope et le café Gradot où l’on ne tarda pas à le remarquer pour l’agrément et le piquant de sa conversation. C’était, dit Jean-Jacques Rousseau, « un homme droit et adroit ». « Il faisait profession, écrit La Harpe, d’une franchise brusque qui ne déplaisait point […] Soit habitude, soit dessein, il gardait ce ton même dans la louange et l’on peut juger qu’elle n’y perdait pas. Il avait d’ailleurs un fonds de droiture qui le rendait incapable de plier son opinion ni sa liberté à aucun intérêt ni aucune politique ; et cependant ce ne fut point un obstacle à son avancement, parce qu’il n’offensa jamais l’amour-propre des gens de lettres, et qu’il sut intéresser en sa faveur celui des gens en place. » Duclos avait beaucoup d’esprit et une grande liberté de parole ; on cite de lui nombre de mots heureux. Il fit ses débuts littéraires dans les recueils de facéties publiés par les gens de lettres de la société du comte de Caylus sous des titres tels que Étrennes de la saint Jean, Recueil de ces Messieurs, Les Manteaux, Les Écosseuses ou les Œufs de Pâques. Protégé de Madame de Pompadour et de Madame de Tencin, très répandu dans tous les salons philosophiques et les cafés littéraires, membre de la société du Caveau, il fut nommé à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1739 sans que rien ne le justifiât. Les citoyens de Dinan le nommèrent maire de leur ville en 1744 et, en cette qualité, il participa aux États de Bretagne. Lorsque ceux-ci furent requis par le Roi, en 1755, Duclos reçut des lettres d’anoblissement. Le 26 janvier 1747, il fut reçu à l’Académie française alors qu’il n’avait composé que trois romans, un ballet et un essai historique, l'Histoire de Louis XI (1745). En 1750, il remplaça comme historiographe de France Voltaire, qui partait pour la Prusse. Il publia ensuite en 1751 les Considérations sur les Mœurs, dont Louis XV disait : « C’est l’ouvrage d’un honnête homme ». Les Mémoires pour servir à l’histoire des mœurs du xviiie siècle, qu’il donna peu après, sont comme le complément des Considérations. Profitant des avantages de sa position d’historiographe, il rédigea des Mémoires secrets des règnes de Louis XIV de Louis XV, qui ne parurent qu’après sa mort. Duclos devint en 1755 secrétaire perpétuel de l'Académie française. Dans cette fonction, il se montra très actif et rendit de nombreux services à cette compagnie, prenant une grande part à l’édition de 1762 du Dictionnaire, dont il écrivit la préface, et faisant substituer aux lieux communs de morale qui formaient les sujets du prix d’éloquence des éloges des grands hommes (1755). Il s’opposa aux candidatures de grands seigneurs lorsque les impétrants ne justifiaient pas de titres littéraires suffisants, et soutint la dignité de l’Académie chaque fois qu’il en eut l’occasion, faisant preuve d’une grande fermeté lors de l’élection du comte de Clermont, obtenant qu’il renonce au titre de « Monseigneur », et du maréchal de Belle-Isle, l’amenant à se soumettre à l’obligation des visites. À l'Académie, il soutint généralement le parti des Philosophes, mais sans en faire partie car les excès de ses membres l’irritaient : « Les grands raisonneurs et les sous-petits raisonneurs de notre siècle, disait-il, en feront et en diront tant qu’ils finiront par m’envoyer à confesse. » Ses relations avec Voltaire furent froides et leur correspondance n’est qu’académique et de politesse. Il n’avait pas de relations avec Diderot dont on lui reprocha d’avoir fait échouer la candidature à l’Académie. Il se brouilla avec D'Alembert et les deux hommes ne se réconcilièrent jamais entièrement. Généralement, son caractère autoritaire rendit ses relations souvent difficiles avec ses collègues. En 1763, Duclos reçut la recommandation pressante de quitter la France après qu’il eut pris le parti de son ami et compatriote La Chalotais contre le duc d’Aiguillon. Il voyagea en Angleterre (1763). En 1766, ayant trop vivement critiqué la condamnation de La Chalotais, il dut faire un voyage en Italie et écrivit à son retour ses Considérations sur l’Italie, qui ne furent publiées qu’après la Révolution. Il mourut en 1772. Cet ouvrage est écrit avec un style précis, piquant, clair parfois jusqu’à la sécheresse. La peinture des modes et de l’esprit du temps est assez peu vivante. L’auteur disait d’ailleurs avec justesse : « Je ne regarde pas tout, mais ce que je regarde, je le vois bien ; je n’ai point de coloris, mais je serai lu. » Dans les Considérations sur les Moeurs, Duclos ne parle guère des femmes. Aussi en fit-il le sujet principal d’un autre livre, les Mémoires pour servir à l’histoire des mœurs du XVIIIe siècle (1751), très inférieur en style au précédent. (Source : Wikipedia sept. 2012)


BEL EXEMPLAIRE EN RELIURE DE L'EPOQUE DE CE TEXTE CLASSIQUE.

VENDU

lundi 24 septembre 2012

Les Caractères de La Bruyère (1697). Contrefaçon de Bruxelles de la Huitième édition originale parisienne donnée par Michallet en 1694. Bel exemplaire dans sa première reliure en veau.


LA BRUYÈRE (Jean de)

LES CARACTERES DE THEOPHRASTE TRADUITS DU GREC, AVEC LES CARACTERES OU LES MOEURS DE CE SIECLE. Par Monsieur de La Bruyère, de l'Académie Française. Et la clef, nouvellement augmentée. Tome premier et deuxième (complet).

A Amsterdam [Bruxelles, Léonard], par la Société, 1697

2 tomes reliés en 1 fort volume in-12 (17 x 10 cm - Hauteur des marges : 164 mm) de 1 frontispice, 18 feuillets non chiffrés (titre, éloge de M. de La Bruyère, clef des caractères, Discours sur Théophraste, 285 pages ; le deuxième tome, qui a sa propre page de titre comprise dans la pagination, est paginé 289 à 622, 3 pages de table des caractères (non chiffrées), la dernière page (verso du dernier feuillet) reprend l'extrait du privilège de Jean Léonard de Bruxelles (8 février 1892).

Reliure plein veau brun granité, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, triple-filet doré en encadrement des plats, roulette dorée sur les coupes, doublures et gardes de papier peigne, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Légers frottements et marques d'usage à la reliure qui est néanmoins en excellent état de conservation, décorative et solide. Intérieur frais. Quelques légères salissures sans gravité. Belle impression en beaux caractères. Le frontispice gravé à l'eau-forte est particulièrement bien venu.

ÉDITION BRUXELLOISE QUI REPRODUIT EXACTEMENT LE TEXTE DE LA HUITIÈME ÉDITION ORIGINALE PARISIENNE DONNÉE PAR MICHALLET EN 1694.

Quoi que imprimée un an après la parution de la neuvième et dernière édition donnée par La Bruyère quelques jours seulement avant sa mort, cette édition des Pays-Bas donne le texte de la huitième édition, deuxième tirage.



Rochebilière, dans le catalogue des éditions originales de sa bibliothèque, sous le n°639, décrit une édition parue la même année avec l'adresse de Michallet et les deux tomes paginés séparément, et une clef. Il indique que ce serait la première édition des Caractères avec une clef imprimée. Notre édition, également en deux tomes, avec pagination continue, contient les mêmes caractères, discours, clef et table. Elle est décrite sous le numéro suivant (640) mais avec l'adresse de Jean Léonard, tandis que la nôtre porte "A Amsterdan, Par la Société". Nous croyons qu'il s'agit de la même impression avec un titre changé.



Cette édition contient 1.120 caractères dont 46 nouveaux d'après Claudin, 42 d'après Servois, et 3 anciens caractères sont augmentés. Parmi les nouveaux : Cydias, Clitophon, Antagoras, Carro-Carri, etc. Les remarques nouvelles sont signalées ici par une main en marge. Sous la première on lit : Marque que l'on a exigé de moi pendant le cours de cette édition (p. 75). 

Provenance : Ex libris manuscrit sur la première page de titre : "Herment" (époque).



BEL EXEMPLAIRE DANS SA PREMIÈRE RELIURE EN VEAU DE CETTE EDITION PEU COMMUNE.

VENDU

samedi 22 septembre 2012

Le Fond du Sac de Félix Nogaret (1780). Exemplaire en maroquin de l'époque. Un des chefs-d'oeuvres des illustrés au format Cazin à la fin du XVIIIe siècle.


Félix NOGARET

LE FOND DU SAC, ou restant des babioles de M. X***, membre éveillé de l'Académie des Dormans.

A Venise (Paris, Valade), chez Pantalon-Phébus, 1780.

2 volumes in-18 (129 x 79 mm) de VI-204 et XVI-199 pages. 1 frontispice et 9 jolies vignettes (en-tête de page) signées D... (5 dans le 1er volume et 4 dans le 2ème volume).

Reliure plein maroquin vieux rouge strictement de l'époque ; dos lisse orné aux petits fers dorés, pièces de titre et tomaison de maroquin olive, triple-filet doré en encadrement des plats, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier bleu uni, tranches dorées. Exemplaire à l'état proche du neuf. Reliure d'une incroyable frais. Intérieur frais. A noter quelques feuillets remontés à l'époque en marge intérieure et deux cahiers aux marges légèrement plus courtes. Petit morceau de papier collé anciennement sur le verso du dernier feuillet oblitérant partiellement quelques caractères qui restent lisibles. Aucune restauration.


ÉDITION ORIGINALE.

Célèbre recueil de petites pièces en vers et en prose. Les figures sont du dessinateur-miniaturiste Durand. Le premier volume s'ouvre sur un très joli et très curieux frontispice "portrait de l'auteur" montrant sortant de sa bouche toutes sortes d'instruments des arts, des lettres, etc. (voir photo). Le premier volume commence avec une lettre de Madame X. *** à M. Pantalon-Phébus (éditeur). Vient ensuite une préface (pp. 5 à 24) ; Roger Bontems ou les Oeufs-Cassés, conte ; Saillie d'un soldat de la marine royale ; Origine de l'éventail par Gay ; épître à un bon seigneur ; épître à une demoiselle. Le deuxième volume contient : épître de Madame X. *** à M. Pantalon-Phébus ; Portique qui ne mène à rien ; La Main-Chaude ; Reflexions de ma femme etc. ; Pièces fugitives ou Riens ; Bacchanales.


Cet ouvrage a été donné de tous temps à Cazin de Reims, mais l'étude de M. Jean-Paul Fontaine, parue récemment, intitulée Cazin, L'éponyme galvaudé, prouve par la date de cette édition, tout au moins, qu'il ne peut s'agir d'une édition donnée par Cazin. Il pourrait s'agir plus probablement d'une impression de Valade.

Félix Nogaret était le fils d’un premier commis du ministère de la maison du roi. Il entre en 1761 dans les mêmes bureaux, et y reste jusqu’au Consulat, cumulant plus tard son emploi avec celui de bibliothécaire de la comtesse d’Artois. Au bout de trente années de services, il obtient, à l’époque de la Révolution, en 1791, une pension de 1 500 francs. Après avoir dirigé en province des ateliers du salpêtre, il est attaché par le ministre Bénézech au département de l’Intérieur en 1795, et nommé par Lucien Bonaparte seul et unique censeur dramatique. Fouché le destitue en 1807, et sa pension, réduite à 1 200 francs, devient son unique ressource. Il se console d’être pauvre, infirme et oublié, en cultivant les lettres jusqu’à sa mort, il conserve la mémoire, l’esprit et la gaité, et dans ses dernières années le seul titre dont il semble être jaloux est celui de « doyen de la littérature ». Né en quelque sorte à la cour, Nogaret at puisé cette légèreté de principes, ce libertinage d’esprit qui caractérisent les hommes de son temps. Il a des connaissances variées, comme le prouvent ses relations avec Buffon, Adanson et Montucla. Il écrit avec aisance sur des sujets frivoles ; son style est assez naturel et quelquefois piquant. Palissot le loue dans ses Mémoires, mais le marquis de Langle l’accuse de ne travailler « que pour ses amis, peu difficiles en fait de goût et de correction ». Pourtant, de par son intrigue (une fable d'invention scientifique) et le nom d'un de ses protagonistes (l'inventeur Frankénsteïn), une nouvelle publiée par Nogaret en 1790, Le Miroir des événemens actuels, semble préfigurer le chef d'œuvre de Mary Shelley, Frankenstein (1818). Franc-maçon, il est Vénérable Maître de la loge Patriotisme. Il a écrit un poème mis en musique par le compositeur François Giroust Le déluge en 1784 pour une cérémonie solennelle de la loge, à la mémoire d'un frère défunt dont la personnalité ne nous est pas connue.


Les beaux exemplaires en maroquin de l'époque sont rares. Quelques adjudications citées par Cohen dans son Guide de l'amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle (6e éd., 1912, col. 752) : En maroquin citron par Thibaron-Joly (XIXe) 110 francs vente Delbergue. En veau ancien, 17 francs, vente Daguin et jusqu'à 55 francs vente Salvert-Bellenave (XIXe). En maroquin rouge ancien, 131 francs vente E. Martin et 85 francs vente Montgermont.

Provenance : Exemplaire vierge de toute provenance.

Notre exemplaire est un des plus beaux que l'on puisse trouver en maroquin strictement de l'époque.


SUPERBE EXEMPLAIRE.

VENDU

mercredi 19 septembre 2012

Bibliophilie : La Nouvelle Bibliopolis d'Octave Uzanne ou Voyage d'un novateur au Pays des Néo-Icono-Bibliomanes. Lithographies en couleurs d'H.P. Dillon. Un des 100 exemplaires de tête sur papier du Japon dans une très jolie reliure de l'époque signée Charles Meunier.


Octave UZANNE - H. P. DILLON illustrateur

LES ÉVOLUTIONS DU BOUQUIN - LA NOUVELLE BIBLIOPOLIS. Voyage d'un novateur au Pays des Néo-Icono-Bibliomanes par Octave Uzanne. Lithographies en couleurs et marges décoratives de H. P. Dillon. Frontispice à l'eau-forte d'après Félicien Rops. Nombreuses illustrations dans le texte et hors-texte.

A Paris, chez Henri Floury, 1897 [achevé d'imprimer par Edouard Cretté à Corbeil le 9 novembre 1896]

1 volume in-8 (19,5 x 13 cm) de XX-254-(2) pages. 8 lithographies en couleurs hors-texte (ici avec un autre état en noir avant la lettre sur Japon).

Reliure bradel demi-maroquin rouge à coins, dos lisse orné d'un décor mosaïqué (livre ouvert surmonté d'une chouette dorée, tiges de roseaux, plumes), auteur et titre dorés, tête dorée, relié sur brochure, couverture illustrée de Henri Thiriet remontée en tête en une seule pièce. Reliure à l'état proche du neuf, infimes frottements (reliure strictement de l'époque signée CH. MEUNIER). Intérieur immaculé.


ÉDITION ORIGINALE IMPRIMÉE A 600 EXEMPLAIRES SEULEMENT.


CELUI-CI, UN DES 100 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR PAPIER IMPÉRIAL DU JAPON, AVEC UN DOUBLE ETAT DU FRONTISPICE D'APRES LE DESSIN DE FELICIEN ROPS, UN DOUBLE ETAT DES 8 LITHOGRAPHIES DE H. P. DILLON, UN PORTRAIT D'OCTAVE UZANNE TIRE SUR PAPIER DE CHINE (non signé, sans doute gravé par Ad. Lalauze), relié à la fin 10 ETATS DIVERS DES LITHOGRAPHIES HORS-TEXTE OU DES ENCADREMENTS (épreuves d'états, décompositions), relié en tête 4 feuillets imprimés recto-verso avec les encadrements imprimés en noir (états).


L'un des plus beaux livres de petit format, écrit, édité par Octave Uzanne, et dont la conception novatrice, tout en illustration pleine page avec encadrement lithographiés. C'est aussi l'un des plus difficiles à rencontrer sur Japon bien relié à l'époque. Charles Meunier donne ici une jolie reliure décorée.


Voici le détail des chapitres : La Nouvelle Bibliopolis, le Symbolisme et la Littérature des Jeunes de Notre Heure (en guise d'avant-propos) ; La Bibliophilie Contemporaine (ses origines - ses étapes - ses tendances actuelles) ; Bibliophiles et Biblioscopes ; Physiologie du lecteur, un croquis en attendant un tableau (vingt dessins inédits de François Courboin) ; La monomanie des affiches (Précis historique - Les collectionneurs - les artistes français de l'affiche - les affiches à l'étranger) ; La renaissance de la reliure (la décoration extérieure des livres) ; Les ex libris modernes (notes succinctes sur l'art décoratif de ces marques de possession en France et à l'étranger).


DE LA PLUS GRANDE RARETÉ SUR CE PAPIER ET AUSSI JOLIMENT RELIÉ A L'ÉPOQUE.

VENDU

mardi 18 septembre 2012

Contes pour les bibliophiles par Octave Uzanne et Albert Robida (1895). Un des 30 exemplaires sur Japon de luxe avec états supplémentaires des planches. Reliure mosaïquée de l'époque signée Durvand. Exemplaire exceptionnel.


Octave UZANNE - Albert ROBIDA

CONTES POUR LES BIBLIOPHILES par Octave Uzanne et A. Robida. Nombreuses illustrations dans le texte et hors texte.

Paris, Ancienne Maison Quantin, Librairies-Imprimeries réunies, May et Motteroz, 1895 [achevé d'imprimer sur les presses de l'ancienne maison Quantin à Paris le 27 novembre 1894].

1 volume grand in-8 (29 x 21 cm) de IV-230-(1) pages. Illustrations dans le texte en noir et hors-texte en noir et en couleurs.

Reliure demi-maroquin à coins décorée mosaïquée (reliure de l'époque signée DURVAND). Légers ou infimes frottements à la reliure (coins et mors). Intérieur immaculé. A noter que le dos en maroquin est partiellement adhérent au dos du corps d'ouvrage. Reliure en excellent état par ailleurs pour un exemplaire peu manipulé et très décoratif. Les deux plats et le dos de la couverture illustrée dessinée par George Auriol ont été conservés en parfait état.


ÉDITION ORIGINALE EN LIBRAIRIE DE CES CONTES POUR BIBLIOPHILES.

UN DES RARISSIMES 30 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR PAPIER JAPON DE LUXE.

Le tirage courant est de 1.000 exemplaires sur papier vélin.

AVEC UN ÉTAT SUPPLÉMENTAIRE DES PLANCHES HORS-TEXTE.


Julien Fléty dans son Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours donne quelques intéressants détails concernant ce praticien : "Lucien Durvand est né en 1852. Il créa son propre atelier vers 1890 et s'associa avec Thiret. C'est sous le nom de Durvand-Thiret, 40 rue de Seine et 2 et 4 rue de l'Echaudé que nous le voyons figurer jusqu'à la fin du XIXe siècle. Sous son seul nom nous le voyons ensuite établi 16 rue du Pré-aux-Clercs. Puis la clientèle continuant à augmenter, l'atelier s'agrandit d'un local situé au 18, qui en triplait la surface et lui permit d'entreprendre des travaux de petites séries pour l'éditeur d'art Manzi. L'atelier occupait alors seize ouvriers et ouvrières. La guerre de 1914-1918 vit partir une grande partie de son personnel masculin et le contraignit à abandonner le local du 16 rue du Pré-aux-Clercs, pour ne conserver que celui du 18, où il poursuivit son activité jusqu'au 7 mars 1924, date de son décès. Membre fondateur du Syndicat des patrons-relieurs en 1889, il appartint au conseil d'administration à diverses reprises et s'intéressa jusqu'à sa mort au perfectionnement de son métier. Il obtint une médaille d'argent à l'Exposition Universelle de 1900. Professeur aux cours de perfectionnement fondés par Jules Lemâle, il forma de nombreux ouvriers de qualité. Après sa mort, sa fille, Louise Pinard, lui succéda aidée par Edmond Klein, qui devint propriétaire de l'atelier en 1934." (p. 65).


Quelques photographies de détails permettent de voir le travail de décoration exécuté ici par Durvand. Cette reliure est strictement de l'époque, exécutée vers 1895-1896. Elle présente au dos un joli décor mosaïqué de tiges et fleurs de liserons dans un esprit totalement Art Nouveau qui en fait tout le charme.


Ce volume contient les contes suivants : Un Almanach des Muses de 1789 ; L’Héritage Sigismond, luttes homériques d’un vrai bibliofol ; Le Bibliothécaire Van Der Boëcken de Rotterdam ; Un Roman de Chevalerie franco-japonais ; Les Romantiques inconnus ; Le Carnet de Notes de Napoléon Ier ; La Fin des Livres ; Poudrière et Bibliothèque ; L’Enfer du Chevalier de Kerhany, étude d’éroto-bibliomanie ; Les Estrennes du Poète Scarron, et enfin, onzième et dernier conte, Histoire de Momies, récits authentiques.



Les exemplaires sur Japon tels que celui-ci possèdent quelques états supplémentaires des planches. A noter que dans tous les exemplaires que nous avons rencontrés, la vignette de titre a été coloriée à la poupée. Pour le conte L’Enfer du Chevalier de Kerhany, il a été tiré une planche libre intitulée Les Fricatrices (d’après le tableau de Fragonard). Tirée à seulement 300 exemplaires, elle n’a donc pas été insérée dans les volumes et se vendait à part chez l’éditeur (à la place on trouve un carton imprimé ; texte dans un encadré et colorié sur un fond uni bleu-vert à l’aquarelle ; il est indiqué que le cuivre a été détruit après tirage). Ce volume est recouvert d’une très-jolie couverture illustrée en couleur par Georges Auriol et gravée par Rougeron-Vignerot.



Pour plus de détail sur cet ouvrage et l'histoire de la collaboration entre Albert Robida et Octave Uzanne, voici un article que nous avons publié récemment ICI.

LES EXEMPLAIRES SUR JAPON (30 EX. SEULEMENT) DE CE LIVRE NE SE RENCONTRENT POUR AINSI DIRE JAMAIS, ET ENCORE MOINS DANS UNE RELIURE MOSAÏQUÉE D'UN MAÎTRE RELIEUR DE L'ÉPOQUE.


BEL EXEMPLAIRE DE CET OUVRAGE RECHERCHÉ A JUSTE TITRE PAR LES BIBLIOPHILES ET RARISSIME SUR PAPIER.

EXEMPLAIRE EXCEPTIONNEL.

Liens vers d'autres livres

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