vendredi 31 décembre 2010

Les voeux de la Librairie L'amour qui bouquine pour la nouvelle année 2011.



Nous nous efforcerons en 2011, comme nous l'avons fait en 2010, de sélectionner pour notre clientèle bibliophile, de beaux livres anciens et modernes dans tous les genres,

A très bientôt et encore merci de votre fidélité,

Amitiés bibliophiles,

Bertrand Hugonnard-Roche
Librairie L'amour qui bouquine

Beaux livres anciens & de collection

14 rue du Miroir
21150 Alise-Sainte-Reine

Tél : 03 80 96 95 57
Mobile : 06 79 90 96 36

librairie-alise@wanadoo.fr


Le blog de la librairie http://livres-anciens-rares.blogspot.com/

Le Bibliomane moderne : http://le-bibliomane.blogspot.com/ (blog gratuit entièrement dédié à la passion des livres anciens, rares et curieux)

lundi 27 décembre 2010

Jules Jacob et Emile André, Le jeu de l'épée, du duel au sabre et au pistolet (1887). Un des 100 ex. sur Japon. Rare.



Émile ANDRÉ et Jules JACOB

LE JEU DE L'ÉPÉE. Leçons de Jules Jacob rédigées par Emile André, suivies du DUEL AU SABRE ET DU DUEL AU PISTOLET et de conseils aux témoins. Préfaces de MM. P. de Cassagnac. A. Ranc et A. de La Forge.

Paris, Paul Ollendorff, 1887. [Imprimerie de G. Chamerot].

1 volume in-12 (18,5 x 12 cm) broché de (4)-XXXVI-278 pages. Couverture crème imprimée rempliée, non rogné. Très bon exemplaire, quelques légères traces à la couverture et au dos (marqué), brochage faible, intérieur en parfait état, imprimé sur papier du Japon.

ÉDITION ORIGINALE.

UN DES 100 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DU JAPON.

Outre les intéressantes préfaces, on trouve le jeu de l'épée en huit leçons et des observations sur le jeu des gauchers, les cas particuliers, les observations sur le jeu d'un tireur d'épée fort, le duel au sabre, le duel au pistolet, les conseils aux témoins, les règles du duel, les blessures, etc.

Très rare tirage de luxe sur papier du Japon qui fait de ce petit livre un volume précieux pour les amateurs de ce "sport".

"Émile André, a student of Jules Jacob, co-authored Jacob’s excellent book ” Le jeu de l’ epee” published in 1887. This book was praised by Alfred Hutton as “the most clear, concise and practical work I have yet met with. (...) Method of Jules Jacob was excellent at the time. His system, very intelligent, was primarily intended to combat pure foil fencers. Unskilled Jacob’s students were able to inflict damage to well-known foilist in a duel (...) The ideas of Jacob, Lecour, Leclerc, Andre and Renaud helped to create Defense dans la Rue. Theseideas are still alive and valid in today’s self defense environment. (Roman Hliva, L'école française d'escrime).

TRÈS BON EXEMPLAIRE SUR PAPIER DE LUXE DE CE LIVRE DE RÉFÉRENCE INITIATEUR DES MÉTHODES DE SELF-DEFENSE OU DÉFENSE DE RUE.

VENDU

jeudi 23 décembre 2010

L'Odyssée d'Homère et les Odes d'Horace en vers burlesques (Elzévier, 1653). Maroquin de Lortic frères. Rareté bibliophilique.




[attribués à H. de PICOU et Charles de BEYS]

L'ODYSSÉE D'HOMÈRE OU AVENTURES D'ULYSSE, EN VERS BURLESQUES.

A Leyde, chez Jean Sambix. 1653.

1 volume petit in-12 (127 x 75 mm - Hauteur des marges : 124 mm) de 68 pages y compris le titre.

LES ODES D'HORACE EN VERS BURLESQUES.

A Leyde, chez Jean Sambix. 1653.

1 volume petit in-12 (127 x 75 mm - Hauteur des marges : 124 mm) de 69-(3) pages y compris le titre.

Ensemble deux volumes reliés à l'identique, plein maroquin orange, dos à nerfs richement ornés aux petits fers dorés, triple-filet doré en encadrement des plats, double-filet doré sur les coupes, jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées sur marbrure (reliures de la fin du XIXe siècle signées LORTIC frères, exécutée entre 1884 et 1891, période pendant laquelle dura l'association des deux frères Marcellin et Paul Lortic). Exemplaire à l'état de neuf parfaitement établi et parfaitement conservé.

DEUX TRÈS RARES IMPRESSIONS SORTIES DES PRESSES ELZÉVIRIENNES DE JEAN ET DANIEL ELZÉVIR.

SOMPTUEUX EXEMPLAIRES DE LA PRESTIGIEUSE BIBLIOTHÈQUE DAGUIN EN MAROQUIN DE LORTIC.

Les bibliographes sont unanimes pour souligner l'extrême rareté de ces deux impressions, L'Odyssée d'Homère semblant bien plus rare que les Odes d'Horace en vers burlesques. Toutes les grandes bibliothèques du XIXe siècle se sont efforcées d'en posséder de beaux exemplaires, le plus souvent en reliure postérieure comme ici. Ces deux ouvrages, la plupart du temps vendus séparément, ont toujours eu un grand prix aux yeux des amateurs du temps.


L'Odyssée d'Homère, qu'on attribue à H. de Picou est d'une extrême rareté, souligne Willems dans sa bibliographie des impressions elzéviriennes. Les prix atteints par ce petit opuscule curieux ont atteints des sommets aux ventes de La Villestreux (599 francs), Huillard (505 francs) et Benzon (600 francs). La parodie de s'étend qu'aux deux premiers chants de l'Odyssée. L'édition originale avait paru en 1650, à Paris, chez Toussainct Quinet, au format in-4.


Les Odes d'Horace, autre facétie du même genre, ont été aussi attribuées à H. de Picou, mais Barbier sur la foi de La Monnoye, les attribuent à Charles de Beys, l'ami de Scarron. Elle est moins rare que la précédente, pourtant Willems indique que son prix a suivi à la fin du XIXe siècle une progression encore plus rapide encore que celui de l'Odyssée. L'exemplaire Yemeniz en maroquin de Thouvenin (210 francs), celui de Charles Pieters en maroquin bleu de Koehler (160 francs puis revendu à l'époque 500 francs à la vente de La Villestreux), l'exemplaire d'Armand Bertin en maroquin bleu de Trautz-Bauzonnet (140 francs revendu ensuite 450 francs), le summum étant atteint un exemplaire grand de marges (131 mm) en maroquin bleu de Trautz-Bauzonnet (340 francs) de la vente Huillard, revendu peu de temps après la vente Lebeuf de Montgermont pour la somme astronomique pour un si petit volume, de 820 francs or !! L'édition originale est de Paris, chez Toussainct Quinet, 1653, in-4.

Références : Bérard, Essai sur les Elzéviers, 1822, p. 93 ; Willems, 180-181 ; Bibliothèque Bancel (Paris, Labitte, 1882) ; Pieters, Annales des Elzéviers ; Morgand, n°3815 et 3816 ; Catalogue de la bibliothèque de M. de La Villestreux (Paris, Potier, 1872) ; G. Peignot, Amusements philologiques, p. 53 (1842) - Pour les reliures : Fléty, Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours, p. 115.

Provenance : Exemplaire de la prestigieuse bibliothèque Daguin avec mention au crayon (n°1.278 et 1.279).


ENSEMBLE EXCEPTIONNEL EN FINES RELIURES UNIFORMES.

RARETÉ ET ÉLÉGANCE POUR CE BIJOU BIBLIOPHILIQUE.

VENDU

Nota : les deux volumes ne seront pas vendus séparément.

samedi 18 décembre 2010

Les mauvais bergers d'Octave Mirbeau (1898). Edition originale sur grand papier (1/50 Hollande). Tel que paru. Pièce socialiste et anarchiste.



Octave MIRBEAU

LES MAUVAIS BERGERS. Pièce en cinq actes. Repésentée à Paris, sur le Théâtre de la Renaissance, le 14 décembre 1897.

Paris, Librairie Charpentier et Fasquelle, Eugène Fasquelle éditeur, 1898. [Paris - L. Maretheux, imprimeur].

1 volume in-12 (20,5 x 13,5 cm) de (6)-152 pages, broché, couverture caramel imprimée en caractères rouges. Très bon état, coupé, à toutes marges.

ÉDITION ORIGINALE.

UN DES CINQUANTE EXEMPLAIRES IMPRIMÉ SUR PAPIER DE HOLLANDE.

Mirbeau traite un sujet proche de celui de Germinal, d’Émile Zola : c’est l’histoire d’une grève ouvrière, lancée sous l’impulsion d’un rouleur anarchisant, qui se fait appeler Jean Roule. Mais les grévistes se heurtent à l’intransigeance du patron, Hargand, et du gouvernement, qui fait intervenir la troupe. Au cinquième acte, c’est la mort qui triomphe, sans laisser le moindre espoir de germinations futures : Madeleine, la jeune ouvrière devenue la maîtresse de Jean Roule, est tuée à ses côtés, et l’enfant qu’elle porte ne verra jamais le jour ; quant à Robert, le fils d’Hargand, qui a rompu avec son père pour se rapprocher des ouvriers et qui a tenté d’empêcher le massacre, il trouve aussi la mort.

Loin d’être une pièce de propagande, Les Mauvais bergers est marqué au coin d’un pessimisme qui confine au nihilisme et qui, à la différence de Germinal, ne laisse subsister aucun espoir : Mirbeau ne prétend aucunement apporter une solution à la question sociale. D’autre part, il refuse tout manichéisme : les mauvais bergers du titre ne sont pas seulement les patrons inflexibles et les gouvernants complices, mais aussi les députés socialistes, dont l’attitude est ambiguë, la passionaria Madeleine, qui exhorte les grévistes à bien mourir, et le meneur Jean Roule lui-même, qui les a conduits à la mort. Bien que Mirbeau soit du côté des ouvriers et soutienne leurs revendications - notamment le "droit à la beauté" et à la culture proclamé par Jean Roule -, il refuse de les idéaliser (versatiles, ils sont, à l’acte IV, sur le point de lyncher Jean Roule, qui est sauvé par l’éloquente intervention de Madeleine) et tout autant de diaboliser tous les patrons : Hargand a un côté humain qui le distingue de ses confrères, et son fils paie de sa vie sa défense des grévistes. Mais il n’était pas pour autant satisfait de sa pièce, et aurait même voulu la supprimer de la liste de ses œuvres. Elle comporte en effet plusieurs tirades emphatiques, imposées par Sarah Bernhardt, et n’est pas vraiment à sa place dans un théâtre bourgeois, où ce sont les dominants en tenue de soirée qui viennent s’émouvoir à bon compte au spectacle du massacre d’ouvriers. Il a eu le sentiment d’être récupéré. Ce n’est pas par hasard si, aussitôt après, il s’est engagé à fond dans l’affaire Dreyfus et dans la bataille pour un théâtre populaire. (source Wikipedia).

Références : Pierre Michel, préface des Mauvais bergers ; Jules Huret, Les Mauvais bergers, d'Octave Mirbeau.

TRÈS BON EXEMPLAIRE, TEL QUE PARU EN LIBRAIRIE, RARE SUR GRAND PAPIER.

VENDU

Le Lorenzaccio d'Alfred de Musset dans l'édition de bibliophiles pour les Amis des Livres (1895). Superbe exemplaire dans sa reliure éditeur en soie.



Alfred de MUSSET

LORENZACCIO. Drame par Alfred de Musset. Décoration d'Albert Maignan.
Paris, La Société des Amis des Livres, 1895.

1 volume in-8 (24 x 17 cm) de (4)-276-(3) pages.

Reliure souple pleine soie brochée caramel et or, couvertures crème imprimées conservées, feuillet des "personnages de la pièce" volant bien présent, illustrations en couleurs dans le texte et hors texte. Exemplaire imprimé sur papier de Chine. Reliure très originale. Exemplaire en excellent état.


NOUVELLE ÉDITION ILLUSTRÉE.

ÉDITION DE BIBLIOPHILES IMPRIMÉE A 115 EXEMPLAIRES SEULEMENT, TOUS SUR PAPIER DE CHINE.

Cette très jolie édition a été achevée d'imprimer à Paris sur les presses à bras de Lahure le 10 septembre 1895 au nombre de 115 exemplaires pour les Amis des Livres. Les figures ont été tirées en couleurs à l'aide des quadruples clichés typographiques gravés par Ducourtioux et Huillard d'après les aquarelles originales d'Albert Maignan. Cet exemplaire porte le n°50 et a été imprimé au nom de M. Léon Tual. L'illustration se compose de 49 aquarelles dans le texte, dont 6 à pleine page, de 5 en cul-de-lampe ; ainsi que 20 culs-de-lampe monochromes.

L'exemplaire de Louis Barthou a été vendu aux enchères le 23 novembre 2009 pour 3.500 euros. Il était relié en plein maroquin mosaïqué de Marius Michel et comportait outre un grand dessin original de Maignan et des vignettes aquarellées (états), deux lettres de l'artiste à Louis Barthou (Bibliothèque du Vicomte Couppel du Lude, vente Maison Alde).

Tous les exemplaires de cette édition devenue fort rare compte tenu de son tirage très restreint (115 ex. seulement), ont été très bien reliés par les plus grands relieurs de l'époque. La reliure que nous présentons ici doit être une reliure "éditeur" ou "de commande". Elle nous fait penser à certaines créations souples de Carayon ou de Pierson, bien qu'elle ne soit pas signée. Elle est très originale et ici à l'état proche du neuf, très fraîche.

La qualité des illustrations, dans les tons pastels, très doux, fait penser à un coloris à la main. Le rendu est exceptionnel pour l'époque. Ce livre est une totale réussite typographique et d'une mise en page totalement réussie. On trouve à la fin du volume la liste des membres de la Société des Amis des Livres, MM. Eugène Paillet et Henri Béralbi respectivement Président et Vice Président. M. Tual faisant partie des membres titulaires. A noter un grand absent, M. Octave Uzanne qui jusque là faisait partie de cette Société de bibliophiles.

Référence : Carteret IV, 297.

SUPERBE EXEMPLAIRE DANS SA RELIURE SOUPLE ÉDITEUR EN SOIE BROCHÉE PARFAITEMENT CONSERVÉE. TRÈS RARE.

VENDU

mercredi 15 décembre 2010

Le voeu d'une morte, par Emile Zola (1866). Edition originale de l'une de ses premières oeuvres romanesques. Reliure de l'époque.



Émile ZOLA


LE VŒU D'UNE MORTE.

Paris, Achille Faure, libraire-éditeur, 1866. [Imprimerie L. Poupart-Davyl].

1 volume in-18 (19,5 x 12,5 cm) de (4)-317-(1) pages.

Reliure demi-toile vert-bleu à la bradel, étiquette de titre en cuir, millésime doré en queue, fleuron doré au dos, plats de papier marbré, doublures et gardes de papier ivoire, non rogné, couvertures et dos imprimés de couleur vert d'eau conservés (reliure de l'époque ou légèrement postérieure de quelques années seulement). Très bon exemplaire, les plats de la reliure ainsi que l'étiquette de titre au dos sont frottés, l'intérieur est très frais, pratiquement sans rousseurs, les couvertures conservées sont en excellent état. Le premier plat de couverture est à la date de 1867 avec mention de deuxième édition. La page de titre est sans mention d'édition.

ÉDITION ORIGINALE.

Le vœu d'une morte, œuvre de commande, parut d'abord en feuilleton. Il n'est pas de roman plus édifiant dans toute l'œuvre de Zola, de plus pathétique aussi (...) rédigée à des fins alimentaires en une période où Zola tira à la ligne pour survivre (...)

Le vœu d'une morte parut en feuilleton dans le Figaro de Villemessant du 11 au 26 septembre 1866. Il fut repris en volume chez Achille Faure en novembre de la même année, et n'eut aucun succès. Ce n'est que vingt-trois ans plus tard que Zola accepta, sur les instances de son éditeur Georges Charpentier, de laisser rééditer cette œuvre de jeunesse, après y avoir porté de nombreuses corrections.

"Le Vœu d'une morte commence par une scène à la Greuze. Daniel Raimbault, orphelin recueilli par Blanche de Rionne, assiste à l'agonie de sa bienfaitrice et reçoit ses confidences. Mme de Rionne, qui a souffert de l'indifférence de son mari, confie à Daniel la tâche de veiller sur sa petite fille, Jeanne. Daniel quitte l'hôtel des Rionne, où il se sent désormais étranger; grâce à la recommandation de son ami Georges Raymond, il travaillera, huit ans durant, pour l'éditeur d'un dictionnaire encyclopédique, et deviendra un savant autodidacte. Jeanne passe toutes ces années au couvent. Lorsqu'elle en sort pour revenir chez sa tante, Mme Tellier, sœur de M. de Rionne et épouse d'un député, Daniel entre au service de ce dernier, comme secrétaire. Il souffre de voir Jeanne s'étourdir dans le luxe et les mondanités. Auprès d'elle, il devient une sorte de rappel incarné des grandes vertus, lui inspirant la crainte et la colère, mais aussi un attachement inconscient. Apprenant qu'elle va épouser un homme d'affaires qu'il n'estime pas, Lorin, il découvre l'ambiguïté de son propre trouble. Il s'enfuit à Saint-Henri, près de Marseille, dans son pays natal, puis revient auprès de Georges. Tous les deux travaillent à un grand ouvrage scientifique, qui les rend illustres. Les deux jeunes gens revoient Jeanne, devenue la femme de Lorin, et apparemment peu heureuse. Daniel lui écrit des lettres passionnées, sans les signer, tandis que Georges devient à son tour amoureux de Jeanne. Lorin meurt subitement. Jeanne, qui ne soupçonne guère l'amour que lui porte Daniel et le considère dorénavant comme un frère, lui confie qu'elle tient Georges pour l'auteur des lettres qu'elle a reçues, et qu'elle n'y trouve point de déplaisir. Daniel raconte à Georges toute son histoire et lui demande de faire le bonheur de Jeanne. Retiré de nouveau à Saint-Henri, il s'y laisse dépérir, et meurt entre les bras de Jeanne et de Georges, ayant rempli sa mission au prix de sa vie." (Henri Mitterrand)

Zola force trop sa nature, qui ne va pas du côté de ces combinaisons par trop conventionnelles, et surtout trop censurées, trop convenables. Et du même coup, il manque son public. (extrait de la Présentation d'Henri Mitterrand, La confession de Claude suivi de Le vœu d'une morte, Slatkine, 1980).

Il n'y eut pas de grand papier pour ce roman passé presque inaperçu d'Émile Zola, qui aujourd'hui encore reste une de ses œuvres de jeunesse (Zola avait alors 26 ans) parmi les plus méconnues du grand public.

TRÈS BON EXEMPLAIRE BIEN COMPLET DES COUVERTURES IMPRIMÉES, CE QUI EST FORT RARE, DE CETTE EDITION ORIGINALE D'UNE DES PREMIÈRES ŒUVRES ROMANESQUES DE ZOLA.

VENDU

Les Facéties du Pogge dans l'excellente édition d'Isidore Liseux (1878). Tel que paru.





LE POGGE (Gian Francesco Poggio Bracciolini ou Poggio Bracciolini dit en français Le Pogge)

LES FACÉTIES DU POGGE. Traduites en français, avec le texte latin. Édition complète. Tome I et II.

Paris, Isidore Liseux, éditeur [Motteroz imprimeur, Paris].

2 volumes in-18 (17 x 11,5 cm), brochés, de LI-200 et 252 pages, couvertures rempliées imprimées en rouge et noir sur parchemin végétal, pages de titre imprimées en rouge et noir, vignette-marque de l'éditeur, non rogné, belle impression à petit nombre sur papier fort de Hollande. Exemplaire très frais, couvertures et intérieur en excellent état. La couverture du premier tome est jaunie.

NOUVELLE ÉDITION LISEUX.

Isidore Liseux, éditeur téméraire dans le choix de ses textes et érudit latiniste porté sur l'édition des textes licencieux, donne ici la deuxième édition de ce texte, la première ayant paru la même année, le 25 mars 1878 exactement (2 vol. in-18 elzévirien, tirés à 750 exemplaires). Celle-ci, donne le même nombre de facéties, soit 273 facéties ou contes de Poggio Bracciolini (1380-1459), avec index des noms propres, introduction et biographie de l'auteur.

On y trouve le texte en français et le texte en latin à la suite. Les contes sont libres voire licencieux : D'une femme qui trompa son mari - D'une femme qui accusa son homme d'être petitement monté - D'une femme qui s'obstinait à appeler son mari pouilleux - D'un mari qui fit l'amour à sa femme malade et lui rendit la santé - Etc.

TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CETTE EXCELLENTE ÉDITION DE LISEUX.

VENDU

mardi 14 décembre 2010

Les roses de Noël de Jules Tardieu, libraire-éditeur et poète de l'amour (1860). Exemplaire unique sur papier jonquille. Reliure de maroquin mosaïqué.



J. T. de SAINT-GERMAIN (Jules-Romain TARDIEU)

LES ROSES DE NOËL. Dernières fleurs par J. T. de Saint-Germain.

Paris, Jules Tardieu et Dentu, 1860. [Paris. - Imprimerie de J. Claye, rue Saint-Benoit, 7]

1 volume in-12 (17 x 11 cm) de (4)-165 pages et 1 feuillet non chiffré avec la marque du libraire Jules Tardieu. Frontispice sur papier de chine collé par E. Veyssier.

Reliure plein maroquin noir, dos à nerfs orné de rose dorées, titre et millésime dorés, grand décor losangé doré au centre des plats avec centre mosaïqué d'un ovale de maroquin rouge avec une rose dorée au centre, filet doré sur les coupes, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque signée en pied du dos GAILLARD). Très bel exemplaire d'une fraîcheur remarquable, la reliure et la dorure, d'une exécution parfaite, est l'œuvre d'un maître relieur-doreur, un certain Gaillard, pourtant inconnu de Fléty (Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours). Très belle impression sur papier jonquille, exemplaire entièrement réglé à l'encre rose. Pour les plus délicats des bibliophiles qui sauront y être attentif, l'intérieur de ce volume a été anciennement parfumé... on peut supposer de quelque eau de roses... il en reste encore la trace d'une fragrance perceptible et délicate. On atteint là le summum de la préciosité bibliophilique.


EXEMPLAIRE SANS DOUTE UNIQUE IMPRIMÉ SUR PAPIER JONQUILLE.

L'auteur de ce délicat recueil de poésies est "presque un livre d'amour" (...) et "c'est donc un petit livre confidentiel à l'usage de quelques croyants du culte oublié de l'amour, et que d'autres ne sauraient lire." (extrait de l'avertissement).

J. T. de Saint-Germain, de son vrai nom Jules-Romain Tardieu, ou plus connu encore sous son nom de plume de Saint-Germain, est né à Rouen en 1805. Il est issu d'une famille distinguée qui donna plusieurs peintres de talent. Il entra à 17 ans dans la maison d'imprimerie et d'édition de J. Renouard et se forma au métier de libraire. Il gravit progressivement les échelons de la librairie jusqu'au jour où il se lança lui-même dans l'édition. Il est mort en 1868. Il a publié de nombreux ouvrages dont le très rare "Enfer du bibliophile" de Charles Asselineau (1860).

Jules Tardieu édite lui-même ici, en collaboration avec Dentu, et fait imprimer par J. Claye, son propre recueil de poésies. La méthode n'est pas banale. Ce petit livre a certainement été tiré à un très petit nombre d'exemplaires pour l'auteur et ses amis comme le laisse supposer l'avertissement. Il s'agit ici d'un exemplaire probablement unique imprimé sur papier jonquille (jaune clair) et entièrement réglé à la main, exemplaire probablement destiné à l'auteur ou à une amie très proche...


SUPERBE EXEMPLAIRE PARFAITEMENT ÉTABLI A L'ÉPOQUE EN MAROQUIN DÉCORÉ MOSAÏQUÉ. RARETÉ BIBLIOPHILIQUE.

VENDU

Les Oeuvres poétiques de Philippe Desportes (1611). Bel exemplaire relié en maroquin sous le Second Empire de cette très bonne édition ancienne.



Philippe DESPORTES

LES ŒUVRES DE PHILIPPE DESPORTES abbé de Thiron. Revues et corrigées.

A Rouen, de l'imprimerie de Raphaël du petit Val, libraire et imprimeur du roi, 1611.

1 volume in-12 (14 x 9 cm - Hauteur des marges : 137 mm) de 675-(42) pages, y compris le titre-frontispice gravé par L. Gaultier.

Reliure plein maroquin janséniste caramel, dos à nerfs, titre et millésime dorés, double-filet doré sur les coupes, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées (reliure vers 1860, signée E. THOMAS). Bel exemplaire très bien conservé dans une sobre reliure du Second Empire, le feuillet de titre a été doublé au moment de la reliure (quelques fissures sans gravité, légères salissures). Intérieur frais.


NOUVELLE ÉDITION.

Philippe Desportes (1546-1606), surnommé le « Tibulle français » pour la douceur et la facilité de ses vers, nourri d'Homère et de Virgile, Desportes poussa moins loin que Ronsard l'imitation de l'antiquité. Il polit la langue, donna plus de soin à la régularité des rimes, à l'harmonie de la phrase ; les inversions chez lui sont moins fréquentes et plus claires que chez Ronsard ; les hiatus et les enjambements commencent à disparaître dans ses vers. La grâce de ses sonnets, la verve de ses chansons suffirait à lui assurer la renommée. Ses Poésies, en partie galantes, en partie dévotes, eurent un grand succès : il y imite avec bonheur Clément Marot et les poètes italiens. Il connut un nombre d'éditions très important. Henri III préférait sa poésie plus maniérée, plus conventionnelle, plus formelle et moins inspirée à celle des poètes de la Pléiade, Pierre de Ronsard ou Joachim du Bellay, il en fait son poète officiel et mondain.

Il s'agit ici d'une des meilleures et des dernières éditions anciennes de ce poète.

E. Thomas était relieur à Lyon sous le Second Empire ; il a réalisé ici une reliure à la fois fine et sobre. Nous avons pu retrouver quelques unes de ses reliures réalisées pour la plupart sur des impressions anciennes lyonnaises.

Référence : Tchémerzine-Scheller II, 890.

BEL EXEMPLAIRE TRÈS BIEN ÉTABLI AU XIXe SIÈCLE.

VENDU

lundi 13 décembre 2010

Les Oeuvres poétiques de Rémy Belleau de la Pleiade (1604). Superbe exemplaire en parfaite reliure de Capé (ca 1850). Exemplaire Olivier de Gourcuff.





Rémy BELLEAU

LES ŒUVRES POÉTIQUES DE REMY BELLEAU. Rédigées en deux tomes. Revues & corrigées en cette dernière impression. Tome premier. Suivi de : LES ODES D'ANACREON etc, traduites en français, par Remy Belleau. Avec quelques petites hymnes de son invention, & autres diverses poésies : Ensemble une comédie. Tome second.

A Rouen, chez Claude Le Villain, libraire & relieur du roi, 1604.

2 tomes en 1 fort volume in-12 (14,3 x 8,5 cm - Hauteur des marges : 139 mm) de (1)-434-(4) feuillets. La deuxième tome possède une page de titre particulière (f. 287), l'ensemble est à pagination continue. Petite portrait de l'auteur gravé à l'eau-forte ajouté collé sur un feuillet blanc devant le titre (43 x 26 mm), fin XVIe ou début XVIIe siècle.

Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, triple-filet doré en encadrement des plats, double-filet doré sur les coupes, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées (reliure du milieu du XIXe siècle signée CAPÉ). Superbe exemplaire, grand de marges, magnifiquement et parfaitement établi par Capé au XIXe siècle.


NOUVELLE ÉDITION. DERNIÈRE ÉDITION ANCIENNE.


Rémy Belleau était un des sept poètes de la Pléiade et ami de Ronsard. C'est en 1556 qu'il donne son premier livre à l'imprimeur (il a 28 ans), une traduction des Odes d'Anacréon. On y trouve la fameuse élégie de Pierre de Ronsard où le poète distingue Belleau "de la tourbe des mauvais faiseurs de rimes, des serfs imitateurs (...)". On trouve dans cette édition de 1604 un poème macaronique latin intitulé "Dictamen metrificum // de bello huguenotico et // Reistrorum piglamine, ad sodales" (déjà publié dans l'édition collective rarissime de 1578). Ses Hymnes, la Bergerie, ses vers ont été soigneusement collectés dans cette dernière édition ancienne. On dit que son cercueil fur transporté sur les épaules de Ronsard, Baïf, Desportes et Jamyn, le 7 mars 1577, au couvent des Grand-Augustins. C'est ce petit groupe de ses amis qui réunit pour la première fois ses Œuvres poétiques en 1578. (voir à ce sujet la Bibliothèque poétique de Jean-Paul Barbier-Mueller, tome III, pp. 436 à 446 pour les Œuvres poétiques, mais qui s'arrête aux éditions de 1578 et 1585. Ne cite pas d'exemplaire de cette édition définitive de 1604).

Les deux tomes contiennent les œuvres suivantes : I - Les amours & nouveaux eschanges des pierres précieuses - Discours de la Vanité - Eglogues… - La Bergerie - Apparences d’Arat. II - Elégie de Pierre de Ronsard à Jules Gassot - Odes d’Anacréon - Petites inventions - Sonnets - Discours - Odes - Chansons - Complaintes - Cartels - Épigrammes - Epitaphes - ainsi que sa comédie La reconnue.

Référence : Ma bibliothèque poétique, Jean-Paul Barbier-Mueller, tome III, pp. 436 à 446. Tchémerzine I, 574. « pièces pures, gracieuses, élégantes et spirituelles » (Bibliothèque de
Viollet-le-Duc, I, p. 254). Brunet I, 752.



Provenance : Exemplaire de la bibliothèque de l'écrivain et critique littéraire breton Olivier de Gourcuff, avec son ex libris gravé. Olivier de Gourcuff était un bibliophile averti qui possédait une riche bibliothèque composée de classiques en belles reliures anciennes et de maîtres.

SUPERBE EXEMPLAIRE, GRAND DE MARGES ET PARFAITEMENT ÉTABLI PAR CAPÉ EN MAROQUIN PLEIN.

VENDU

Les Mémoires d'un assassin par Louis Ulbach. Exemplaire de la bibliothèque de l'auteur, imprimé pour lui sur papier de Hollande. Reliure de maroquin.




Louis ULBACH

MÉMOIRES D'UN ASSASSIN. CYRILLE ET MAXIME. Par Louis Ulbach.

Paris, Calmann Lévy, éditeur, Ancienne Maison Michel Lévy Frères, 1877. [Imprimerie générale de Châtillon-sur-Seine. Jeanne Robert].

2 volumes grands in-18 (19,5 x 13 cm) de (4)-424 et (4)-402 pages.

Reliure plein maroquin janséniste bleu nuit, dos à nerfs, auteur, titre et millésime doré au dos, filet doré sur les coupes, tête dorée, dentelle intérieure dorée, doublures et gardes de papier marbré, non rogné, relié sur brochure, les couvertures imprimées n'ont pas été conservées (reliure de l'époque). La reliure, bien que d'une grande finesse d'exécution, n'est pas signée. Très bel exemplaire, le second plat du second volume est marqué (discret), quelques légères marques et frottements sans gravité. Intérieur très frais.


ÉDITION ORIGINALE.

UN DES RARES EXEMPLAIRES IMPRIMÉ SUR PAPIER DE HOLLANDE POUR L'AUTEUR ET SES AMIS.


EXEMPLAIRE DE L'AUTEUR AVEC SON ÉTIQUETTE EX LIBRIS IMPRIMÉE.

Ce roman historique, ou plutôt ces mémoires apocryphes d'un assassin, commencent ainsi par un avis au lecteur et au bourreau : "J'écris ces mémoires dans la prison de Riom, pendant la session des assises de 18... Je n'ai pas vingt-cinq ans. J'ai été une première fois condamné à mort, par contumace, pour un meurtre que je n'ai pas commis. Je puis l'être dans cinq ou six jours, une seconde fois, pour un meutre que j'avoue." Composé en deux longs épisodes intitulés Cyrille et Maxime, Louis Ulbach (1822-1889) livre ici au public le récit d'une vie accidentée, pleine d'aventures et de drames.

Louis Ulbach était un ami intime de Victor Hugo, le maître lui ayant d'ailleurs offert plusieurs de ses ouvrages que l'on retrouve au catalogue de sa bibliothèque. On sait que Louis Ulbach prenait toujours soin de faire imprimé un exemplaire pour lui-même de ses propres ouvrages sur papier de Hollande, sans doute aussi quelques uns pour ses plus proches amis ou collaborateurs. Celui-ci porte son étiquette ex libris avec la cote de sa bibliothèque à la plume (n°370) de sa main.

Référence : Vicaire VII, col. 913-914. "Il a été tiré, en outre, quelques exemplaires sur papier de Hollande." (concernant d'autres romans de Louis Ulbach), celui-ci n'étant pas cité par Vicaire.

BEL EXEMPLAIRE DE L'AUTEUR, IMPRIMÉ SUR PAPIER DE HOLLANDE, DANS UNE FINE RELIURE DE L'ÉPOQUE.

VENDU

Voir également en vente actuellement dans notre librairie :

Les Mémoires d'un inconnu par Louis Ulbach (1864) Superbe exemplaire parfaitement établi en maroquin de Simier. Un des rares exemplaires sur Hollande.

vendredi 26 novembre 2010

Les Mémoires d'un inconnu par Louis Ulbach (1864) Superbe exemplaire parfaitement établi en maroquin de Simier. Un des rares exemplaires sur Hollande.





Louis ULBACH

MÉMOIRES D'UN INCONNU.

Paris, Librairie internationale J. Hetzel et A. Lacroix, éditeurs, s.d. (1864). [Paris, imprimerie Poupart-Davyl et Cie].

1 volume in-18 (17,5 x 12 cm) de (6)-334 pages.

Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs ornés de fleurons dorés répétés et encadrements à froid, plats décorés à la Du Seuil avec fer central losangé doré orientaliste, filets à froid, filet doré sur les coupes, dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque signée SIMIER). Superbe exemplaire très bien conservé. Intérieur très frais. Papier de Hollande. Les couvertures imprimées n'ont pas été conservées.


ÉDITION ORIGINALE. UN DES TRÈS RARES EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE HOLLANDE.

Ce roman est dédié "à Victor Hugo en exil" (Paris, décembre 1863). L'auteur nous apprend dans l'avant-propos que "ce livre n'est point une œuvre d'imagination." Il a été écrit sur les notes d'un exilé. C'est l'histoire d'un jeune homme qui avait été expulsé suite au coup d'état de décembre 1851, l'histoire d'un long voyage de la France en passant par l'Angleterre et l'Australie, véritable "odyssée d'une agonie", qui finit par se jeter dans la Seine un soir de mars 1860.

Louis Ulbach (1822-1889), dit Ferragus, journaliste, romancier et auteur dramatique, a laissé de très nombreux ouvrages aujourd'hui négligés voire oubliés. Il a été l'ami de Lamartine et de Hugo, ennemi de Zola et des naturalistes. Il s'est surtout attaché à dépeindre les travers de la bourgeoisie dans ses romans. Celui-ci est d'une toute autre dimension.

On sait que Louis Ulbach prenait toujours soin de faire imprimé un exemplaire pour lui de ses propres ouvrages sur papier de Hollande, sans doute aussi quelques uns pour ses plus proches amis ou collaborateurs. Ce volume ne contient pas l'étiquette de classement habituelle de la bibliothèque de l'auteur, il doit donc s'agir d'un exemplaire de collaborateur ou d'ami, imprimé sur ce papier de luxe, spécialement.

Référence : Vicaire VII, col. 913-914. "Il a été tiré, en outre, quelques exemplaires sur papier de Hollande."

SUPERBE EXEMPLAIRE, PARFAITEMENT ÉTABLI PAR SIMIER.

VENDU

Voir actuellement également en vente dans notre librairie :

Les Mémoires d'un assassin par Louis Ulbach. Exemplaire de la bibliothèque de l'auteur, imprimé pour lui sur papier de Hollande. Reliure de maroquin.

jeudi 21 octobre 2010

Les disgrâces des amants (1692) par M. le Chevalier Louis de Mailly. Rare à l'état broché non rogné.



ANONYME [Le Chevalier Louis de MAILLY] et parfois aussi au Chevalier de MÉRÉ.

LES DISGRÂCES DES AMANTS.

Suivant la copie imprimée, A Paris, 1692.

1 volume petit in-12 broché (13,5 x 8,5 cm) de 1 frontispice gravé à l’eau-forte signé Van den Avele ; 7 feuillets non chiffrés (titre à la sphère, épître à Monseigneur de La Feuillade, avertissement, table) ; 171-(5) pages. Les dernières pages non chiffrées sont occupées par le privilège (intégral).

Exemplaire non rogné, à toutes marges (rare pour un livre de cette époque). Recouvert d’un papier marbré du XVIIIe siècle (couverture factice). Intérieur frais, sans rousseurs.

CONTREFAÇON HOLLANDAISE.

Cet ouvrage a été achevé d’imprimer le 7 août 1690 pour la première fois (Gabriel Quinet, Paris). L’auteur est indiqué à la fin de l’épître par les lettres L.C.D.M. et on lit dans le privilège qu’il s’agit du Chevalier de M… Louis de Mailly (1657-1724) était bâtard de cette maison et filleul de Louis XIV. On lui doit la Rome galante, Les Disgrâces des amants, la Vie d'Adam, les Aventures secrètes et plaisantes, l’Éloge de la chasse, etc. C’est également un auteur reconnu pour les quelques vingt-cinq contes de fées qu’il a laissé. Les disgrâces des amants est une nouvelle galante en prose entrecoupée de billets et de lettres, ce qui la fait entrer dans le genre épistolaire. On trouve aux pages 37 à 43 une série de XXXIV maximes ou sentences contre l’amour : « L’amour est le faible des jeunes gens, le vice des hommes plus avancés en âge, et la honte des vieillards. » Certains bibliographes, se fondant probablement sur les initiales de l’épître, donnent cet ouvrage au Chevalier de Méré (in The Motif of Renunciation of Love in the Seventeenth Century French Novel by Jeannine Sassus, Catholic University of America Press, 1963).

BON EXEMPLAIRE DE CET OUVRAGE PEU COMMUN.

VENDU

lundi 18 octobre 2010

La logique des amants ou l'amour logicien (1669). Séduisant exemplaire relié par Devauchelle d'un petit livre curieux et rare.



[François de CALLIERES]

LE LOGIQUE DES AMANS OU L'AMOUR LOGICIEN. Par Monsieur de Caillières, le fils.

Suivant la copie imprimée, A Paris, 1669. [Amsterdam ?]

1 volume in-12 (12,5 x 7,5 cm) de (12)-118 pages. Frontispice gravé.

Reliure plein maroquin rouge à petit grain, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, double-filet doré en encadrement des plats, roulette intérieure dorée, doublures et gardes de papier marbré, tranches dorées (reliure pastiche du XXe siècle dans le goût des reliures du XVIIe siècle, signée DEVAUCHELLE). Reliure en excellent état, très fraîche. Intérieur frais, exemplaire un peu court de marges. Bien complet du frontispice à l'eau-forte. Erreur de pagination aux premiers feuillets, collationné complet.


NOUVELLE ÉDITION.

La première édition de ce petit ouvrage curieux a paru à Paris chez Jolly en 1668. L'auteur annonce son but : "rendre l'étude de la logique plus agréable". Vaste prétexte pour utiliser le vocabulaire et les règles de la logique aristotélicienne. François de Caillières, né en Normandie en 1645, où son père occupe le poste de gouverneur, est lui-même diplomate. La logique des amants est son premier ouvrage. Il poursuit à partir des années 1670 sa carrière de négociateur et ne retournera aux lettres qu'à partie des années 1678-1680. Il avait été reçu à l'Académie française en 1689 et mourut en 1717. On trouve dans cet ouvrage les chapitres : L'amour à ses discipies ; des conceptions amoureuses ; de la passion ; etc.

Référence : Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour et aux femmes..., col. 359 (seconde édition, 1864).

Provenance : Exemplaire de la bibliothèque Bruno Monnier, avec son ex libris gravé or sur cuir vert.

SÉDUISANT EXEMPLAIRE, FINEMENT RELIE PAR DEVAUCHELLE, D'UN PETIT LIVRE RARE.

VENDU

jeudi 7 octobre 2010

Le Traité complet sur les pépinières d'Etienne Calvel (1803). De la culture des arbres, des greffes et des semis. Rare édition originale.



Étienne CALVEL

TRAITÉ COMPLET SUR LES PÉPINIÈRES tant pour les arbres fruitiers et forestiers, que pour les arbrisseaux et les arbustes d'ornement. Avec des instructions pour faire les semis de toutes les espèces, les marcottes, les boutures, préparer le terrain, mettre le plant en pépinière, le conduire, le greffer, élever les arbres, les diriger, les déplanter et les transplanter, de la manière la plus utile et la plus économique. Gros volume in-12, avec plusieurs figures, par Etienne Calvel, ci-devant membre de plusieurs académies, sociétés littéraires et d'agriculture.

A Paris, chez l'auteur, André, Le Normand et Desenne, An XI - 1803.

1 volume in-12 (18 x 10 cm) de (6)-374 pages. 2 planches hors texte dépliantes.

Reliure cartonnée à la bradel, plein papier glacé bleu nuit (reliure postérieure du début du XIXe siècle). Reliure frottée avec de petits manques et usures par endroits, néanmoins très solide. Titre doré au dos, filets dorés. Intérieur frais. Relié sur brochure.


ÉDITION ORIGINALE.

On trouve placé en tête de l'ouvrage une lettre de l'auteur au citoyen Chaptal, alors tout juste nommé ministre de l'intérieur par Napoléon Bonaparte. La première planche montre 13 figures tandis que la seconde en contient 11, montrant des techniques de greffe.

Cette première édition est rare. C'est un traité important sur le sujet.

BON EXEMPLAIRE.

VENDU

Le jardinier solitaire ou entretiens sur le jardinage (1738). Le jardinage en plein essor au XVIIIe siècle.



[François GENTIL]
LE JARDINIER SOLITAIRE ou dialogues entre un curieux & un jardinier solitaire. Contenant la méthode de faire & de cultiver un jardin fruitier & potager ; & plusieurs expériences nouvelles. Avec des réflexions sur la culture des arbres. Septième édition, augmentée de plusieurs chapitres, dont il est fait mention à la fin de préface.

A Paris, du fonds de Rigaud, directeur de l'imprimerie royale, 1738.

1 volume in-12 (18 x 10,5 cm) de XVII-(7)440-(4) pages. 1 planche hors texte dépliante.

Reliure cartonnée à la bradel, plein papier glacé bleu nuit (reliure postérieure du début du XIXe siècle). Reliure frottée avec de petits manques et usures par endroits, néanmoins très solide. Titre doré au dos, filets dorés. Intérieur frais. Relié sur brochure.
NOUVELLE ÉDITION.

Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1704 et a été de nombreuses fois réimprimé depuis au cours du XVIIIe siècle. François Gentil était frère chartreux, sous la forme d'un dialogue entre un jardinier et un novice dans cet art qu'est le jardinage, l'auteur explique de nombreuses techniques et cultures intéressantes. "En 1704, le frere Francois Le Gentil de la chartreuse de Vauvert publiait un petit traite de jardinage intitule 'Le Jardinier solitaire'. En ce debut du XVIIIe siecle la science du jardinage et l'arboriculture sont en plein essor, et les chartreux sont a la pointe dans ce domaine. Ils constituent alors une pepiniere reputee dans la France entiere et dans tout le monde occidental" (notice de l'edition commentee parue en 2004 aux editions Glenat).
TRÈS BON EXEMPLAIRE.
VENDU

mercredi 6 octobre 2010

L'Albert moderne ou nouveaux secrets, par Alletz (1772). Véritable petite encyclopédie des trucs et astuces de la vie à la campagne. Bel exemplaire.



Pons Augustin ALLETZ

L'ALBERT MODERNE OU NOUVEAUX SECRETS ÉPROUVÉS ET LICITES RECUEILLIS D'APRÈS LES DÉCOUVERTES LES PLUS RÉCENTES ; Les uns ayant pour objet de remédier à un grand nombre d'accidents qui intéressent la santé ; Les autres, quantité de choses utiles à savoir pour les différents besoins de la vie : D'autres enfin, tout ce qui concerne le pur agrément, tant aux champs qu'à la ville. Le tout divisé en trois parties, & rangé par ordre alphabétique. Troisième édition augmentée de plusieurs secrets nouveaux.

A Paris, chez la Veuve Duchesne, 1772.

1 volume in-12 (17 x 10,5 cm) de VIII-351 pages.

Reliure pleine basane fauve, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, tranches rouges (reliure de l'époque). Reliure en très bon état avec seulement quelques salissures et épidermures superficielles, un coin légèrement émoussé, intérieur frais.


NOUVELLE ÉDITION.

L'auteur de cette célèbre compilation de recettes en tous genres est Pons Augustin Alletz (1703-1785). Originaire de Montpellier, il débuta dans les ordres chez les frères de l'Oratoire pour se diriger ensuite vers le barreau. Il exerça la profession d'avocat sur la ville de Montpellier. Finalement il abandonna sa charge pour se consacrer entièrement à l'écriture.

Dans la préface, Alletz précise : « Nous avons donné à cet ouvrage le nom d’Albert Moderne, par opposition à un livre fort connu et déjà ancien, divisé en deux parties, dont l’une porte le titre de Secrets d’Albert le Grand, et l’autre celui de Petit Albert. » "C’est un excellent manuel de vie pratique rédigé sous forme de dictionnaire […] Nombreuses recettes de cuisine : étrange confiture de carottes, […], vin, vinaigre, […], moyen de cuire la volaille sans broche ni feu (intéressante pour les militaires en campagne) […]." (Gérard Oberlé).

La première partie de l'Albert moderne contient des conseils et des recettes aussi diverses : contre les piqures d'abeille, les accouchements laborieux, les coups de soleil, les maux de dents, les fièvres, la mauvaise haleine, les hémorroïdes, la migraine, les morsures de vipère, les panaris, la rage, les poux, les rides du visage, la petite vérole, etc. La seconde partie traite entre autres : des confitures de carottes, des champignons, du chanvre, des chevaux, du cirage des chaussures, de la manière de faire une bonne crème au chocolat, fabriquer de l'encre, des fosses d'aisance, du moyen de conserver les fruits, la recette de la gelée de viande, du lard, du jambon, des légumes, des loups, du moyen pour les riches et les seigneurs des terres de pourvoir à la subsistance des pauvres dans un temps de famine, des puces, des rats et des souris, du vin, etc. La troisième partie enfin concerne l'agrément : des liqueurs, des glaces et des crèmes, du ratafia, des fleurs et des rosiers en particulier, fabriquer des couleurs pour la peinture, attraper les corbeaux et chasser les geais, etc.

Il s'agit ici d'une véritable petite encyclopédie de la vie à la campagne et des astuces pour bien s'en sortir... si l'on savait lire... La première édition de ce livre date de 1768.

Ce livre, s'il n'est pas rare, est toujours recherché lorsqu'il est comme ici bien conservé dans sa reliure de l'époque.

Référence : Caillet I, 192.

BEL EXEMPLAIRE DE CE CÉLÈBRE VADE MECUM DE LA VIE RUSTIQUE AU XVIIIe SIÈCLE.

VENDU

Le plus important traité sur la culture des légumes au XVIIIe siècle, par M. de Combes (1770). Nouvelle édition. Reliure de l'époque.



[Monsieur de COMBES ou plutôt de COMBLES]

L'ÉCOLE DU JARDIN POTAGER, qui comprend la description exacte de toutes les plantes potagères ; les qualités de terre, les situations & les climats qui leur sont propres ; la culture qu'elles demandent ; leurs propriétés pour la vie, & les vertus pour la santé ; les différents moyens de les multiplier ; les temps de recueillir les graines ; leur durée, etc. La minière de dresser & de conduire les couches, & d'élever des champignons en toute saison, etc. Par l'auteur du Traité de la culture des pêchers. Nouvelle édition.

A Paris, chez Ant. Boudet et P. A. Le Prieur, 1770.

2 tomes en 1 fort volume grand in-12 (17,5 x 10,5 cm) de (8)-493-(2) et (2)-366-(10) pages.

Reliure plein veau brun, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, double-filet à froid en encadrement des plats, tranches rouges (reliure de l'époque). Reliure légèrement frottée en très bon état. Intérieur frais. Il n'y a pas de faux-titre pour le deuxième tome.


NOUVELLE ÉDITION.

Contrairement à ce qui est annoncé sur le titre du premier tome, ces deux volumes ne contiennes pas le Traité de la culture des pêchers. D'ailleurs cette mention n'a pas été reprise sur le titre du second tome. Il existe une autre édition avec le même nom d'éditeur et à la même date mais avec une pagination différente, un frontispice gravé et des vignettes à l'eau-forte sur les titres.

Cet imposant volume contient à peu près tout ce qu'il est nécessaire de savoir pour tenir parfaitement un jardin d'envergure selon les critères et les codes du jardinage au milieu du XVIIIe siècle.

"M. de Combes a beaucoup renchéri sur La Quintinie ; pour la culture des légumes, qu'il a plus étendue & qu'il a décrite avec plus d'ordre & d'élégance dans l'École du potager." (De la Bretonnerie, L'école du jardin fruitier, 1784).

On ignore à peu près tout de ce M. de Combles ou de Combes. On sait qu'il naquit à Lyon d'une famille noble, on ne sait ni où ni quand il est mort. Il s'est d'abord fait connaître par son Traité de la culture des pêchers (1749) et la même année par son École du jardin potager, tous deux parus sous le voile de l'anonyme. L'ouvrage commence par un chapitre intitulé "Utilité du jardin potager".

"La culture potagère, cette branche si importante de l'Horticulture actuelle, n'occupe qu'une place insignifiante dans l'ancienne littérature horticole. La plupart des ouvrages sur les légumes sont tout à fait modernes. (...) L'École du jardin potager, Paris, 1749, 2 vol. in-12 (par De Combes) est à peu près le seul ouvrage ancien et spécial sur la culture potagère que nous aurons à citer. Les éditions suivantes portent le nom de l'auteur écrit à tort De Combles par les éditeurs." (Georges Gibault, Étude sur la bibliographie et la littérature horticoles anciennes, p. 28.)

Choux, salades, radis, asperges, carottes, citrouilles, coriandre, cresson, haricots, melons, et autres légumes oubliés ou redécouverts aujourd'hui, tous sont étudiés par le détail et offrent au jardinier d'aujourd'hui un véritable outil de travail des plus intéressants. On trouve à la fin une table des maladies qui peuvent être guéries ou soulagées par l'usage des plantes potagères.

Référence : Georges Gibault, Étude sur la bibliographie et la littérature horticoles anciennes, p. 28.

BEL EXEMPLAIRE DE CET IMPORTANT TRAITÉ DE LA CULTURE DES LÉGUMES AU XVIIIe SIÈCLE.

VENDU

mardi 5 octobre 2010

La Monarchie des Solipses par Melchior Inchofer (1721). Première traduction française de cette célèbre satire de la compagnie des Jésuites.



Melchior INCHOFER et Pierre RESTAUT (traducteur)

LA MONARCHIE DES SOLIPSES traduite de l'original latin de Melchior Inchofer Jésuite. Avec des remarques.

A Amsterdam, sans nom, 1721.

1 volume in-12 (17 x 10,5 cm) de LX-(8)-407 pages.

Reliure pleine basane marron, dos à dos orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches mouchetées rouges (reliure de l'époque). Quelques légers frottements et épidermures superficielles à la reliure, petite manque à l'extrémité de la coiffe supérieure, deux coins légèrement usés, intérieur frais.


PREMIÈRE ÉDITION FRANÇAISE.

Cette première traduction française est de Pierre Restaut. L'édition originale latine, attribuée traditionnellement à Melchior Inchofer, avait paru à Venise en 1645. Il s'agit là d'une utopie et d'un pamphlet dénonçant la société des Jésuites. Les Solipses (dérivé du latin soli ipsi, autrement dit égoïstes), autrement dit les Jésuites, ne pensent qu'à eux. C'est un livre précieux qui renferme de nombreuses informations sur l'organisation et les ressources des Jésuites. On a aussi attribué cet ouvrage à Jules-Clément Scotti, jésuite italien (1602-1669) qui fit paraître cet ouvrage à Venise en 1645, année de sa sortie de l'ordre des Jésuites.

La Monarchie des Solipses est divisée en 21 chapitres dans lesquels l'auteur examine successivement la forme du gouvernement des jésuites, la façon insinuante dont ils se recrutent, les fables dont ils entourent leur origine et leur histoire, le goût qu'ils ont pour les nouveautés, leurs collèges, leurs études, leurs mœurs, leurs lois, leurs jugements, leurs assemblées, les missions étrangères, leurs revenus et leurs guerres. On trouve à la fin plusieurs pièces supplémentaires : "Extrait du livre intitulé, le jésuite sur l'échafaud, Duquel il est parlé ci-devant vers la fin de la préface" ; "Requetes présentées à N.S.P. le pape Clément VIII par différentes provinces de la Société." ; "Instructions aux Princes sur la manière dont se gouvernent les jésuites." et enfin "Extrait du Traité des Choses qui sont dignes d'amandement en la Compagnie des Jésuites par le P. M. Mariana.".

Références : Caillet, 10067 ; Versins, 884 b ; Brunet II, 291 ; Barbier III, 333 ; Marquis du Rouvre, Analectabiblion, II, p. 224.

BEL EXEMPLAIRE EN CONDITION D'ÉPOQUE.

VENDU

lundi 4 octobre 2010

Mémoires du seigneur de Joinville et la vie de Saint Louis (1666). Superbe exemplaire en maroquin à dentelle de l'époque. Condition des plus rares.



Jean de JOINVILLE

MÉMOIRES DE JEAN SIRE SEIGNEUR DE JOINVILLE, SOUS LE RÈGNE DE SAINT LOUIS ROI DE FRANCE. Avec la généalogie de la Maison de Bourbon.

A Paris, chez François Mauger, 1666.

1 volume in-12 (14 x 8,5 cm) de (24)-299 pages.

Reliure plein maroquin vieux rouge, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés d'un jeu de roulettes dorées en encadrement, roulette dorée sur les coupes, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier en couleurs et à fond doré dit papier de Augsbourg, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque). Jolie reliure restée très fraîche avec d'infimes traces de frottements sans gravité, intérieur en bon état, la première garde blanche manque, papier un peu teinté, la page de titre présente une découpure dans sa partie basse en marge extérieure avec une légère atteinte au fleuron de titre et à l'adresse, tampon ex libris sur le titre et répété au dernier feuillet. Petites galeries de vers en marge extérieure des derniers feuillets avec petites réparations sommaires anciennes.


NOUVELLE EDITION.

Ces mémoires sont une compilation de l'histoire de Saint-Louis et des Mémoires de Joinville. Une partie des exemplaires portent l'adresse de Jacques Cottin à la place de François Mauger.

Fils de Simon de Joinville et de Béatrice d'Auxonne, fille de Étienne III d'Auxonne, il appartenait à une famille de la haute noblesse champenoise. Il reçut une éducation de jeune noble à la cour de Thibaut IV, comte de Champagne : lecture, écriture, rudiments de latin. À la mort de son père, il devint sénéchal de Champagne (et fut donc attaché à la personne de Thibaut IV). C'était un homme très pieux et soucieux de bien administrer sa région. En 1241, il accompagne son seigneur, Thibaud IV de Champagne, à la cour du roi de France, Louis IX (futur Saint Louis). En 1244, lorsque celui-ci organisa la septième croisade, Joinville décida de se joindre aux chevaliers chrétiens tout comme son père l’avait fait 35 ans plus tôt contre les Albigeois. Lors de la croisade, Joinville se mit au service du roi et devint son conseiller et son confident. En 1250, quand le roi et ses troupes furent capturés par les mamelouks à Mansourah, Joinville, parmi les captifs, participa aux négociations et à la collecte de la rançon. Joinville se rapprocha probablement encore du roi dans les moments difficiles qui suivirent l’échec de la croisade (mort de son frère Robert, mal entouré par les autres seigneurs...). C’est Joinville qui conseilla au roi de rester en Terre sainte au lieu de rentrer immédiatement en France comme l'y poussaient les autres seigneurs ; le roi suivit l’avis de Joinville. Pendant les quatre années suivantes, passées en Terre sainte, Joinville fut le conseiller très écouté du roi. Celui-ci s’amusait des emportements, de la naïveté et des faiblesses de Joinville, et il le reprenait parfois, mais il savait qu’il pouvait compter sur son absolu dévouement et sur sa franchise. En 1270, Louis IX, bien que physiquement très affaibli, se croisa de nouveau avec ses trois fils. Joinville refusa de le suivre, conscient de l’inefficacité de l’entreprise et convaincu que le devoir du roi était de ne pas quitter un royaume qui avait besoin de lui. De fait, l’expédition fut un désastre et le roi mourut devant Tunis le 25 août 1270. À partir de 1271, la papauté mena une longue enquête au sujet de Louis IX, qui aboutit à sa canonisation, prononcée en 1297 par Boniface VIII. Comme Joinville avait été l’intime du roi, son conseiller et son confident, son témoignage en 1282 fut très précieux pour les enquêteurs ecclésiastiques. Vers 1299 Jeanne de Navarre, lui demanda d’écrire la vie de Saint Louis. Il mourut le 24 décembre 1317, âgé de plus de 93 ans, près de 50 ans après le saint roi. Il fut inhumé dans la chapelle Saint-Joseph de l'église Saint-Laurent du château de Joinville, aujourd'hui détruit. Jeanne de Navarre, petite-fille par alliance de Saint Louis et épouse de Philippe IV le Bel, demanda à Joinville d’écrire la vie du saint roi. Il se mit alors à rédiger le livre des saintes paroles et des bons faiz de nostre saint roy Looÿs (ainsi qu’il le nomme lui-même), aujourd'hui désigné comme la Vie de saint Louis. Mais Jeanne de Navarre mourut le 2 avril 1305, alors que l’ouvrage n’était pas encore terminé. Joinville le dédia donc en 1309 au fils de celle-ci, Louis le Hutin, roi de Navarre et comte de Champagne, futur Louis X. Le livre n'était pas achevé à la mort de Jeanne de Navarre, en 1305. Par ailleurs, le plus ancien manuscrit conservé (non autographe) s’achève en ces termes : « Ce fu escript en l’an de grâce mil .CCC. et .IX. [1309], ou moys d’octovre ». Il ne peut s’agir de la date de rédaction de ce manuscrit précisément, car il est visiblement postérieur. C’est donc soit la date de l’achèvement de l’œuvre par Joinville, soit la date de rédaction d’un manuscrit ayant servi de modèle à celui dont nous disposons. L’œuvre a donc été écrite entre 1305 et 1309. Par divers recoupements, on peut également affirmer qu’un passage situé à l’extrême fin du livre, relatant un songe de Joinville, n’a pu être écrit avant 1308. Joinville a donc terminé son œuvre peu de temps avant de la remettre à Louis le Hutin. L’éditeur moderne dispose essentiellement d’une seule copie ancienne du texte et de deux états tardifs du texte. On n’a pas conservé le manuscrit qui fut offert à Louis le Hutin. Le manuscrit conservé est manifestement très proche de l’original. Il est repris dans l’inventaire de 1373 de la bibliothèque de Charles V. En outre, d’après les peintures, on peut estimer sa réalisation aux années 1330-1340, soit une vingtaine d’année après le manuscrit original. Cette copie resta dans la bibliothèque royale puis passa entre les mains de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, avant d’atterrir à Bruxelles, où on l’oublia. Il ne fut redécouvert qu’en 1746, à la prise de Bruxelles par les troupes françaises. Ce manuscrit, dit « de Bruxelles », est conservé à la Bibliothèque nationale de France. C’est un volume de 391 pages de 2 colonnes. La première page est décorée d’or et d'enluminures, et d’une peinture représentant l’écrivain présentant son livre à Louis le Hutin. Le texte est découpé en paragraphes commençant chacun par une initiale dorée. On dispose en outre de deux éditions d’une traduction (elle-même non conservée) du texte de Joinville, réalisées respectivement par Antoine Pierre en 1547 et par Claude Ménard en 1617. Si la première édition est entachée par des modifications du texte original et des ajouts fantaisistes, la seconde est un excellent travail d’érudit. Enfin, un troisième état du texte est constitué par deux manuscrits qui paraissent remonter au deuxième quart du XVIe siècle. Ce sont des transcriptions modernisées (rajeunissement systématique de la langue) d’un manuscrit antérieur au manuscrit de Bruxelles. Si Joinville ne fait pas œuvre d’historien, il est cependant tout à fait sincère. Quand il doit mentionner des faits dont il n’a pas été témoin, il exprime des réserves au sujet de ce qu’il rapporte par ouï-dire et il reconnaît les emprunts qu’il fait à d’autres chroniqueurs. L’œuvre entrait dans les vues d’une politique capétienne soucieuse d’exploiter au mieux le prestige du roi mort à la croisade. Mais le recul du temps et, surtout, le désintéressement de Joinville et sa naïve rudesse donnent à ses souvenirs une exceptionnelle valeur. (source Wikipedia).


Provenance : Exemplaire de la bibliothèque Léon Malleval avec son cachet répété et cette mention autographe au contre-plat : "reçu de Philippe de St Albin en 1837 : L. Malleval. Mention ancienne à la"rare" à la plume à côté. Léon Malleval est sorti de Polytechnique, dans l'artillerie, en 1842. S'il s'agit bien de Philippe de St Albin, né en 1822, fils de Rousselin de Corbeau de St Albin, il n'était alors âgé que de 15 ans en 1837. Philippe de St Albin devint le bibliothécaire personnel de l'Impératrice Eugénie.

BEL EXEMPLAIRE DE CE LIVRE PEU COMMUN, RARE EN MAROQUIN DE L'ÉPOQUE A DENTELLE.

VENDU

Les Entretiens sur la pluralité des mondes et les Dialogues des morts de Fontenelle (1766). Exemplaire de prix aux armes du collège royal de Bourges.



Bernard Le Bovier De FONTENELLE

ENTRETIENS SUR LA PLURALITÉ DES MONDES ; Par M. de Fontenelle, des Académies française, des Sciences, des Belles-Lettres, de Londres, de Nancy, de Berlin, & de Rome. Nouvelle édition, augmentée des Dialogues des morts.

A Paris, chez les libraires associés, 1766.

1 volume in-12 (17,5 x 10 cm) de (4)-487 pages. 1 planche dépliante (système des planètes).

Reliure plein veau fauve marbré, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, fer aux armes de France du Collège Royal de Sainte-Marie de Bourges, tranches rouges (reliure de l'époque). Reliure très fraîche en très bon état, extrémité de la coiffe inférieure usée (la tranchefile de papier manque), un coin légèrement émoussé, intérieur très frais. Exemplaire donné en prix par le collège royal de Bourges à la fin du XVIIIe siècle avec ex dono manuscrit et cachet de cire aux armes royales du collège (voir photographie). Les armes sont légèrement frottées par endroit.


NOUVELLE ÉDITION.

Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1686. "Fontenelle a le double mérite d’éclaircir ce qu’il peut y avoir d’obscur dans les travaux de ceux qu’il loue, et de généraliser ce qu’ils ont de technique." (Pierre Flourens). M. de Fontenelle nous entretient de l'histoire des astres. "Dès la première page de ce livre au titre piquant, Entretiens sur la pluralité des mondes, les femmes étaient prises, car il début par des réflexions, à propos du jour et de la nuit, sur les mérites comparés, des brunes et des blondes. Tout au long des entretiens, il décoche à son interlocutrice, la marquise, les traits les plus galants et ses arguments scientifiques eux-mêmes ont quelque chose de tendre. S’il adopte résolument le système de Copernic, c’est qu’il est « plus uniforme et plus riant »; sa simplicité persuade « et sa hardiesse fait plaisir ». Fontenelle commence, selon le mot si heureux de J. Bertrand, à promener sur la science son éternel sourire. Mais c’était un sourire calculé, un sourire de coquette. Indifférent à tout le reste, Fontenelle veut plaire : aux femme comme aux savants, aux hommes du monde comme aux ecclésiastiques. Il n’est pas un parti qu’il ne ménage." (Fontenelle, par A. Laborde-Milaa, Hachette, éditeur.)

Les Dialogues de morts ont paru pour la première fois en 1683. Fontenelle y fait se rencontrer aux enfers des couples qui furent contemporains ou non, anciens ou modernes, parfois très inattendus : William Harvey et Érasistrate, Homère et Ésope, Socrate et Montaigne, Candaule et Gygès, Charles Quint et Érasme ; il y fait également se retrouver Cortès et Moctezuma : le second remet en perspective les idées reçues du premier, et même l'idée généralement admise de rationalité grecque, dans une analyse qui évoque déjà avec trois siècles d'avance Lévi-Strauss. Les femmes ne sont pas oubliées pour autant, Agnès Sorel et Roxelane dissertant par exemple tant de politique que des moyens d'amener un homme au mariage. Le ton de ces dialogues est celui d'un scepticisme ironique avec un « accent mis sur la permanence et l’universalité de la nature humaine », précise en 2007 l'académicienne Hélène Carrère d'Encausse. Elle en cite un passage significatif : À Montaigne qui lui demande s’il est des siècles mieux dotés en hommes de raison que d’autres, Socrate répond : « L’ordre général de la nature a l’air bien constant ».

BEL EXEMPLAIRE AUX ARMES DU COLLÈGE ROYAL DE BOURGES.

VENDU

Astronomie et système de l'univers, Fontenelle et ses Entretiens sur la pluralité des mondes (1796). Figures avant la lettre. Edition de bibliophilie.



Bernard Le Bovier de FONTENELLE

ENTRETIENS SUR LA PLURALITÉ DES MONDES PAR FONTENELLE.

A Paris, chez la Veuve Defer de Mainsoneuve, de l'imprimerie de Didot le Jeune. An IV- 1796.

1 volumes grand in-4 (36 x 27 cm) de 213-(1) pages. Portrait de Fontenelle en frontispice d'après Voiriot et gravé par Langlois. 1 planche hors texte.

Cartonnage d'attente à la bradel de papier à la colle, rose pâle, étiquette de titre au dos, non rogné, (reliure de l'époque). Quelques usures au cartonnage, couleur du papier passée, intérieur frais.


NOUVELLE ÉDITION.

Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1686. Cette imposante édition, publiée au cours de l'an IV (1796), destinée à un public restreint de bibliophiles, est imprimée par les soins de Didot le Jeune sur un très beau papier vélin épais en très jolis et grands caractères. Outre les six soirs des entretiens sur la pluralité des mondes, on trouve à la fin la lettre à l'auteur des Nouvelles de la République des Lettres (oct. 1699, p. 386), contenant quelques objections contre les Entretiens sur la Pluralité des Mondes de Fontenelle, et contre le système de Copernic, du mouvement de la terre. Cette édition, imprimée à très petit nombre, est celle de plus grand format et sans conteste la plus luxueusement imprimée à la fin du XVIIIe siècle. Le portrait-frontispice est ici avant la lettre ainsi que la figure hors texte.

"Fontenelle a le double mérite d’éclaircir ce qu’il peut y avoir d’obscur dans les travaux de ceux qu’il loue, et de généraliser ce qu’ils ont de technique." (Pierre Flourens). M. de Fontenelle nous entretient de l'histoire des astres. "Dès la première page de ce livre au titre piquant, Entretiens sur la pluralité des mondes, les femmes étaient prises, car il début par des réflexions, à propos du jour et de la nuit, sur les mérites comparés, des brunes et des blondes. Tout au long des entretiens, il décoche à son interlocutrice, la marquise, les traits les plus galants et ses arguments scientifiques eux-mêmes ont quelque chose de tendre. S’il adopte résolument le système de Copernic, c’est qu’il est « plus uniforme et plus riant »; sa simplicité persuade « et sa hardiesse fait plaisir ». Fontenelle commence, selon le mot si heureux de J. Bertrand, à promener sur la science son éternel sourire. Mais c’était un sourire calculé, un sourire de coquette. Indifférent à tout le reste, Fontenelle veut plaire : aux femme comme aux savants, aux hommes du monde comme aux ecclésiastiques. Il n’est pas un parti qu’il ne ménage." (Fontenelle, par A. Laborde-Milaa, Hachette, éditeur.)

BON EXEMPLAIRE DE CETTE ÉDITION RARE, UN DES RARES EXEMPLAIRES SUR GRAND PAPIER VÉLIN AVEC FIGURES AVANT LA LETTRE, NON ROGNÉ.

VENDU

dimanche 3 octobre 2010

Les expériences sur les végétaux d'Ingen-Housz (1787). Un des premiers auteurs à l'origine de la découverte de la photosynthèse.



Jean INGEN-HOUSZ

EXPÉRIENCES SUR LES VEGETAUX, spécialement sur la propriété qu'ils possèdent à un haut degré, soit d'améliorer l'air quand ils sont au soleil, soit de le corrompre la nuit, ou lorsqu'ils sont à l'ombre ; auxquelles on a joint une méthode nouvelle de juger du degré de salubrité de l'atmosphère : Par Jean Ingen-Housz, conseiller aulique & médecin du corps de leurs majestés impériales & royales, membre de la Société Royale de Londres, etc. Traduit de l'anglais, par l'auteur. Nouvelle édition, revue et augmentée.

A Paris, chez Théophile Barrois, 1787.

1 volume in-8 (20,5 x 13,5 cm) de CXII-384-(3) pages. 1 planche dépliante avec 16 figures d'instruments d'expérimentation.


Reliure pleine basane fauve marbrée, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque). Jolie et fraîche reliure de l'époque, quelques usures à deux coins et à l'extrémité de la coiffe inférieure, petit fendillement à un mors sans gravité, intérieur très frais.


SECONDE ÉDITION.

La première édition date de 1780. Celle-ci aura d'ailleurs un second volume dès 1789 (l'édition de 1787 est bien complète cependant en un seul volume). Les importantes expériences d'Ingen-Housz, médecin et botaniste anglais d'origine hollandaise, sont à la base de la découverte de la photosynthèse. Daumas p.1190 : « Le médecin anglais Ingen-Housz constata qu'à la lumière les plantes purifient l'air, mais qu'il n'en est pas de même la nuit et il interpréta clairement ce résultat un peu plus tard, grâce aux découvertes chimiques de Lavoisier. »

BEL EXEMPLAIRE.

VENDU

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